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pierre ( xavier) MUGABURE-SAUBABER

[1236]. MUGABURE, Pierre (Xavier), archevêque de Tôkiô, vit le jour à Guéthary (Basses-Pyrénées) le 1er septembre 1850. Il commença ses études au petit séminaire de Larressore, et, après un séjour d'un an au grand séminaire de Bayonne, il entra laïque au Séminaire des M.-E. le 2 septembre 1871. Ordonné prêtre le 19 septembre 1874, il partit pour le Japon le 16 décembre suivant. Il apprit la langue au séminaire de Tôkiô, tout en y enseignant le latin.
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    [1236]. MUGABURE, Pierre (Xavier), archevêque de Tôkiô, vit le jour à Guéthary (Basses-Pyrénées) le 1er septembre 1850. Il commença ses études au petit séminaire de Larressore, et, après un séjour d'un an au grand séminaire de Bayonne, il entra laïque au Séminaire des M.-E. le 2 septembre 1871. Ordonné prêtre le 19 septembre 1874, il partit pour le Japon le 16 décembre suivant. Il apprit la langue au séminaire de Tôkiô, tout en y enseignant le latin.
    En 1876, lors de la division du Japon en deux vicariats apostoliques, il fit partie du Japon septentrional. En 1879, Mgr Osouf l'envoya dans le district de Niigata, où il combattit avec efficacité l'action des protestants, et conquit des sympathies parmi la population bouddhiste. Il devint, en 1881, curé de la paroisse européenne de Yokohama, où il fallait prêcher en français, en anglais, en japonais, et parfois, confesser en espagnol et en portugais. Il parlait fort bien toutes ces langues. Trois ans plus tard, il accompagna Mgr Osouf durant le voyage que celui-ci avait entrepris aux Etats-Unis, pour recueillir des aumônes. En 1886, il fut chargé de la paroisse de la cathédrale à Tôkiô, et d'un cours de français à l'Université de cette ville.
    Les œuvres de la mission s'étant multipliées, les ressources manquèrent ; alors, il se remit en route pour quêter, et cette fois, non seulement aux Etats-Unis et en France, mais aussi en Angleterre, en Autriche, au Canada et au Mexique. Ce voyage qui dura trois ans n'eut pas tout le résultat qu'on espérait. Quand il revint, il prit la direction de la paroisse japonaise de Yokohama, et construisit dans la rue Wakabacho une chapelle, qui fut ouverte au culte au mois de janvier 1894. Deux ans plus tard, il passait au poste de Shizuoka qui comprenait plusieurs succursales.
    Le 21 mars 1902, il fut nommé évêque de Sagalasso et coadjuteur de l'archevêque Osouf. Sa préconisation est du 9 juin, et sa consécration épiscopale à Tôkiô du 22 du même mois. Peu après, il vint passer quelque temps en France. Il succéda à l'archevêque de Tôkiô le 27 juin 1906. A peine avait-il commencé à gouverner son diocèse qu'il tomba malade ; il revint en France au mois de novembre 1909, et mourut à Guéthary, son pays natal, le 27 mai 1910.
    Armes. - D'azur à la montagne d'argent baignant dans une mer au naturel mouvant de la pointe de l'écu ; à la nef d'argent contournée sénestrée en chef d'une étoile du même.
    Devise. - Iter para tutum.
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1884, p. 15 ; 1894, p. 48 ; 1895, p. 50 ; 1896, p. 47 ; 1897, p. 46 ; 1898, p. 40 ; 1899, p. 13 ; 1900, p. 8 ; 1901, p. 8 ; 1902, pp. 3, 5 ; 1903, p. 5 ; 1904, p. 43 ; 1906, p. 5 ; 1907, p. 5 ; 1908, p. 272 ; 1909, p. 5 ; 1910, p. 11 ; 1911, p. 358. - A. P. F., lxxxii, 1910, Sa mort, p. 357. - M. C., xxxiv, 1902, Sa nomination de coadjuteur à Tôkiô, p. 158 ; xlii, 1910, pp. 263, 275. - A. M.-E., 1902, Sa consécration épiscopale, p. 279 ; 1906, p. 49. - Bull. rel. Bayonne, 1910, A l'occasion de sa mort, pp. 23, 525, 541. - Sem. rel. Cambrai, 1905, pp. 521, 613. - Sem. rel. Séez, 1904, p. 664. - Rev. rel. Rodez et Mende, 1905, p. 5. - Voix de N.-D. Chartres, xlviii, 1904 (supplém.), pp. 316, 486.
    Le culte de N.-D. de Lourd., p. 68. - La Rel. de Jésus, ii, p. 376.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1910, p. 296.
    Portrait. - A. P. F., lxxix, 1907, p. 17. - Les miss. cath. franç., iii, p. 467.


    • Numéro : 1236
    • Année : None