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Louis Gustave PASTEUR

[ 3339] PEIGNONT Jules, Martial (Marcel) Missionnaire Mandchourie Septentrionale - Kirin --------- Jules, Martial (ou Marcel) PEIGNONT naquit le 27 avril 1890, à Beaulieu-les-Loches, diocèse de Tours, département d'Indre-et-Loire. Après ses études primaires dans son village natal, il parcourut le cycle des études secondaires au petit séminaire de Tours.
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    [ 3339] PEIGNONT Jules, Martial (Marcel)

    Missionnaire

    Mandchourie Septentrionale - Kirin

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    Jules, Martial (ou Marcel) PEIGNONT naquit le 27 avril 1890, à Beaulieu-les-Loches, diocèse de Tours, département d'Indre-et-Loire. Après ses études primaires dans son village natal, il parcourut le cycle des études secondaires au petit séminaire de Tours.

    Le 11 mai 1908, il entra laïque au séminaire des Missions Etrangères. Tonsuré le 26 septembre 1909, minoré le 24 septembre 1910, il fit son service militaire du 23 septembre 1911 au 12 novembre 1913. Sous les drapeaux durant la première guerre mondiale, il fut démobilisé en 1919. Sous-diacre le 20 décembre 1919, diacre le 18 février 1920, ordonné prêtre le 20 mars 1920, il reçut sa destination pour le vicariat apostolique de la Mandchourie Septentrionale (Kirin), qu'il partit rejoindre le 27 juin 1920.

    Après un temps d'étude de langue, M.Peignont fut envoyé comme vicaire chez M.Eugène Berthier, chef du district de Sou-kia-wo-pou; le 14 novembre 1921, il arriva dans ce poste difficile; Ce district comprenait deux villages distants l'un de l'autre d'une journée de chemin et séparés par le fleuve Soungari : Tchang-fa-toun comptait environ 800 chrétiens et Sou-kia-wo-pou, bourg d'environ 1.100 âmes, était composé surtout de vieux chrétiens dont certains, en raison de leur amour du jeu, s'étaient rendus indésirables dans les chrétientés voisines. A son arrivée, M. Peignont trouva M. Eugène Berthier, malade, étendu sur son lit. Malgré les soins qui lui furent donnés, ce dernier expira le 29 novembre 1921.

    Au début de 1923, M. Peignont reçut en charge le district de Houlan; dans cette ville très importante en raison de sa position géographique, et centre d'un gros marché, vivaient une centaine de chrétiens influencés par les bonnes affaires et la richesse. La communauté des Vierges destinées spécialement à la province du Nord, y avait son centre de formation. En 1926, M.Peignont répara son église, uvre de M. Delpal, dont une partie menaçait de s'écrouler, par suite d'un affaissement de terrain. En 1927, dans son district, la chapelle de Siao-yu-chou devint la proie des flammes.

    En février 1929, M. Peignont, remplacé à Houlan par M. Pierre Duhart s'installa à Chang-chun; outre ses fonctions de procureur de la mission, il s'occupa, avec l'aide d'un vicaire chinois, de la paroisse, de l'école Saint François-Xavier, et de l'aumônerie des surs Franciscaines. A la place de la chapelle provisoire existante, il jeta les fondations d'une vraie église à Chang-chun,. En 1930, laissant à M.Sagard le travail de la procure, il prit la direction du district de Ou-k'o-chou,(Wa-ko-chou).

    Le 28 juillet 1930, M.Peignont se trouvait en tournée d'administration à Ou-tchang-hien, une des sous-préfectures de son district. Une troupe d'enfants ayant pénétré dans le jardin de sa résidence, il pria son domestique de les congédier. Celui-ci, ayant légèrement frappé l'un d'entre eux, fut arrêté par la police. M. Peignont intervint pour fournir des explications sur cette affaire, mais il fut ligoté à son tour, promené dans les rues de la ville et emmené au poste de police. Enfin, dans la soirée, il fut reconduit chez lui par le chef de la police.

