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Louis NASSOY (1879-1947)

NASSOY Louis (1879 - 1947) Missionnaire en Inde Fondateur de l'Institut des Soeurs des Missions Etrangères [2759] NASSOY Louis, naquit le 17 août 1879 à Pont-à-Mousson, dans la Paroisse de Saint Laurent (Meurthe et Moselle). Il entra au Petit Séminaire qui se trouvait alors à Pont-à-Mousson. Puis c'est comme laïc qu'il entre aux Missions Etrangères le 19 novembre 1899. Ordonné prêtre le 27 septembre 1903, il partit pour la Mission de Mysore le 11 novembre 1903.
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    [2759] NASSOY Louis, naquit le 17 août 1879 à Pont-à-Mousson, dans la Paroisse de Saint Laurent (Meurthe et Moselle). Il entra au Petit Séminaire qui se trouvait alors à Pont-à-Mousson. Puis c'est comme laïc qu'il entre aux Missions Etrangères le 19 novembre 1899. Ordonné prêtre le 27 septembre 1903, il partit pour la Mission de Mysore le 11 novembre 1903.

    Il se mit à l'étude des langues du Collège Saint Joseph de Bangalore. Il fut ensuite nommé vicaire de Mysore, et durant quelques années, il se perfectionna dans la langue tamoule, qui était parlée par la majorité des chrétiens de cette paroisse. Puis, il fut nommé curé de Mercara, au Nord-Ouest de Mysore, dans les montagnes du Coorg. Les autochtones de cette province, les Coorguis, appartenaient à une tribu guerrière, de belle race, qui pendant des années étaient au service des Anglais, propriétaires de grandes plantations de café. Ils prirent vite les habitudes européennes, et quand les Anglais quittèrent l'Inde après l'Indépendance, les Coorguis leur succédèrent dans la direction de toutes ces plantations. C'est ce qui explique leur niveau de vie assez élevé. Quant à leur comportement religieux, il est fait d'un mélange d'animisme et de brahmanisme très superficiel. En fait, beaucoup sont plutôt des matérialistes, jouissant des bienfaits de la vie présente. Très tolérants et attirés vers la religion chrétienne, ils entretiennent de bons rapports avec les missionnaires. Le Père Nassoy pensait à la nécessité de faire quelque chose pour leur bien spirituel, aussi, il se mit en relation avec les Soeurs de Saint Joseph de Tarbes pour ouvrir, à Mercara, une école secondaire et un pensionnat pour les filles du Coorg. Son projet aboutit en 1910. Sa paroisse s'étendait bien au-delà des limites de la ville de Mercara, et son district se composait de chrétiens travaillant dans les plantations de café, la plupart de pauvres parias, venus du Sud de l'Inde. Puis, arrivant de la côte malabare, des gens parlant la langue konkoni vinrent s'établir également dans le Coorg. Ainsi, le Père Nassoy devait subvenir aux besoins spirituels de ce grand district de près de 300 âmes. Il put enregistrer en 1910 une quinzaine de baptêmes d'adultes.

    Après quelques années comme curé d'Arsikere, centre ferrovière sur la ligne Bangalore-Bombay, il dut rentrer en France pour la mobilisation générale de 1914. Il connut le chemin des Dames, Verdun, et fut décoré de la Croix de Guerre.

    Après la guerre, il obtint la permission de rester en France pour se dévouer à l'oeuvre qui lui tenait à coeur : la fondation de la Congrégation des Soeurs des Missions Etrangères. Ses conférences, ses prédications et les contacts qu'il sut faire au cours de nombreux voyages, lui permirent de réussir à former le noyau de cette Congrégation, à La Motte, près de Toulouse. La fondation fut approuvée par l'Assemblée générale des Missions Etrangères en 1930. A Noël 1930, il eut également le bonheur de voir se constituer l'oeuvre des Malades Missionnaires, dont il devint le directeur.

    En 1944, il devint l'aumônier de la nouvelle Congrégation, à la maison mère de La Motte. Mais, âgé de 65 ans, il fut frappé de cécité. Pendant trois ans, il fit l'édification de tous par sa souffrance et par la Croix. Il était si heureux de pouvoir continuer à dire sa messe quotidienne. Mais un jour vint où il ne put la dire, ni même réciter son chapelet. Il reçut les derniers sacrements, et s'endormit dans le Seigneur, âgé de 68 ans, dans la 44ème année de son sacerdoce. Son corps repose dans le petit cimetière de La Motte, assurant ainsi le lien entre les deux familles : les Pères des Missions Etrangères et l'Institut des Soeurs des Missions Étrangères.

