Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Jean Julien Marius MURGUE

MURGUE Jean (1908-1989)
Add this
    MURGUE Jean

    (1908-1989)


    [3551] MURGUE Jean, Julien, Marius, naquit le 14 août 1908 à Saint-Étienne, au diocèse de Lyon (Loire). Issu d'une famille ouvrière, il devint ouvrier lui-même en entrant à l'âge de treize ans à la Compagnie des Chemins de Fer P.L.M. Il avait dix neuf ans quand un prêtre l'entendant en confession l'invita à songer au sacerdoce. À vingt ans, Jean entra au Séminaire des vocations tardives de Chessy. C'est au cours de sa seconde année qu'il décida de consacrer sa vie aux missions. En 1930, il devint étudiant en philosophie au Grand Séminaire de Lyon, à Francheville. Puis en 1932, il demanda son admission aux Missions Étrangères et il y entra le 7 septembre 1932. Il fut ordonné sous-diacre le 22 décembre 1934, diacre le 29 mai 1935 et prêtre le 21 décembre suivant. Destiné à la mission de Fukuoka, il partit le 14 avril 1936 et arrivé à Fukuoka le 28 mai.

    Le Père Murgue commença l'étude de la langue à l'évêché même. En 1937, il fut envoyé à Imamura, puis, l'année suivante, il fut nommé responsable de la paroisse de Kurumé. Malgré les difficultés propres à cette période, il ouvrit une école de couture pour les jeunes filles et fonda le poste de Yunagawa. Assigné à résidence comme la plupart des confrères , il dut attendre la fin de la guerre pour revenir à Kurumé. Il le trouva complètement détruit par les bombardements et les incendies. Il fit alors un séjour en France et, à son retour, il fut nommé curé de Kokura. Kokura était en plein coeur d'un important centre industriel. Le Père Murgue comprit que, dans un tel milieu, l'instrument providentiel de l'apostolat était la JOC. C'est ainsi qu'après un difficile départ, la JOC fut officiellement fondée le 29 mars 1949. Le 28 mars 1950 il fut nommé supérieur local, mais sollicité par l'inter nonce, Mgr. de Furstemberg, de se consacrer uniquement à la diffusion et à l'animation de la JOC dans le pays, il donna sa démission de supérieur et vint s'installer à Tokyo. Mais pour transférer le secrétariat général de la JOC et JOCF il lui fallait trouver une maison où puissent se loger les permanents et l'aumônier. Une bienfaitrice lui ayant offert un terrain non loin de la gare de Shinjuku, il y construisit le centre jociste et s'y installa en mars 1952. Le Père Murgue conserva sa charge d'aumônier général de la JOC et JOCF jusqu'en 1962.

    Entre temps, avec l'aide d'anciens jocistes, il créa un \Centre d'Études Sociales", en vue de faire connaître la doctrine sociale de l'Église. Soutenu par une revue qu'il avait fondée, organisant chaque année un séminaire national sur un thème, souvent choisi en fonction de l'actualité, le "Centre d'Études Sociales" présenta le message de l'Évangile. Par ailleurs, il écrivit de nombreux articles et fit nombre de conférences. Remaniant ces conférences, il les édita sous forme de brochures "Pour une libération de la guerre" (1969); "D'où vient la crise actuelle" (1970); "Les débuts d'une ère nouvelle" (1971); "La Messe" (1978); "La voix qui crie dans le désert" (1982); "Lectures spirituelles pour les chrétiens d'aujourd'hui" (1986). Le Père Murgue voulut lutter contre les injustices dont son victimes les pauvres... Il fut à l'origine de nombreuses vocations de laïcs chrétiens. Dans les dernières années de sa vie, il eut à porter sa part de la Croix du Christ : diverses maladies l'obligèrent à faire plusieurs séjours à l'hôpital. En 1988, il donna sa démission d'aumônier du "Centre d'Études Sociales" et le 26 mars 1989, en la fête de la Résurrection, il rendit au Seigneur son âme de prophète.



    Références biographiques

    AME 1936 p. 95. photo p. 140. 1937 p. 110 (art.). 111. 116. 117. CR 1936 p. 233. 1937 p. 20. 1938 p. 11. 1940 p. 3. 1948 p. 8. 9. 1949 p. 13-19. 1950 p. 6. 10-13. 1951 p. 3. 9-17. 1952 p. 16. 1953 p. 10. 11. 1954 p. 11. 1956 p. 10. 1958 p. 18. 22. 1960 p. 26. 1961 p. 26. 29. 74. 1962 p. 32. 44. 1963 p. 44. 52. 1964 p. 16-18. 22. 1965 p. 25. 29. 1966 p. 22. 24. 1967 p. 19. 20. 1968 p. 116. 126. 1969 p. 13. 1974-76 p. 16. 21. 22. 36. AG80/81 p. 13. 27. 63. AG80/82 p. 23. 85/27. EDA n°48/12. BME 1930 p. 512. 1936 p. 266. 314. 463. 647. 884. 1937 p. 784. 1938 p. 317. 388. 674. 675. 825. 1939 p. 476. 484. 486. 553. photo p. 77. 1940 p. 38. 259. 333. 401. 1941 p. 248. 1948 p. 160. 161. 1949 p. 290. 291. photo p. 504. 1950 p. 48. 49. 256. 344. 494. 577. photo p. 583. 1951 p. 40. 175. 176. 234. 297. 355. 415. 631. 632. 690. 751. 1952 p. 177. 326. 623. 749. 1953 p. 31. 186. 268-275. 284. 983. photo p. 270. 1954 p. 31. 32. 33. 99. 223. 254. 341. 874. 1000. 1003-1004. 1111. photo p. 143. 1955 p. 238. 446. 891. 1072. 1956 p. 61. 151. 347. 545. 550. 644. 1065. 1957 p. 293. 979. 1958 p. 90. 354. 356. 560. 887. 967. 1959 p. 62. 160. 425. 845. 856. 961. 1960 p. 213. 1961 p. 165. 219. 741. EPI 1962 p. 396. 1963 p. 417. 575. 576. 735 (biblio). 1964 p. 261. 489 (art.). 707. 1965 p. 243. B. Echo n°3 ,12/67 p. 80. Hir. n° 182. 232. Enc. PdM. 6P3. 8P4. 15P4. R.MEP 1961 n°114 p. 47. 49. n°115 p. 37. n°119 p. 24 (art.). 1963 n°127 p. 46. 1964 n° 133 p. 5. 6. n°135 p. 39 (formation sociale). 60. 1966 n°143 p. 59. n° 147 p. 54. PDM n°18, 11/58 p. IV. EC1 N° 198. 330. 335. 443. 449. 451. 480. 481. 483. 485. 625. 630. 639. 644. 678. 689. 692. NS. 3P65. 80. 4P103. 22P246. 25P337. 27P51. 55. 33P209. 55P247. 59P9. 66P240. 69P331. 75/C2. 76P212. 77/C2 p. 227. 78P277. 108/C2. 110/C2. 113P345. 115P52. 132P242. 145/C2. 146/C2. 175/C2. 176/C2. 180/7. 188/263ss. 239/C2.

    "
    • Numéro : 3551
    • Année : None