Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Louis Philippe MONTMAYEUR

[824] MONTMAYEUR Louis-Philippe Missionnaire Cambodge - Pinang - Cochinchine Occidentale (Saïgon) ---------------- Louis-Philippe MONTMAYEUR naquit le 14 février 1836, à Longefoy département de la Savoie, diocèse actuel de Chambéry-Maurienne et Tarentaise (anciennement Tarentaise - Moutiers).
Add this

    [824] MONTMAYEUR Louis-Philippe

    Missionnaire

    Cambodge - Pinang - Cochinchine Occidentale (Saïgon)

    ----------------

    Louis-Philippe MONTMAYEUR naquit le 14 février 1836, à Longefoy département de la Savoie, diocèse actuel de Chambéry-Maurienne et Tarentaise (anciennement Tarentaise - Moutiers).

    Il fut ordonné prêtre dans son diocèse le 29 juillet 1860; le 22 septembre 1862, il entra au séminaire des Missions Etrangères, et reçut sa destination pour le vicariat apostolique du Cambdoge qu'il partit rejoindre le 16 juillet 1863. Mais à Pinang, il fut retenu comme directeur intérimaire au Collège général où, tout en restant rattaché à sa mission, il enseigna pendant deux ans.

    En 1865, M.Montmayeur devint missionnaire dans le vicariat apostolique de la Cochinchine Occidentale (Saïgon), où, depuis octobre 1864, Mgr. Miche, vicaire apostolique du Cambodge tout en gardant l'administration de cette mission, avait succédé à Mgr. Dominique .Lefebvre et résidait à Saïgon. Quelques mois après son arrivée, M.Montmayeur fut chargé du vaste district de Macbat, dans la province de Vinhlong. Le pays était fort troublé du fait des évènements politiques, des révoltes partielles, du brigandage et des persécutions contre les chrétiens. Le danger étant partout, et pour se préserver d'agressions soudaines, M. Montmayeur éleva autour de l'église de Macbat un rempart de terre, sur lequel il planta une haie de bambou. En cas d'alerte, les chrétiens devaient se réfugier dans cette enceinte. Pour se défendre, on possédait des lances, des flèches, et un seul fusil. M. Montmayeur était un tireur d'élite; cette réputation bien connue de tous, et la peur des balles \qu'on ne voit pas venir" furent le commencement de la sagesse et de la prudence pour ceux qui auraient été tentés d'attaquer; en effet, de temps à autre, on avait appel à son courage, et à son habileté pour se débarrasser avec succès, des tigres qui rôdaient dans la région.

    M.Montmayeur étant mieux connu, pût visiter son district qui comptait environ 3.000 chrétiens, et entrer en relation avec les non chrétiens. La sécurité de la région devint meilleure, mais pas encore parfaite. Le 18 février 1872, M. Jean-Guillaume Abonnel, qui était son vicaire, fut massacré à quelques heures de marche de Macbat.

    En 1874, fatigué, M. Montmayeur alla refaire sa santé à Hong-Kong. A son retour, en 1875, il fut chargé du district de Thu-Thiêm, sur la rive gauche de la rivière de Saïgon, englobant le port de guerre, le port de commerce et la rade, aux portes de cette ville. Il construisit une nouvelle église et un nouveau presbytère pour remplacer les paillotes qu'il y avait trouvées à son arrivée; il s'occupa du couvent des Amantes de la Croix; elles étaient 82 en 1899. Il fut un pasteur bon, prudent mais ferme pour ses chrétiens, toujours soucieux d'accroitre le nombre de ses fidèles. En 1905, il fut fortement impressionné par le témoignage de foi de l'équipage du croiseur russe "Diana" ancré près de sa chrétienté.

    En 1910, M.Montmayeur fêta solennellement à Thu-Thiêm ses noces d'or sacerdotales, sous la présidence de Mgr. Mossard entouré de 70 prêtres, et de toute la paroisse. Après les souhaits d'usage adressés à l'heureux jubilaire, Mgr. Mossard concluait " j'ai de plus à vous faire connaitre une chose qui vous concerne et que seul je connais, c'est que, à partir d'aujourd'hui vous êtes provicaire de cette mission de Cochinchine Occidentale que vous avez si bien servie pendant 47 ans !"

    Pluôt petit, sec, nerveux, vif et leste, dans sa jeunesse, M. Montmayeur était renommé comme habile tueur de tigre. Mais Il fut aussi un homme d'ascèse, de droiture, sans complaisance pour les "voies obliques". Il connaissait parfaitement le caractère des viêtnamiens, leurs us et coutumes. Maitrisant fort bien la langue viêtnamienne, il traduisit plusieurs ouvrages..

    Mais peu à peu, vers 1916, sous l'influence de l'âge, et des malheurs de la guerre, sa santé s'altéra lentement mais régulièrement. Il s'éteignit le 20 décembre 1917, à Thu-Thiêm. Ses obsèques furent célébrées le lendemain. Il repose dans l'église paroissiale de Thu-Thiêm, près de l'autel.


    MONTMAYEUR Louis

    (1836-1917)


    [0824] MONTMAYEUR Louis-Philippe.



    Références biographiques

    AME 1907 p. 376. 1911 p. 149. 1913 p. 306. 1935 p. 117. 1936 p. 34. 1939 p. 201. CR 1874 p. 16. 1896 p. 218. 1899 p. 203. 1905 p. 166. 1910 p. 186. 187. 1915 p. 107. 1918 p. 143.

    Mémorial MONTMAYEUR Louis-Philippe page 2
    -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


    "
    • Numéro : 824
    • Année : None