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Fernand Daniel Auguste PARREL

[3424] PARREL Fernand, Daniel, Auguste Missionnaire Saïgon - île Maurice -----------------
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    [3424] PARREL Fernand, Daniel, Auguste

    Missionnaire

    Saïgon - île Maurice

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    Fernand, Daniel, Auguste PARREL né le 12 septembre 1907, à Tours, baptisé le mois suivant, en la paroisse de Vouvray département d'Indre-et-Loire, diocèse de Tours, fut incardiné au diocèse de Toulouse, département de la Haute-Garonne. Son père était graveur lithographe, sa mère brodeuse. Fernand, unique enfant, fit ses études secondaires, couronnées par le baccalauréat, au petit séminaire de Toulouse puis se dirigea vers le grand séminaire diocésain, et la faculté de théologie de l'Institut Catholique de Toulouse.

    Le 27 mai 1929, il fit sa demande d'admission au séminaire des Missions Etrangères, mais n'obtint son excardination que grâce à l'intervention de Mgr. de Guébriant. Ordonné sous-diacre à Toulouse le 29 Juin 1929, il arriva à la rue du bac à Paris, le 14 septembre 1929, licencié en théologie, depuis juin 1929. Comme il l'avait demandé, il suivit les cours de théologie à l'Institut Catholique, prépara une thèse sur \Les rites de l'initiation chrétienne dans Saint Jean Chrysostome" qu'il soutint devant le jury de l'Institut Catholique de Toulouse et obtint "cum magna laude" son doctorat en Théologie, en juin 1930. Diacre le 15 juin 1930, ordonné prêtre le 29 juin 1930, il reçut sa destination pour le vicariat apostolique de Saïgon, qu'il partit rejoindre le 8 septembre 1930. Il s'embarqua à Marseille, le 16 septembre 1930, à bord du "Compiègne".

    Arrivé à Saïgon, le 17 octobre 1930, envoyé à Cai-Mon et confié à M.Bellocq, chef de ce district, il apprit la langue viêtnamienne, sous la direction d'un ancien séminariste, tout en fondant, à une dizaine de kms de Cai-Mong,la chrétienté de Cai-Hang où il célébra la première messe le 16 septembre 1931, et baptisa 107 adultes ou enfants, fin juin 1932.. Dans ce même temps,pendant six mois, il remplaça M. Jean Boismery, supérieur des catéchistes de Cai-Nhum. Il fut alors nommé professeur de seconde au petit séminaire de Saïgon, charge qu'il accepta par obéissance. Nommé aumônier de l'hôpital Grall, et aumônier diocésain des scouts de France, en octobre 1933, il prit l'initiative de fonder une troupe de scouts viêtnamiens qu'il mit sous le patronage de Mgr.Pigneau de Béhaine. En avril 1934, en plus de ses cours, il lança à Saïgon, un groupe de la "Jeunesse Maritime Chrétienne" dont les membres se réunissaient chaque jeudi. Mais une broncho-pneumonie l'obligea à rentrer en France où il arriva en septembre 1935. Il passa une partie de sa convalescence à voyager depuis la frontière espagnole jusqu'en Belgique et en Italie.

    En octobre 1936, de retour à Saïgon, il retrouva sa place de professeur et d'aumônier. Le 16 février 1937, avec le concours des routiers du clan St. Paul, il fonda à Saïgon, la première conférence de St.Vincent de Paul .En 1939, il enseigna la théologie dogmatique au grand séminaire de Saïgon. En raison des décés très rapprochés, au début de 1940, de Mgr. Dumortier et de son procureur, M.Soullard, provicaire, confia la charge de la procure de la mission, à M. Parrel qui y ajouta celle de la clinique St. Paul. Mobilisé d'abord comme infirmier, puis comme aumônier bénévole, de décembre 1940 à avril 1941, il visita les troupes au Cambodge et au Laos. Démobilisé, il reprit ses activités et, jusqu'au milieu de 1943, sa charge de procureur Remplacé à l'évêché par M. Gustave Lefebvre, il s'installa à l'hôpital Grall. Le 7 février 1945, il échappa à la mort, quand les alliés bombardèrent cet hôpital, faisant 113 morts.

