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Francis MOREL

MOREL Francis (1907-1981) [3467] MOREL Francis, Louis, sixième enfant d'une famille de neuf, naquit le 7 mars 1907, à Loudun, paroisse St Pierre, diocèse de Poitiers (Vienne). Son père était gérant d'un magasin de grains en gros dans cette ville. En 1916, la famille s'installa à St Lambert-des-Levées près de Saumur, puis en 1919, elle s'établit à Angers.
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    MOREL Francis

    (1907-1981)


    [3467] MOREL Francis, Louis, sixième enfant d'une famille de neuf, naquit le 7 mars 1907, à Loudun, paroisse St Pierre, diocèse de Poitiers (Vienne). Son père était gérant d'un magasin de grains en gros dans cette ville. En 1916, la famille s'installa à St Lambert-des-Levées près de Saumur, puis en 1919, elle s'établit à Angers.

    Francis commença ses études primaires à Loudun, les continua à Saumur, puis à l'école St Maurice à Angers où il fit partie de la maîtrise de la cathédrale et dont le prêtre directeur lui donna les premières leçons de latin. En 1922, il entra au Petit Séminaire de Montgazon, et en 1926 au Grand Séminaire d'Angers. Il fit alors la connaissance de M. Ferrand, missionnaire à Swatow. Après son service militaire, il revint au Grand Séminaire diocésain où il avait reçu la tonsure le 17 décembre 1927.

    Le 30 mai 1929, il présenta sa demande d'admission aux Missions Étrangères. Accepté le 7 juin 1929, il entra au Séminaire de la rue du Bac, le 14 septembre 1929, pour y terminer sa formation sacerdotale. Il reçut les premiers ordres mineurs le 19 juin 1930, et les seconds ordres mineurs, le 20 décembre 1930. Sous-diacre le 29 juin 1931, diacre le 19 décembre 1931, ordonné prêtre le 29 juin 1932, il reçut sa destination pour le vicariat apostolique de Canton, qu'il partit rejoindre le 18 septembre 1932, et s'embarqua à Marseille à bord du Général Metzinger.

    M. Morel arriva à Canton le 28 octobre 1932. Après la retraite annuelle des missionnaires, à la mi-novembre 1932, il fut envoyé auprès de M. Seznec, dans le district de Ho-Yun où il apprit la langue chinoise, et fit sa formation pastorale. Huit heures suffisaient à cette époque, pour franchir en voiture le trajet de Canton à Ho-Yun, qui autrefois exigeait 20 ou 25 jours de voyage en barque. Le district de Ho-Yun étant très vaste et comptant plusieurs chrétientés, un peu plus tard, il établit sa résidence à Fong-Yun. Après avoir fait une retraite annuelle à Nazareth, du 8 au 14 juillet 1935, rentré dans son poste, il bénit, le 10 octobre 1935, la chapelle qu'il avait construite pour cette nouvelle chrétienté.

    Opéré du foie, en juillet 1937, et assez bien rétabli, il se rendit à Hongkong pour accueillir M. Fleury, nouveau confrère. En juillet 1937, se déclencha aussi le conflit sino-japonais; la région où résidait M. Morel n'étant pas occupée, il put continuer son travail missionnaire sans trop de problèmes, et à la fin de 1939, gagner Hongkong pour prendre part à la retraite prêchée par le Père Valensin, s.j. Cependant, sa santé se dégradant, et son estomac refusant la nourriture locale, il fut obligé, vers septembre 1940, d'aller se reposer à Béthanie.

    À Canton, la situation devenait de plus en plus critique, en raison de la guerre sino-japonaise. Il est probable que Mgr. Fourquet consentit à ce que M. Morel prolongeât son séjour à Hongkong. Celui-ci, toujours gai et refusant l'inactivité, proposa ses services au supérieur de la maison de Nazareth. Très habile de ses mains, il rendit de grands services à l'imprimerie. Ainsi de fait, il se fixa à Nazareth, au titre d'adjoint au supérieur de la maison, sans nomination officielle. Il connut la terrible occupation japonaise à Hongkong, et le grand pillage de Nazareth, au soir du 26 décembre 1941. Au printemps de 1942, alors que les confrères étaient obligés d'aller chercher refuge ailleurs, tant il devenait difficile de vivre à Hongkong, M. Morel resta seul avec M. Biotteau à Nazareth. Effectuer des réparations diverses, entretenir le matériel d'imprimerie et occupations domestiques diverses prirent une bonne partie de son temps.

