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Pierre MOUNICOU

[559]. MOUNICOU, Pierre, né le 4 mars 1825 à Ossun (Hautes-Pyrénées), entré laïque au Séminaire des M.-E. le 17 juillet 1845, reçut la consécration sacerdotale le 18 mars 1848. Il est porté sur tous les catalogues comme étant du départ du 29 mars 1848 ; cependant, il ne dut quitter le Séminaire que plus tard, puisqu'il accompagna Mgr Forcade qui, après être parti de Paris le 13 mai de cette même année, s'embarqua à Londres le 17 du même mois.
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    [559]. MOUNICOU, Pierre, né le 4 mars 1825 à Ossun (Hautes-Pyrénées), entré laïque au Séminaire des M.-E. le 17 juillet 1845, reçut la consécration sacerdotale le 18 mars 1848. Il est porté sur tous les catalogues comme étant du départ du 29 mars 1848 ; cependant, il ne dut quitter le Séminaire que plus tard, puisqu'il accompagna Mgr Forcade qui, après être parti de Paris le 13 mai de cette même année, s'embarqua à Londres le 17 du même mois. Il remplit pendant plusieurs années les fonctions de sous-procureur à Hong-kong ; en 1854, il fut question de l'agréger à la mission du Japon. Ce projet ne se réalisa qu'en 1856.
    A cette époque, il partit à bord du navire français Constantine, qui le conduisit à Hakodaté, puis sur les côtes de Corée. Au mois d'octobre suivant, envoyé aux Riu-kiu (Lieou-kieou), il séjourna à Nafa où son action, comme celle des autres missionnaires, fut entravée par les autorités. En novembre 1860, il alla à Yokohama, et dirigea, de concert avec Girard, la construction d'un presbytère et celle de l'église du Sacré-Cur qui fut solennellement bénite le 12 janvier 1862 (Eglise, grav., M. C., 1875, p. 139). Ayant étudié les caractères chinois, il composa un catéchisme dans le style ordinaire des lettrés, en rejetant les termes demi-portugais, demi-latins, usités parmi les fidèles. \ C'était, suivant son expression, le catéchisme du Se-tchoan habillé en Japonais. " D'autres missionnaires, en particulier Petitjean, regrettèrent l'élimination des termes précédemment employés. L'avenir donna raison à Mounicou.
    En 1866, il se rendit à Nagasaki, et s'y occupa des chrétiens chinois groupés dans cette ville, ce qui ne l'empêcha pas d'exercer son ministère près des catholiques japonais, dont l'existence venait d'être révélée. En 1868, il reprit avec Armbruster le poste de Hakodaté abandonné depuis plusieurs années, puis se fixa à Hiogo, non loin d'Osaka, où il acquit une petite propriété dont il espérait faire le centre d'une paroisse. En 1870, il éleva à Kobé une église dédiée à Notre-Dame-des-Sept-Douleurs. L'année suivante, il fut nommé provicaire et resta chargé des chrétiens d'Osaka et de Kobé ; il mourut dans cette dernière ville, le 16 octobre 1871, et fut inhumé dans l'église. " C'était un homme droit, d'une conscience sûre et d'une rigidité éclairée. "
    Bibliographie. - Mythologie japonaise. - Benjamin Duprat, libraire de l'Institut, de la bibliothèque impériale et du Sénat, etc., 7, rue du Cloître Saint-Benoît (rue Fontanes), près le Musée de Cluny, Paris, 1863, in-8, pp. 30.
    Nous n'avons pas de renseignements bibliographiques sur le Catéchisme composé par Mounicou.
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1872, p. 46 ; 1877, p. 7. - A. P. F., xlii, 1870, p. 305. - M. C., iii, 1870, Persécution, p. 129 ; iv, 1871-72, p. 137. - Rev. cath. Tarbes, 1872, pp. 1, 9 ; 1873, pp. 49, 897.
    Souvenirs, iii, p. 230. - La Rel. de Jésus, i, pp. 168, 194, 272 et suiv., 336 et suiv., 376 et suiv., 391 et suiv., 404 et suiv., 408 et suiv., 434 et suiv., 457 et suiv., 550 et suiv., 569 et suiv., 607 ; ii, pp. 6 et suiv., 133 et suiv., 199, 202 et suiv., 421. - Man. des ass. pour la conv. de l'emp. Japon, pp. 190 et suiv. - Lett. ch. du Bx Th. Vénard, pp. 456, 463 [Une erreur a fait inscrire à l'adresse de Chamaison, deux lettres adressées à Mounicou].


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    • Numéro : 559
    • Année : None