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Léon NICOULEAU (1875-1932)

[ 2421 ] NICOULEAU Léon, Georges, Henri Missionnaire Kouang-Tong -------------- Léon, Georges, Henri NICOULEAU naquit le 12 janvier 1875, à Belmont- sur-Rance, diocèse de Rodez, département de l'Aveyron. Il fit ses études secondaires au petit séminaire de Belmont-sur-Rance, où il fut un brillant élève sachant goûter les oeuvres littéraires.
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    Léon, Georges, Henri NICOULEAU  naquit le 12 janvier 1875, à Belmont- sur-Rance, diocèse de Rodez, département de l'Aveyron. Il fit ses études secondaires au petit séminaire de Belmont-sur-Rance, où il fut un brillant élève sachant goûter les oeuvres littéraires.

    Le 20 février 1894, M.Nicouleau entra, laïque, au séminaire des Missions Etrangères. N'ayant pas prévenu de son arrivée à Paris, il s'installa dans un fiacre qui le conduisit au séminaire des Missions à la rue Lhomond. Ne trouvant pas là ce que ses lectures lui avaient appris, il questionna. Conduit alors à la rue du Bac, il fut dirigé vers Bièvres, pour ses études de philosophie. Pendant les jours de congé, et les vacances, il travailla avec d'autres condisciples, et sous la direction du Supérieur M. Chibaudel, à l'aménagement du parc et des oratoires. Après son service militaire, il rentra au séminaire de théologie à la rue du Bac. Tonsuré le 9 mars 1895, minoré le 29 février 1896, sous-diacre le 26 juin 1898, diacre le 24 septembre1898, ordonné prêtre le 25 février 1899, il reçut sa destination pour la préfecture apostolique du Kouang-tong qu'il partit rejoindre le 5 avril 1899.

    Arrivé à Hong-Kong, M.Nicouleau y trouva son évêque malade. Celui-ci l'envoya chez M. Fleureau, sinologue émérite et supérieur du séminaire de Canton, qui l'initia à la langue chinoise et l'aida dans sa formation missionnaire. Le maitre transmit à son élève le goût de l'étude méthodique de la langue chinoise et des caractères. Dans le courant de 1900; Mgr. Chausse le nomma au district de Yan-ping, sous la direction de M.Fourquet, qui sera plus tard son évêque, et dans le voisinage de M.Gauthier, qui deviendra le premier vicaire apostolique de Pakhoi. On lui apprendra mais sans grand succès, en raison de sa timidité, à se présenter devant un mandarin pour traiter des affaires chinoises.

    Dans la ville de Yan-ping, M. Nicouleau construisit une chapelle-résidence. Pour célébrer les 49 martyrs béatifiés à Rome le 27 mai 1900, il composa en leur honneur un chant plein d'enthousiasme et d'esprit apostolique. Cette même année, éclata la révolte des "Boxeurs". Sa résidence à peine terminée fut détruite, puis le calme revenu, il releva les ruines de son district et réussit, en 1901, à faire connaitre le message évangélique dans plusieurs villages.

    En 1902, cédant à M.E.Thomas la direction des districts de San-hing et Yan-ping, Il fut nommé procureur de la Mission à Canton. Il remplit cette fonction à la satisfaction de tous. Il travailla à la fondation d'une école de catéchistes. Mais pour des raisons de santé, vers 1906-1907, il quitta le service de la procure qui fut confié confiée à M. Lévêque, et il reprit la vie de district.

    En 1907, M. Nicouleau s'installa à la sous-préfecture de Tung-kun, ville importante de plus de cent mille âmes, située à 80 kms de Canton. Dans ce district peu facile à administrer, il eût de nombreux catéchumènes; un nouveau missionnaire, vocation tardive, mais de santé assez délicate, M.Jarreau, vint l'aider. Rapidement, M. Nicouleau lui laissant son poste principal en cette ville, alla s'installer à Ngao-kou-ling, chrétienté assez éloignée du centre.de son district. Tombé malade, il alla refaire sa santé à Hong-Kong.