    Au cours de 1946, la communauté de Nazareth étant reconstituée, M. Morel prit son premier congé, en octobre 1946. Mais en 1947, au moment de regagner Hongkong, il tomba malade; atteint de tuberculose pulmonaire, il rejoignit le sanatorium du clergé de Thorenc, le 29 décembre 1947. Il fit partie des conseillers spirituels du sana en raison de ses dons d'accueil, et de ses qualités spirituelles. Après une rechute et une opération en 1949, il sortit du sana en 1951, et partit en repos pendant quelque temps. Il accepta ensuite le poste d'aumônier de la prison d'Angers où il se dévoua pendant 6 ans.

    En 1957, Mgr. Rhodain lui confia l'organisation et la direction de la Cité-Secours à Lourdes. Il resta dans cette charge jusqu'en 1961. Ses supérieurs lui demandèrent alors d'aller à Hongkong, comme vice-supérieur de la maison de Béthanie où il arriva le 6 septembre 1961. Il se remit à l'étude du cantonnais, et de l'anglais. Avec une disponibilité entière, il s'occupa de l'accueil des confrères venant se reposer à Hongkong. Chaque dimanche, il assura la messe pour les familles françaises de la Société des Dragages qui construisait un barrage dans l'île de Lantao à Shek-Peak. Fatigué, il quitta Hongkong le 1er juillet 1968.

    Après des soins et un repos de quelques mois, en février 1969, il accepta la responsabilité du \Service Accueil" à la maison de Paris. Comme à Hongkong, et avec le même dévouement, il se mit au service des confrères, surtout de ceux qui arrivaient en congé. Dans ses moments libres, il aimait réparer, bricoler ceci ou cela, aider les résidents de la maison. Ayant eu quelques petites attaques cardiaques, il quitta ce service à la fin de 1977.

    Il prit alors un poste d'aumônier à l'hôpital rural de Candé, dans le Maine-et-Loire, au diocèse d'Angers. Dans les derniers jours de mars 1981, une attaque cardiaque nécessita son évacuation sur le Centre Hospitalier d'Angers. C'est là que le dimanche 5 avril 1981, dans l'après-midi, il eût une attaque soudaine, et il expira sous les yeux du curé de Candé venu lui rendre visite.

    Ses obsèques, présidées par son neveu, l'abbé Richou, eurent lieu en l'église Saint-Laud à Angers, le 8 avril 1981. À la fin de la cérémonie, son compatriote et "bâteau", M. Audiau résuma la vie sacerdotale et missionnaire de M. Morel, et fit ressortir son caractère gai, et son entière disponibilité.



    Références biographiques

    AME 1932 p. 246. photo p. 241. CR 1932 p. 133. 311. 1934 p. 94. 95. 1935 p. 92. 1947 p. 116. 1974-76 p. 248. BME 1929 p. 511. 1932 p. 722. 938. 969. 1935 p. 613. 1940 p. 51. 749. 1935 p. 804. 1936 p. 588. 1937 p. 592. 1939 p. 274. 1948 p. 189. 372. 374. 1949 p. 437. 789. 1951 p. 577. 1961 p. 507. 874. EPI 1962 p. 691. Enc. PdM. 14P4. ECM 1942 p. 138. 1943 p. 350. 371. 372. 1944 p. 53. 54. 1945 p. 130. 1946 p. 26. 1981 p. 18. 1982 p. 45. R.MEP n° 116 p. 45. EC1 N° 178. 247. 252. 449. 454. 457. 460. 463. 464. 473. 696. 702. 764. 769. NS. 11P322. 18P97. 26P4. 40P104. 57P302. 63P147. 65P208. 68P296. 67P270. 69P328. 70P24. 79P303. 83/C2. 94/C2. 95/C2. 97P178. 98P212. 99P248. 104P49. 106P113. 122/C3. 130P186. 141P183. 142P213.

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    • Numéro : 3467
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