    Le 5 octobre 1945, arriva à Saigon, le général Leclerc, acclamé par une foule en délire, mais "volontairement M.Parrel s'abstint de paraitre". Accusé de défaitisme, il dût s'en expliquer devant le général avec lequel il eût une vive altercation en présence de Mgr.Cassaigne, et dût partir "en exil" à Mytho, à 70 kms de Saïgon. Là, il visita les chrétientés environnantes, allant de Thu-Ngu à Phuoc-Thanh, et exerça son ministère à l'hôpital de ce chef-lieu. Peu après Noël 1945, une crise de coliques néphrétiques nécessita son évacuation sur la cliniqiue St. Paul à Saïgon. Atteint d'une phlébite, et d'une embolie pulmonaire, il y séjourna jusqu'à Pâques; à la fin du mois de Juin 1946, il fut rapatrié vers la France sur "un vieux rafiot italien" capturé par les anglais,et transformé en navire hôpital.

    Tout en se soignant, il s'occupa à rendre service dans les paroisses de Toulouse, dans les prisons, chez les romanichels, et le 12 mars 1948 s'embarqua pour Saïgon. Nommé curé de Dalat, à 300 kms de Saïgon, il y trouva M. Octave Lefèvre, de la mission de Vinh, arrivé depuis peu, aumônier du "Couvent des Oiseaux", en train de prendre contact avec les montagnards de la région. M.Parrel s'occupa d'abord de sa paroisse en plein développement, des jeunes, des écoles, des nombreuses communautés religieuses implantées en cette ville, du petit et grand Lycée Yersin dont il était l'aumônier titulaire; il construisit une maison de prière au village St.Jean, nouvellement crée, proche de Dalat, puis une chapelle à Fyan, pour un groupe de chrétiens viêtnamiens installés vers le km 40 sur la piste reliant Liêng-Khang à Banméthuôt. Il suivit de très près le travail d'évangélisation des villages montagnards du district, tout heureux de bénir les lieux de prière dans les villages,et de célébrer les premiers baptêmes:il lança l'idée de création d'un Centre Montagnard au Camly, en bordure de la ville qu'il inaugura le 1 novembre 1952.

    Le 21 décembre 1951, il assista à Hanoï au sacre de Mgr. Dooley, délégué apostolique, qu'il avait reçu à Dalat le 16 décembre 1950, et qui l'encouragea à créer un secrétariat social, à lancer des "Semaines Sociales", en vue d'assurer la formation de cadres syndicaux. Pour cela, il organisa dès 1953 des sessions, des tournées et conférences dans les grandes villes du Viêtnam. En 1954, en application des accords de Genève, il participa à la ré-implantation des nombreux réfugiés venus du Nord Viêtnam. Ce surcroit de travail entraina une rechute de phlébite, et l'obligea à se faire hospitaliser à Dalat, puis à Saigon, et convalescent à rentrer en France où il arriva le 28 mars 1955.

    Ayant refait sa santé, présent à Rome pour le 1 mai 1955, il célébra en famille à Lourdes, son jubilé d'argent. Il regagna Saïgon. par avion, le 25 novembre 1955; mais quelques évènements importants avaient marqué ces quelques mois de l'année 1955: le décès de M.Séminel, curé de la cathédrale de Saïgon, le 14 avril ; puis, la démission de Mgr. Cassaigne du siège épiscopal de Saïgon, et l'élévation à l'épiscopat de NN.SS Simon Hiên de Hué pour la mission de Saïgon, et Paul Binh de Saigon, pour le nouveau vicariat apostolique de Can-Tho; enfin, le décès accidentel de M. Octave Lefèvre, à Dalat, le 26 octobre.