    Références biographiques

    AME 1904 p. 62. 89. 1915-16 p. 78. 1917-18 p. 53. 301. 313. 1926-27 p. 349 (art.). 1928 p. 42. 1929 p. 78. 127. 129. 225. 267-270. 1930 p. 92. 261. 1931 p. 64. 137. 138. 231. 1932 p. 43. 1933 p. 277.

    CR 1903 p. 307. 1910 p. 271 sq. 1916 p. XI. 1947 p. 372.

    BME 1922 p. 363. 681. 1923 p. 40. 113. 310. 331. 1924 p. 66. 544. 613. 1925 p. 121. 251. 252. 277. 315. 444. 519. 578. 714. 777. 1926 p. 65. 193. 262. 325. 1927 p. 326. 327. 1928 p. 188. 255. 509. 510. 1929 p. 128. 318. 446. 766. 1930 p. 511. 1931 p. 85. 317. 695. 1932 p. 151. 1933 p. 475. 476. 725. 1935 p. 328. 1936 p. 789. 798. 1937 p. 76. 1940 p. 638. 1941 p. 717. 1949 p. 682. 683. 684. 1956 p. 452. 883.

    R. MEP. N° 133 p. 140.

    Miss. d'Asie.  1951 p. 26.

    APF.  1931 p. 79. 80.

    EC1 N° 7. 13. 24. 25. 28. 30. 32. 33. 34. 36. 38. 41. 43. 47. 49. 50. 54. 56. 59. 63. 65. 66. 70. 71. 74. 77. 78. 79. 80. 81. 82. 83. 85. 90. 95. 96. 98. 100. 101. 102. 107. 109. 111. 121. 122. 124. 126. 127. 131. 143. 144. 148. 155. 156. 166. 169. 171. 175. 181. 183. 184. 186. 190. 191. 195. 197. 199. 201. 207. 208. 215. 219. 220. 225. 231. 233. 257. 264. 265. 305. 329. 345. 347. 425. 457. 458. 733.

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    Institut des Sœurs des Missions Etrangères

    (I.S.M.E.)

     

    L’Institut des Sœurs des Missions Etrangères, fondé en 1931, par le Père Albert Nassoy, prêtre des Missions Etrangères de Paris, avec la collaboration de Mère Marie Dolorès de Fraser, est un Institut de droit diocésain, à fin apostolique.

     

    Le Père Nassoy fut désigné pour la Mission de Mysore en Inde, il embarqua le 15 novembre 1903, il avait 24 ans.

    L’adaptation du Père Nassoy à la langue et aux coutumes du pays se fit très rapidement, aussi fut-il très vite nommé Curé de Mercara dans les montagnes de l’Etat du Karnataka.

    Le Père Nassoy avait fait l’expérience, dans sa Mission de Mercara, des limites et difficultés imposées au dévouement des religieuses travaillant dans son secteur, par des règles strictes, alors en vigueur dans les Congrégations religieuses, même missionnaires.

    La guerre de 1914 éclata, il fut mobilisé. Durant ces années tout en assumant ses obligations de soldat, il fit de nombreuses rencontres et ne perdit pas de vue son projet : fonder un Institut de Sœurs Missionnaires, telles qu’il aurait voulu les voir à l’œuvre en Mission. Il confia ce projet de fondation à la petite Thérèse de l’Enfant Jésus, en allant très souvent prier sur sa tombe à Lisieux.

    A Montreux en Suisse, il rencontra Madame Salazar de Fraser : une dame Argentine, veuve depuis peu. Il sentit qu’il aurait en elle la collaboratrice souhaitée.

    Après mûre réflexion, il fit part à ses supérieurs de ce projet de fondation dont les membres, selon l’esprit des Missions Etrangères, seraient disponibles pour toutes les tâches -  prêts à aller vivre au milieu des non-évangélisés, y compris là où l’absence de prêtre les priverait de la Messe quotidienne - prêts aussi à accueillir et à visiter celui qui a besoin, quels que soient les circonstances et le temps.

    Le projet fut soumis à l’Assemblée Générale de la Société des M.E.P. de 1930 et approuvé.

    Dès lors, le Supérieur général, Mgr de Guébriant, soutint de toute son influence le Fondateur et sa collaboratrice, Mère Marie Dolorès de Fraser. Il se chargea entre autres des démarches auprès de la Sacré Congrégation de la Propagande pour la reconnaissance de l’Institut.

