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Alphonse NAUROY (1889-1966)

[3142]. NAUROY Alphonse (1889-1966) né à Ancy-sur-Moselle (Moselle) le 17 février 1889, fut admis au Séminaire des M.-E. en 1908. Prêtre le 26 septembre 1912, il partit pour Mysore le 21 décembre suivant. Après létude de la langue à Mysore, il fut nommé vicaire à Bangalore, puis fut chargé des postes de Tirtahalli, en 1918 ; Mattigiri, en 1920 ; puis Mercara, de 1925 à 1931. Il fut ensuite aumônier des Soeurs de St-Joseph à Bangalore, des Soeurs du Bon Pasteur à Mysore, puis des Soeurs FMM à Ootacamund. Il mourut le 18 mai 1966 à Bangalore.
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    [3142] NAUROY Alphonse, naquit le 17 février 1889 à Ancy-sur-Moselle, dans le diocèse de Metz. Il fit ses études primaires dans sa commune et apprit l'allemand. A 12 ans, il entra au Petit Séminaire de Montigny-les-Metz. Sa vocation pour les Missions Etrangères se précisa, et il entra au Séminaire de la rue du Bac, à Paris, en 1908. Exempt du service militaire, il est ordonné prêtre à l'âge de 23 ans, le 26 septembre 1912. Destiné à la Mission de Mysore, il part pour l'Inde, où il arrive le 21 décembre 1912.

    Il étudie d'abord le tamoul et le kanara à Mysore, jusqu'en novembre 1913. Il est alors envoyé à la Paroisse Sainte Marie de Bangalore, qui est également centre de pélerinage à la Sainte Vierge. La guerre éclate en 1914, et nécessite des ajustements de personnel. Il est alors envoyé à Chikmagalur comme curé de cette vaste paroisse de plantations de café. Le Père Nauroy, originaire d'Alsace-Lorraine, est sujet allemand, et les autorités anglaises, en ce temps de guerre, veulent l'interner. Mgr. Tessier envoie alors le Père Nauroy dans le territoire français de Pondichéry. Pendant deux ans, il dirige la Paroisse de Reddiarpalayam, dans la banlieue, et fait de son mieux pour apaiser les disputes entre chrétiens de caste et chrétiens parias. Il retourne en territoire anglais en 1917, et est nommé curé de Tirtahalli en 1918. C'est une petite ville sur les bords de la rivière Tunga. Il y reste deux années, et est transféré à l'autre bout du diocèse, sur la route de Bangalore à Salem, dans la Paroisse de Mattigiri. Il trouve là de pauvres paysans arriérés, illettrés, et doit se servir de la langue tamoul. En 1925, alors qu'en vertû du traité de Versailles il redevient français, il prend son congé régulier au pays natal.

    À son retour, il est nommé curé de Mercara, dans les Montagnes du Coorg. C'est une région située à l'Ouest, entre Mysore et Bangalore, région de plantations de café et de forêts. Les chrétiens sont des ouvriers de plantations, que le Père doit aller visiter. Quant aux Coorgs, propriétaires de plantations ou agriculteurs et marchands, ils restent imperméables au christianisme, se contentant d'un hindouisme assez superficiel, et surtout des plaisirs terrestres que l'argent et le confort leur permettent d'avoir. Cette population, toutefois, est très sympathique et les Coorgs envoient très facilement leurs jeunes filles au Couvent des Soeurs de Saint Joseph de Tarbes, établi à Mercara. Le Père Nauroy restera curé de Mercara jusqu'en 1931.

    Il est nommé alors aumônier du Couvent des Soeurs de Saint Joseph de Tarbes à Bangalore. Il fera là un travail obscur et difficile jusqu'en 1937, date à laquelle il prendra son deuxième congé en France. A son retour, son évêque l'envoie à Setihalli, dans le district de Hassan. Mais au bout d'un an, il l'appelle à Bangalore pour devenir curé de l'église de l'Immaculée Conception, composée surtout d'Anglo-indiens, travaillant comme employés du Chemin de Fer.

    Désormais, jusqu'à sa mort, il sera aumônier. D'abord chez les Soeurs du Bon Pasteur à Mysore, près de la Cathédrale. En 1948, après un court séjour chez les Frères irlandais de Saint Patrick à Coonoor, dans les Nilgiris, il devient aumônier des Soeurs Franciscaines Missionnaires de Marie au Couvent de Nazareth à Ootacamund. Il y restera 17 ans, se dévouant au bien spirituel des Soeurs et des nombreuses jeunes filles, élèves des écoles anglaises et tamoules, de l'Ecole Normale d'Institutrices et de l'orphelinat.

    En 1961, le docteur découvre qu'il souffre d'un cancer de la prostate. A son âge, le cancer ne le tourmente pas beaucoup, mais, ce qui devient inquiétant, c'est une tache à la joue gauche qui s'étend de plus en plus. Pour traiter ce cancer de la peau, il va à l'hôpital Sainte Marthe de Bangalore pour suivre le traitement nécessaire. Le 18 mai 1966, il se trouva très fatigué ; on lui administra des antibiotiques, mais la fièvre monta, et dans la nuit, le Père rendit le dernier soupir dans son sommeil.

    Il fut inhumé au cimetière du Sacré Coeur de Bangalore. Mgr. Padyra, premier évêque indien d'Ootacamund depuis 1955, lui rendit hommage, en exprimant sa peine de la disparition de celui qui fut le conseiller spirituel de la plupart des prêtres du diocèse.

     

    Références biographiques

    AME 1913 p. 52. 53.

    CR 1912 p. 314. 1915 p. 143. 1957 p. 81. 1960 p. 90. 1962 p. 105. 106. 1963 p. 109. 1965 p. 139.

    BME 1932 p. 965. 1937 p. 375. 385. 1938 p. 134. 351. 1949 p. 189. 1950 p. 640. 1953 p. 311. 1955 p. 659. 1958 p. 656. 1959 p. 273. 856. 885. 1961 p. 772.

    Epi 1962 p. 947. 1966 p. 148. 1968 p. 152.

    R. MEP.  N° 146 p. 52.

    EC RBac N° 94. 96. 115. 337. 368. 721. 765.

     

    Notice nécrologique

    Epiphanie p. 454.

    • Numéro : 3142
    • Pays : Inde
    • Année : 1912