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Jean Baptiste OUVRARD (1880-1930)

[2871] OUVRARD (Père Jean-Baptiste) 1880-1930 Missionnaire de Tatsienlu
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    Jean-Baptiste, Pierre, Victor Ouvrard est né le 19 mai 1880 à Saint Vincent Puymaufrais, diocèse de Luçon, Vendée. C’était une petite paroisse du canton de Sainte Hermine. Il était l’aîné de sept enfants. Sa mère devenue veuve, dut travailler comme journalière et se contenter d’un maigre salaire. Aussi, pendant ses vacances, Jean-Baptiste travailla de ses mains pour aider sa mère. Il fit ses études primaires à Saint Vincent, puis ses études secondaires au Petit séminaire des Sables. Après quelques années passées au Grand séminaire de Luçon, il entra aux Missions Etrangères le 8 septembre 1904 et fut ordonné prêtre le 29 juin 1905. Destiné à la Mission du Thibet il partit le 25 avril pour rejoindre sa Mission dans les Marches du Thibet. Il entra en Chine par la voie du Tonkin. De Laokay, point terminus de la voie ferrée à cette époque, il remonta en jonque le Fleuve Rouge pour aboutir au Yunnan. Puis, une chevauchée de quarante jours à travers les plateaux du Yunnan et les vallées du Kiengtchang, l’amena enfin à Tatsienlu.

    Pour l’étude de la langue chinoise, il fut envoyé à Lentsy, village des rives du Tongo, à 70 kms au sud de Tatsienlu. Il apprit vite la langue chinoise et ses différents tons ; il fut nommé à la paroisse de Pemen (porte du Nord) près de Tatsienlu. Sous la direction  immédiate de Mgr Giraudeau, il exerça son ministère, montrant une prédilection spéciale pour les humbles, les enfants et les pauvres. Il s’occupa également de la station chrétienne de Ouasekeou et à l’occasion, il aidait son voisin de Chapa pour les visites aux chrétiens.

    La persécution sévissait aux Marches thibétaines, et la Mission du Thibet passait par des crises dangereuses. Mgr Giraudeau avait promis d’élever une église au Sacré Coeur. M. Ouvrard fut chargé de la construction de cette église. Il ne pouvait compter que sur des ouvriers inexpérimentés, ce qui nécessita une surveillance plus intense. Et puis, les évènements politiques, avec la chute de l’Empire et l’avènement de la République, provoquèrent des troubles qui retardèrent les travaux. Toutefois, en août 1912, l’église du Sacré Coeur fut ouverte au culte, un très beau monument qui fit l’admiration des Chinois et des Thibétains.

    Après un court séjour à Chapa, il fut envoyé aux avant-postes de la Mission à Tsetchung, dans la sous-préfecture de Weisi au Yunnan, sur les bords du Mékong. Il aida autant qu’il put ses chrétiens qui, sur les montagnes, subissaient une période de famine, en raison de la sécheresse. Il quitta Tastchung pour aller s’installer à Bahang, dans la vallée de la Salouen, par delà le col de Sila. Il travailla là au milieu des Loutses. Mais dans ces parages humides, le Père contracta rhumatismes, otite et amygdalite, qui lui rendèrent pénible l’exercice de son ministère.

    Il est rappelé à Tsetchung, où il retrouve avec joie ses anciens paroissiens et les Religieuses. Il devient à la fois Supérieur et Procureur de cette région où il résida pendant dix ans. Il porte le nombre de ses chrétiens à sept cents. Il réussit à former une vingtaine de Vierges-institutrices et leur conseilla quelques arts pratiques. Il leur construisit une résidence convenable. Certaine année de famine, il dut se faire mendiant pour subvenir aux besoins de sa paroisse.

    Le 29 juin 1930, il célébra le vingt-cinquième anniversaire de son ordination sacerdotale. Il célébra la messe solennelle et eut la joie de voir beaucoup de ses paroissiens s’approcher de la Sainte Table. Les agapes qui suivirent la cérémonie réunirent plus de six cents convives.

    Huit jours plus tard, rentrant d’une visite à un malade, M. Ouvrard dut réclamer le secours d’un domestique pour descendre de cheval. Le vendredi 18 juillet, vaincu par la faiblesse, il tomba au pied de l’autel. Le mercredi de la semaine suivante, le mal s’aggrava et il perdit l’usage de ses facultés. Il souffrait de la thyphoïde, et le 25 juillet 1930, il rendit son âme à Dieu.

    L’inhumation eut lieu le lendemain 26 juillet. Il fut enterré à l’ombre de sa chère église de Tsetchung, dans laquelle il avait si souvent prié. Celui qu’on appella le saint de Tsetchung, si bon, si apostolique, jouit maintenant de la récompense promise aux bons et fidèles serviteurs.

     

    Notes bio-bibliographiques.

    AME. 06P251/12P131/30P41.42.218+/31P166/32P160/39P153.154

     

    C.R. 06.274/ 07P130/ 08P101/ 09P103/ 10P104/ 11P86/ 12P120.121.124.125/ 13P127/ 15P68/ 16P76/ 18P37.38/

    19P42/ 20P28/ 22P53/ 23P67/ 24P47.192/ 25P57/ 27P54/ 28P58/ 29P79.81/ 30P90.341+/ 31P83.84.302

    B.ME. 22P63.631/ 23P113.264/ 24P112.328/ 25P46.498/ 26P766/ 27P376.645/ 28P185/ 29P270.294.747/ 30P46.47.

    238.370.438.658.661/ 31P267A.648/ 33P260.340.502.588/ 34P318.391.622/ 48P327

    Ec.RBac.204+

     

    Miss.Cath.28P200/29P324

     

     

    • Numéro : 2871
    • Pays : Chine
    • Année : 1906