    M. Parrel retrouva Dalat, sa paroisse et le Secrétariat Social. En 1956, plusieurs sociétés et l'armée française quittaient le Viêtnam, liquidant une partie de leur matériel; avec l'aide du Secours Catholique américain, il acquit un terrain avec plusieurs bâtiments qu'il confia aux Frères des Ecoles Chrétiennes pour en faire d'abord un "atelier école", puis en 1960, une école professionnelle. Vers Juillet 1956, il reçut la visite de Mgr. Lemaire, puis celle de Mgr. Caprio "Visiteur Apostolique" conduit par Mgr. Simon Hoà Hiên, vicaire apostolique de Saïgon. Après les grandes manifestations religieuses qui marquèrent l'année mariale à Dalat, fatigué, il dût partir en convalescence à Hong-Kong. Le 19 février 1959, il reçut à Dalat, le Cardinal Agagianian, légat du Pape, pour la clôture de l'année mariale. Parti en congé le 2 juin 1959, Il participa à Lucerne au Congrès du Patronat International Catholique, et repartit pour le Viêtnam le 5 août 1959. Fin Novembre 1959, il assista à Saigon, à la Cinquième Conférence Régionale de la F.A.O. pour l'Asie et l'Extrême-Orient , en tant que membre de la délégation viêtnamienne. En juin 1960, il prépara un Congrés national de la Famille pour décembre suivant.

    Le 8 décembre 1960, on apprit officiellement à Saigon l'établissement de la Hiérarchie dans l'eglise du Viêtnam, la nomination de 4 nouveaux Evêques, la création du diocèse de Dalat avec Mgr. Simon-Hoà Hiên comme premier évêque. Il revint à M. Parrel, en sa qualité de curé de Dalat, d'introduire le nouvel évêque dans sa cathédrale. Estimant que son poste devait être remis à un prêtre viêtnamien, il présenta sa démission qui ne fut acceptée qu'au bout de quelques mois.

    Après avoir organisé une session catéchétique à Dalat, du 24 au 28 avril 1961, libéré de ses charges pastorales, il partit à Saigon, y transfera son secrétariat social, puis participa au XIème Congrès de l'Union Internationale des Associations Patronales Catholiques.à Santiago du Chili, complété par un voyage dans le nouveau monde, au Sénégal et à Rome. En 1962, il lança à Saïgon, un hebdomadaire "Sông-Dao", tirant à 30.000 exemplaires,puis, en 1963, la revue trimestrielle trilingue "Cieux Nouveaux et Terre Nouvelle" qui connut des débuts difficiles. Du 12 juillet 1963 au 30 novembre 1963, il prit son congé régulier en France, et rentra à Saïgon le 26 décembre 1963, ayant visité la Terre Sainte et participé à un congrés syndicaliste aux Philippines. Devenu correspondant du quotidien "La Croix" et des agences "Fides et Kipa", il tint la page d'information religieuse et sociale,dans "le journal d'Extrême-Orient" à Saïgon

    En 1965, il se rendit au congrès eucharistiique de Bombay; En 1966, les besoins de l'information le conduisirent à Vientiane, à Bangkok, à Hong-Kong, au Japon, en Corée du Sud. Au début de 1968, absent de Saïgon pendant six semaines, lors des troubles du Têt, il passa à Hong-Kong, Macao, Taiwan. Du 18 avril 1970 au 9 octobre 1970, il prit un congé régulier. Après le décès de sa mère à Saint Orens de Gameville, il fit des cures, puis participa à des congrès à Lille, à La-Haye,et sur le chemin du retour, il eût une entrevue avec le Pape. En 1971, il fit une tournée au Laos. En avril 1972, pour raison de santé, il rentra en France; bien qu'absent, l'Alliance Française de Saigon lui décerna une médaille d'honneur.pour les services rendus. En France, il dut entrer à l'hôpital maritime de Brest pour être opéré d'une tumeur rénale .Il s'en suivit une longue convalescence. Son visa de retour ayant expiré, il ne lui fut pas renouvelé, car M. Parrel avait pris fait et cause pour la paix! "Le journalisme est un métier épineux".Il profita de son temps libre pour commencer à rédiger ses mémoires.

    En Juillet 1974, Mgr Margéot lui proposa du travail à l'île Maurice. Il y arriva le 16 octobre 1974. Il s'occupa de l'ebdomaire diocésain "la Vie Catholique" et fut chargé des prisons, tout en étant chapelain des Frères des Ecoles chrétiennes qui avaient un collège à 7 kms de Port Louis, face à la mer. En septembre 1975, il dût rentrer en France pour une opération délicate; de retour, en février 1976 il s'installa à Rose-Hill, reprit son travail de journaliste; aumônier de la prison centrale, il mit en place des "visiteurs des prisons", et étudia les problèmes de réinsertion. En août 1979, dans une mutinerie avec prise d'otages et évasions, il joua le rôle de "M.Bons offices".entre prisonniers et autorités carcérales. Et le 29 juin 1980, il fêta son jubilé d'or sacerdotal, dans la chapelle des soeurs réparatrices, le "Montmartre mauricien".