    En 1932, l'arrivée des troupes japonaises en Mandchourie, la déroute de l'armée choinoise, et les troubles s'installant, tout cela favorisa le brigandage. A Ou-k'o-chou, M.Peignont fut épargné parce qu'il avait avait de bonnes relations avec son voisin, l'un des chefs des brigands. Mais son poste de Ou-tchang fut entièrement sacagé. En mai 1933, il partit en congé en France.

    Le 11 janvier 1934, M.Peignont prit le Transsibérien et arriva le 22 janvier 1934 dans sa mission. Peu après, pour remettre en place sa vertèbre coincée, il fit un séjour forcé de deux mois à Shanghai ; à son retour, le 26 mai 1934, il rentra dans son district de Hai-pei-tchen, dans la partie nord du vicariat. Aidé par trois vicaires autochtones, il avait en charge 7.600 chrétiens, et à 12 lys de Hai-pei-tchen, le village coréen de Chan-mou-tsoun comptant 348 fidèles; en 1936, un prêtre coréen avait la charge spirituelle de ses compatriotes. Le 20 janvier 1936, M.Peignont reçut solennellement à Hai-pei-tchen, Mgr.Gaspais, en visite pastorale dans son district. En 1937, il fit ériger, près de l'église Saint Joseph, une stèle à la mémoire de M.Roubin, fondateur de cette chrétienté.

    En 1946, M.Peignont fut arrêté par les communistes; le 12 août 1947, \le chef de la police communiste de Harbin autorisa le P.Joaquim Kaufmann, (Gau-fu-man) de la Société de Bethléem (Suisse), résidant à Karbine à libérer de la prison le P.Jules Peignont (en chinois Niou-schou-jèn), missionnaire de la Société des Missions Etrangères de Paris." Expulsé de Mandchourie en décembre 1949, M.Peignont malade séjourna à Hong-Kong du 10 au 17 décembre 1949, puis rentra en France par avion où il arriva le 19 décembre 1949.

    En octobre 1950, il fut nommé curé de Ménil-Flin, au diocèse de Nancy. Il y remplaça M.Le Restif, et s'installa à la garderie de Flin transformée en presbytère; il resta dans ce poste jusqu'en 1965. Il se retira alors au sanatorium Saint Raphaël de Montbeton. C'est là qu'il s'éteignit le 18 avril 1969, après avoir à peu près perdu la vue.


    (3206) PEIGNONT Jules, Martial

    Notices biographiques. - AME 1915 p. 93. 1919 p. 480. 1938 p. 33. - CR 1920 p. 85. 1922 p. 198. 1923 p. 48. 1924 p. 225. 1925 p. 43. 1926 p. 36. 1927 p. 38. 1929 p. 60-1. 1930 p. 61-2. 1931 p. 59, 60-6. 1932 p. 68, 73. 1933 p. 52. 1934 p. 44. 1935 p. 39. 1936 p. 42. 1937 p. 43. 1938 p. 38. 1939 p. 36. 1948 p. 19. 1949 p. 27. 1951 p. 118. 1969 p. 174. - BME 1924 p. 528. 1929 p. 44, 171, 231. 1930 p. 651. 1931 p. 439. 1932 p. 284. 1933 p. 528. 1934 p. 122, 409, 563. 1936 p. 410, 586 ph . 1940 p. 118 ph . 1950 p. 698. - EPI 1965 p. 839. - RMEP n° 141 p. 64. - MASIE 1948 p. 29. 1949 p. 163. 1950 p. 24. - EC1 n° 269-82-3-4, 454-76-85, 725-55. - EC2 20C2. - Notice MEM 61/69 p. 44. -

    Mémorial PEIGNONT Jules, Martial (Marcel) page 2
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    • Numéro : 3339
    • Année : None