    C’est dans le diocèse de Toulouse où, se constituant le protecteur de l’Institut naissant, Mgr Saliège les accueillit avec beaucoup de bienveillance, que les Fondateurs établirent la Maison Mère à Notre Dame de La Motte (à 10 km de Muret).

    En octobre 1937, avait lieu le premier départ. Cinq sœurs étaient « envoyées » au diocèse de Pondicherry (Inde). Mgr Colas qui les avait demandées leur assigna comme poste le village de Chinnasalem.

    La guerre terminée, en 1946, eut lieu un nouveau départ pour l’Inde où la maladie et la mort avaient bien éprouvé le premier groupe que Mgr Colas avait rappelé à Pondicherry et installé dans un des quartiers les plus pauvres de la ville.

    Dans les années qui suivirent, les départs se succédèrent, pour l’Inde encore, puis Hongkong, l’Argentine, le Japon, la Malaisie et plus tard Madagascar et le Nicaragua. Au cours des années, principalement en Inde, de jeunes autochtones vinrent se joindre aux sœurs venues de France.

    Pendant les années 50 et 60, l’action missionnaire des sœurs de l’Institut se concrétisa par la prise en charge et la mise en route d’institutions visant à promouvoir le développement et à ouvrir les voies à l’évangélisation directe : écoles, dispensaires, centres de lèpre etc.

    Le Concile, le mouvement politico-social de 1968 amenèrent l’Institut à réviser sa conception de la Mission, ses modes de présence au monde, ses solidarités. Ses membres furent invités à une réorientation : abandon des postes d’autorité et des situations privilégiées.

     

    Dans l’effort de dépouillement, dans la démarche de retourner à la base, de renoncer aux privilèges, les sœurs constatèrent qu’elles rejoignaient vraiment l’intuition des Fondateurs : le Père Nassoy disait : « Vous êtes filles de l’Eglise, aussi vous vous adapterez aux modes de présence répondant à ses besoins, selon les lieux et les temps. » Et encore : « Dieu vous préserve, mes sœurs, d’avoir jamais pignon sur rue. » Et Mère Marie Dolorès de son côté affirmait : « Religieuses, si nous ne portons pas le souci du monde, notre vie est bien médiocre. »

     

    Notre Projet s’enracine aujourd’hui par :

    En Inde :

     

    • Une présence dans des villages défavorisés, au milieu de non-chrétiens, pour aider à la formation des jeunes filles, à la promotion des femmes et les énuques.
    • Les soins des malades, dans les villages éloignés, dont un Centre pour tuberculose, le sida, orphelins atteint également du sida.
    • Des crèches pour permettre aux mamans d’aller travailler.
    • Travail de peinture sur toile pour procurer un emploi aux femmes illettrées.
    • Visite de détenus dans les prisons, les camps des réfugiées et l’éducation pour leurs enfants.
    • Travail pastoral (la communauté chrétien de base)
    • Ecole pour les enfants de classe ouvrière et des campagnes.

     

    A Madagascar : dans le diocèse de Mananjary

     

    • Pastorale de proximité au service des plus démunis.
    • Formation des femmes et jeunes filles de brousse.
    • Soins aux malades.
    • Animation des mouvements de jeunes et d’adultes.
    • Le travail dans l’école.

    Au Japon :

    • Dans des associations qui militent en faveur des chômeurs, des sans logis.
    • Présence et témoignage de vie pour faire passer les valeurs évangéliques.

    A Hongkong :

    • Travail pastoral.
    • Visite aux malades un soutien amical et spirituel.

    En Argentine :

    • Catéchisme et travail paroissial avec visite aux personnes âgées et malades.
    • Formation de Communautés Chrétiennes de Base.
    • Accompagnement de drogués pour leur réinsertion dans la société.
    • Droit de l’homme notamment pour les guaranis.

    En France :

    • La Maison Mère à Notre Dame de La Motte est devenue un lieu d’accueil et de rencontres.
    • Partage de vie avec les Étrangers, dans les cités H.L.M.
    • Catéchisme et travail pastoral –Animation Liturgique dans les paroisses.
    • Travail pastoral dans la paroisse de chinois.
    • Animation missionnaire.


    « Le Monde a besoin de Témoins de l’Evangile »

    L’Institut reçoit des jeunes filles de toutes nationalités qui désirent partir en mission, là où nos sœurs sont présentes.

    Pour tout renseignement :

    Sœurs des Missions Etrangères
    Notre Dame de La Motte
    31600 SEYSSES

    Tél/Fax : 05 61 56 26 56
    E-mail : mottisme@wanadoo.fr

     

    • Numéro : 2759
    • Pays : Inde
    • Année : 1903