    En 1916, peu après son arrivée à Canton, Mgr. de Guébriant confia à M. Nicouleau la fondation du district de Wou-nai, sur la "rivière de l'Est", à plus de 300 kms de l'évêché. Celui-ci se mit d'abord à l'étude de la langue des habitants de la région; il arriva à la parler très correctement. A quelques 60 kms de sa résidence principale, le village de Lok-fou, demanda à se faire chrétien. Puis, en 1923, à une demi-heure de Lok-fou, quelques familles de la tribu Tchan se firent inscrire en catéchuménat.

    En novembre 1922, avec M.Fourquet, M.Nicouleau représenta son vicariat apostolique à la réunion des évêques de la 5ème région de Chine, tenue à Hong-Kong, sous la présidence de Mgr.Pozzoni. Délégué comme théologien consulteur et membre de la Commission chargée de préparer le shéma du prochain synode de Chine prévu pour 1924, à Shanghai, il ne pût se rendre à la conférence préparatoire de Outchang (Hankeou) le 25 mai 1923, empêché par les brigands infestant sa région. Il fut remplacé par M.Fabre.

    À la fin de 1926, à cause des brigands, il ne put se rendre à Canton pour la retraite annuelle. En 1928, bien que tout le nord-est du vicariat fut sous la coupe des brigands et des communistes, MM. Nicouleau et Le Baron réussirent à rentrer dans leur district respectif, après leur retraite annuelle à Canton, au mois de février de cette année là. En 1931, le district de Wou-nai fut divisé en raison du grand nombre de chrétiens. A Seuong-ling, en 1932, M.Nicouleau réussit à réunir le capital suffisant pour la construction d'une digue protégeant le village, et permettant de faire deux récoltes de riz par an. En mars 1932, il écrivait à son évêque:" Je pense qu'il faudra ajouter un nom nouveau à la liste des chrétientés de Hoyun. Au nouvel an chinois, des gens de Fung-yun, à trois lys de la grand route de Hoyun à Lok-fou ( 8 lieues de Hoyun ) sont venus promener le lion et faire la boxe..." Et à cette occasion, 40 familles lui demandèrent de les inscrire comme catéchumènes; il les confia aux soins du P.Petrus Siou..

    L'entrain et la bonhomie de M. Nicouleau étaient appréciés de ses amis et des étrangers. Doué d'un esprit fin, spirituel, parfois caustique, très cultivé, il charmait son monde par la récitation de tirades entières de vers, ou par des chants souvent de sa composition.

    Se sentant fatigué, il avait fait le projet d'aller se reposer à Nazareth vers le milieu du mois de Juillet 1932. Avant de partir pour Hong-Kong, et malgré une dysenterie tenace, il visita ses chrétientés. Voyageant en barque, en proie à la fièvre  et à une soif intense, il trempa ses lèvres dans l'eau saumâtre du fleuve. Arrivé à sa résidence, il se sentit frappé du choléra. C'est à Wou-nai qu'il rendit le dernier soupir, au matin du 2 juillet 1932, assisté par le P. Petrus Siou, son voisin. Il fut inhumé près de la maison de l'ancien orphelinat de Wou-nai.

     

    Références biographiques

     

    AME 1899 p. 126. 1932 p. 195.

    CR 1899 p. 160. 294. 1900 p. 130. 1901 p. 120. 1902 p. 137. 138. 143. 1906 p. 123. 1907 p. 146. 1910 p. 133. 1912 p. 158. 159. 1916 p. 92. 1918 p. 51. 1919 p. 53. 1922 p. 71. 1923 p. 84. 86. 87. 1925 p. 64. 1926 p. 72. 1927 p. 70. 74. 75. 206. 207. 1930 p. 270. 1931 p. 119. 120. 1932 p. 131sq. 312. 385. 1934 p. 91.

    BME 1922 p. 678. 1923 p. 318. 387. 444. 504. 1927 p. 242. 569. 1928 p. 240. 1929 p. 242. 1930 p. 785. 787. 1932 p. 394. 646. 1936 p. 282 (art).

    EC1 N°  248.

     

    • Numéro : 2421
    • Pays : Chine
    • Année : 1899