    Il se résigna à cesser ses fonctions le 31 décembre 1982, et rentra en France le 27 février 1983; le 1 avril 1983, il accepta d'être second aumônier au Collège Saint-Dominique à Mortefontaine (Oise), assurant la catéchèse à quelques 500 élèves.

    Il se retira à Montbeton. Le 29 septembre 1992, Il s'éteignit à la clinique de Montauban où il avait dû être transporté. Il repose dans le cimetière du sanatorium St. Raphaël à Montbeton.


    Juin 1996
    Bibliographie

    Un volume de Mémoires : "43 ans au Viêtnam"
    Plaquette :Trois doctrines : Capitalisme libéral-Marxisme-Catholicisme
    1954, Secrétariat Social (Dalat ?)
    Manuel de Morale Civique et Sociale
    Mater et Magistra avec notes et commentaires.
    Sông-Dao

    Références bibliographiques

    AME 1930 p. 180. 213. 217. 1939 p. 38. 1932 p. 78 (art). 1933 p. 23. 176 (art). CR 1930 p. 246. 249. 1931 p. 176. 1932 p. 209. 1934 p. 152. 153. 1937 p. 155. 1948 p. 95. 1951 p. 62. 1953 p. 40. 1954 p. 36. 1956 p. 49. 1958 p. 52. 1961 p. 53. 1962 p. 58. 65. 1963 p. 72. 1964 p. 37. 1965 p. 64. 79. 1966 p. 92. 95. 1969 p. 80. 1974-76 p. 224. AG80-81 p.232. 82 p. 221. 250. 85 p. 227. 234. BME 1929 p. 511. 1930 p. 592. 671. 757. 1934 p. 646. 1937 p. 883. 1938 p. 628. 1940 p. 818. 819. 820. 1941 p. 348. 565. 693. 694. 1948 p. 222. 223. 1949 p. 21. 22. 1950 p. 201. 202. 1951 p. 496. 763. 1952 p. 115. 163 (art). 195. 573. 663. 756. 1953 p. 47. 48. 487. 493. 647. 654. 786. 1954 p. 26 (art). 75. 169. 913. 1955 p. 22. 45. 46. 350. 473. 721. 1956 p. 90. 1957 p. 264. 265. 964. 965. 1958 p. 537. 538. 545. 548. 860. 1959 p. 170. 750. 890. 979. 981. 1960 p. 80. 88. 91. 365 (art). 547. 1961 p. 137. 158 (art). 311. 416. 581 (art). 674. 717. 724. EPI 1962 p. 89. 663 (art). 899 (art). 1968 p. 419 (art). 1969 p. 504 (art). 1970 p. 214 (art). 1971 p. 364 (art). R.MEP 128P53. 64. 133P33 (art). 135P33 (art). 136P51 (art). 138P51 (art). 73. 139P51. 141P61 (art). 144P29 (art). 149P38. Hir. n° 126. 130. 131/2. 133/2. 140/3. 147/2. 149/47. 165. 172/1. EC1 N° 178. 201. 202. 206. 323. 345. 448. 458. 461. 576. 589. 662. 664. 733. 738. NS. 8P238. 19P152. 23P266. 25P332. 31/C2. 42P172. 43P197. 53/C2. 54P197. 210. 57P302. 58P332. 62P121. 64P185. 65P212. 69P342 (art). 71P54 (art). 75P179 (art). 82P50. 83P77. 84P118 (art). 90/C2.p. 307. 91P337. 93P46 (art). 94P82. 94P83. 95/C2. 99P246. 105P91 (art). 107P157 (art). 111P274. 112P312. 105P90 (art). 107P155 (art). 111P276 (art). 119P170 (art). 133P261. 138P79 (art). 143P66. 240. 271. 172/C2. 173/4. 187/251. 252. 273/C2.



    Bibliographie

    Un volume de Mémoires, "43 ans au Viêt Nam".


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    • Numéro : 3424
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