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Eugène André marie MURCIER

MURCIER Eugène (1880 - 1918) [2828]
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    MURCIER

    Eugène

    (1880 - 1918)

    [2828]

    MURCIER Eugène, André, Marie, naquit le 10 octobre 1880 à Saint Bonnet des Quarts, dans le diocèse de Lyon (Rhône). Il apprit de bonne heure à vénérer la pléiade d'âmes d'élite qui, dans sa famille, portaient le drapeau du Christ. En effet, si le bourg de Saint Bonnet des Quarts a mérité d'être appelé dans la région \le pays des missionnaires", il le doit en grande partie à la famille Murcier. Un grand oncle d'Eugène, missionnaire en Amérique, est mort évêque de Nachitoches en Louisiane, il y a environ 25 ans; trois de ses oncles paternels entrèrent dans la Société des Missions Étrangères et travaillèrent en Indochine et au Kouang-tong; un quatrième fut Religieux instituteur au Canada; son oncle maternel qui fut son parrain, M. Durier, appartient à la Mission de Pondichéry; deux de ses tantes enfin sont mortes Religieuses.

    Après sa première communion, Eugène Murcier fut envoyé, vers sa douzième année, au Petit Séminaire de Saint Jodard. Puis il entra tonsuré au Séminaire des Missions Étrangères le 9 septembre 1901. Il fut ordonné prêtre le 26 février 1905, et partit le 2 août pour la mission de Pondichéry.

    Il reçut d'abord sa nomination comme directeur du Collège de Karikal, dans ce comptoir français au Sud de Pondichéry. Il fut un professeur clair et vivant dans ses explications. Il s'appliqua tout spécialement à enseigner le catéchisme. L'assistance à la Messe, la fréquentation des sacrements étaient l'objet de ses constantes exhortations. Une nouvelle nomination vint interrompre son travail d'éducateur. Il fut nommé vicaire à Polur, un grand district qui comptait 4.000 nouveaux chrétiens. Le Père Murcier fut très bon, surtout pour les jeunes. Tout en essayant de les former à la vie chrétienne, il les soutenait aussi de ses deniers.

    Une délégation de la chrétienté de Namiandal, village à 40 milles de Polur, demanda à Monseigneur l'évêque un missionnaire à demeure fixe parmi les Kamovars. Monseigneur promit d'envoyer un missionnaire, mais à condition que les Kamovars cessent de s'intenter des procès en justice et promettent de s'en remettre au nouveau curé pour rétablir l'harmonie entre eux. Les Kamovars acceptèrent et le Père Murcier fut désigné pour ce poste difficile. Il leur fit d'abord bâtir une église, puis un presbytère. Et lui, travailla avec zèle à l'édifice spirituel de sa paroisse.

    En 1914, la grande guerre éclata. Il ne fut pas mobilisé et il partit rejoindre son poste en territoire anglais, en dehors du territoire de Pondichéry. Comme ses confrères étaient partis en France, il fut chargé de leurs districts. Sa besogne fut triplée, mais il se mit à la tâche avec un grand courage. En plus de ce surcroît de travail, une épidémie d'influenza se déclara. Il se dépensa sans mesure pour aider et soigner les gens, mais il finit par tomber victime du fléau. L'attaque fut foudroyante. Malgré les soins prodigués, on lui demanda de se préparer à la mort. En fait, il mourut un dimanche, vers 10 heures du matin. La nouvelle de sa mort ne se fut pas plus tôt répandue dans Namiandal et les villages voisins, qu'on vit accourir de toutes parts une foule émue, dont la profonde affliction témoignait de l'amour véritable qui attachait les chrétiens à leur pasteur. "Jamais nous n'en trouverons un semblable", dirent les Kamovars.



    Références biographiques
    AME 1905 p. 375. 1919-20 p. 47. 1923 p. 240. CR 1905 p. 288. 1909 p. 228. 1916 p. 162. 1918 p. 194 : notice. 1919 p. 107. 1922 p. 147. BME 1932 p. 478.

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    • Numéro : 2828
    • Année : None