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Nicolas MarieJoseh MOTTET

[270]. MOTTET, Nicolas-Marie-Joseph, naquit le 16 septembre 1760 à Vauvillers (Doubs). Il était fils d'un notaire procureur au bailliage de cette commune. Son ordination sacerdotale eut lieu à Paris le 19 février 1785 ; le Séminaire des M.-E. l'envoya dans la mission Malabare (Pondichéry) le 21 décembre suivant. Il fut placé dans le district de Punganour.
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    [270]. MOTTET, Nicolas-Marie-Joseph, naquit le 16 septembre 1760 à Vauvillers (Doubs). Il était fils d'un notaire procureur au bailliage de cette commune. Son ordination sacerdotale eut lieu à Paris le 19 février 1785 ; le Séminaire des M.-E. l'envoya dans la mission Malabare (Pondichéry) le 21 décembre suivant. Il fut placé dans le district de Punganour. Tout en s'occupant activement de ses chrétiens, il commença la composition de deux dictionnaires, l'un français-télougou, l'autre télougou-français ; malheureusement, pour aller vite, il les écrivit en caractères latins ; ce travail est demeuré manuscrit.
    Il s'occupa aussi des districts de Kitchery et de Piranguipouram dans le diocèse actuel de Madras. En 1790, il était à Pondichéry, et il fut un des missionnaires délégués par la population auprès du gouverneur, pour lui demander de laisser dans la ville la garnison et le matériel de guerre. Peu après, on le nomma membre du comité représentatif chargé de correspondre directement avec l'Assemblée nationale.
    En novembre 1792, il fut envoyé dans le district de Salem, puis au Maïssour. Il devint, en 1795, chef du district d'Aour, dans le Maduré, et y fut bientôt en butte aux tracasseries des prêtres goanais ; il lutta contre leurs agissements jusqu'à ce qu'ils eussent obtenu, en 1797, son expulsion. Vers 1805, son évêque, Champenois, le délégua chez les Capucins de Madras, pour y exercer les fonctions de visiteur et y aplanir des difficultés administratives ; mais, voyant qu'il n'avait aucune chance de réussir, Mottet se retira sans déclarer sa qualité. En 1810, il était à Vellore, et deux ans après, à Moutalpet, dont il fit construire l'église (Eglise, grav., Hist. miss. Inde, v, p. xvii). Nommé, au mois de décembre 1817, directeur du collège à Pondichéry, il conserva ces fonctions jusqu'à la fermeture de cet établissement, en 1826. Il exerça ensuite, sans aucun titre, le saint ministère à la cathédrale. Il mourut à Pondichéry le 29 septembre 1833.
    Il excellait à parler le télougou, et l'on goûtait fort ses prédications toujours claires et brèves. Il connaissait aussi très bien le tamoul, et avait recueilli un grand nombre de pourânas (poèmes sacrés) des Indiens. Simple, affable, judicieux et savant, il était très estimé des Européens et des indigènes. On avait voulu l'élever à l'épiscopat en 1809, il avait refusé.
    Notes bio-bibliographiques. - Am. de la Rel., lxxx, 1834, p. 424.
    Hist. miss. Inde, Tab. alph. - Lett. à l'év. de Langres, p. 449.


    • Numéro : 270
    • Année : None