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Gabriel NICOLAS (1876-1947)

[ 2502 ] NICOLAS Gabriel-Marie-Jean-Baptiste Missionnaire Cochinchine Orientale - Quinhon ------------------- [2502] Gabriel-Marie-Jean-Baptiste NICOLAS naquit le 10 Septembre 1876, à HOEVILLE, diocèse de NANCY, département de MEURTHE-et-MOSELLE. Il était le troisième enfant d'une famille qui en compta douze. Son père, maitre d'école leur donna une bonne et ferme éducation . Gabriel passa quelques années à l'école paternelle, et continua ses études secondaires au Petit Séminaire de Nancy.
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    [2502] Gabriel-Marie-Jean-Baptiste  NICOLAS  naquit le 10 Septembre  1876, à HOEVILLE, diocèse de NANCY, département de MEURTHE-et-MOSELLE. Il  était le troisième enfant d'une famille qui en compta douze. Son père, maitre d'école  leur donna une bonne et ferme éducation . Gabriel passa quelques années à l'école paternelle, et continua ses études secondaires au Petit Séminaire de Nancy.

    Le 11 Septembre 1896, laïque, il entra au Séminaire des Missions Etrangères.  Il reçut la tonsure  le 25 Septembre 1897, les ordres mineurs le 24 Septembre 1898 ; Sous-diacre le 23 Septembre  1899, Diacre le 10 Mars 1900,il fut ordonné prêtre le 24 Juin 1900, et reçut sa destination pour le Vicariat Apostolique de la COCHINCHINE ORIENTALE (QUINHON). Il partit  le 25 Juillet  1900, et  embarqua sur le  Salazie en compagnie de MM.MEMET, GUILLOT et HUTINET.

    Il étudia la langue viêtnamienne à QUINHON. En 1902, envoyé à KONTUM, il fut chargé de la chrétienté de ROHAI ; il commença la construction de l'église. Avec énergie, patience, et persévérance,il conduisit son troupeau, réforma les abus,  organisa solidement son district, puis demanda à aller dans une région où l'Evangile n'avait pas encore été annoncé.

    En 1905, une épidémie de variole décimait  les villages JÖRAI. Cette tribu était la plus nombreuse, mais aussi la plus pillarde et la plus indocile Les précédents essais d'évangélisation avaient été  un échec. M. JANNIN s'empressa d'aller  les secourir, et demanda l'envoi immédiat d'un missionnaire chez les JORAI. M. NICOLAS  s'offrit pour cette tâche difficile.

    Il se mit à les enseigner, mais bon nombre de ceux qui avaient accepté de devenir catéchumènes, reculèrent. Ce ne fut qu'avec quelques esclaves, qu'il fonda une petite chrétienté. Il l'installa dans un coin de la forêt, entouré d'un cirque de montagnes, Il habita  au milieu d'eux pendant quelques mois, traçant des chemins,les initiant à de nouvelles cultures,et partageant leur rude existence. Puis il laissa à un jeune missionnaire le soin de continuer.

    M.NICOLAS  s'en alla à 70 kms plus loin fonder un nouveau district à PLEI-RONYOL. Il y avait là quelques commerçants viêtnamiens menacés  par un brigand JORAI. Aussi conseillèrent ils aux autochtones de cette région de se mettre sous la protection du missionnaire. Celui-ci fortifia soigneusement le village et aucun ennemi n'osa l'attaquer. La région devenue tranquille, M. NICOLAS  céda la place à un autre missionnaire, et alla s'installer à PLEI-ME.

    Mais miné par les fièvres, il dût aller se faire soigner à HONG-KONG. Il revint avant d'être parfaitement rétabli. La maladie, enrayée pour un temps, reparut, progressa et sa vie fut en danger. On le transporta à l'hôpital de QUINHON où le médecin estima urgent un retour en FRANCE. Il s'embarqua  au début de 1914.

    Arriva la  grande guerre. Il se trouvait en Lorraine lors de la bataille du Grand Couronné. Il allait  secourir les blessés, assister les mourants. Ne pouvant fournir un service actif, il fut envoyé à MARSEILLE et chargé d'enseigner le français aux Viêtnamiens possédant un certain degré d' instruction.

    En 1919, Il put revenir au pays Bahnar, et  reçut en charge le district de TOUER. Il y ouvrit une école paroissiale. A cette époque, commença une importante mise en valeur des Hauts-Plateaux. On fit appel à de la main d'oeuvre viêtnamienne. Beaucoup de chrétiens viêtnamiens montèrent ainsi travailler sur les plantations . Bon Organisateur, on fit  appel à M.NICOLAS  pour  s'occuper de ces nouveaux travailleurs. Il s'ingénia à fonder des paroisses modèles  en vue de faciliter et soutenir l'évangélisation des montagnards JORAI. Mais sa mauvaise santé, l'obligea à redescendre  dans la plaine.

    En 1931,  il demanda à assurer le service religieux à la léproserie de QUI-HOA, près de QUINHON.  En 1941, le poids des infirmités et de la vieillesse l'obligèrent à quitter la léproserie pour se reposer à l'hôpital de KIM-CH+U, ensuite il fit un peu de ministère dans une petite chrétienté. Il en fut chassé par le coup de force japonais du 09 Mars 1945, et obligé de rejoindre  les autres missionnaires  à NHATRANG où il réussit à  rester.

    Les privations, l'absence de médicaments, le manque de liberté toutes ces épreuves contribuèrent à accélérer le déclin de ses forces physiques et de ses facultés intellectuelles.. C'est à NHATRANG que le 09 Janvier 1947, muni des derniers sacrements, en présence de quelques confrères, M. NICOLAS quitta cette terre.

     

    Références biographiques

    AME 1900 p. 251. 1921 p. 25. 1935 p. 181.

    CR 1900 p. 263. 1906 p. 165. 1910 p. 180. 1913 p. 216. 1916 p. 123. 1919 p. 80. 1920 p. 52. 1923 p. 115. 1924 p. 90. 1936 p. 143. 1939 p. 150. 1947 p. 370. 1948 p. 90. 1951 p. 141.

    BME 1926 p. 55. 1931 p. 74. 606. 1933 p. 868. 1934 p. 720. 1935 p. 282. 672. photo p. 297. 1936 p. 455. 1937 p. 61. photo p. 429. 1940 p. 427. 1941 p. 114.

    EC1 N°  451.

     

     

     

     


     

     

    • Numéro : 2502
    • Pays : Vietnam
    • Année : 1900