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François de MONTIGNY

[121]. MONTIGNY (DE), François. Nous ne sommes pas exactement renseigné sur son origine. Nos registres disent qu'il naquit à Paris ; ceux du séminaire de Saint-Sulpice, où il entra laïque le 15 juillet 1687, le disent du diocèse d'Angers. Il aurait pu naître à Paris et appartenir au diocèse d'Angers. Il possédait au diocèse de Nantes une chapellenie : Sainte-Madeleine de Varades. Il partit pour le Canada en 1692, revint en France vers 1700, et après un très court séjour au Séminaire des M.-E., s'embarqua pour la Chine en 1701.
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    [121]. MONTIGNY (DE), François. Nous ne sommes pas exactement renseigné sur son origine. Nos registres disent qu'il naquit à Paris ; ceux du séminaire de Saint-Sulpice, où il entra laïque le 15 juillet 1687, le disent du diocèse d'Angers. Il aurait pu naître à Paris et appartenir au diocèse d'Angers. Il possédait au diocèse de Nantes une chapellenie : Sainte-Madeleine de Varades. Il partit pour le Canada en 1692, revint en France vers 1700, et après un très court séjour au Séminaire des M.-E., s'embarqua pour la Chine en 1701. Il débarqua au Fo-kien en 1702, et travailla dans cette province. En 1704, il fit un voyage à Canton, au sujet de l'établissement d'un séminaire pour le clergé indigène, projet qui ne se réalisa pas. Il passa ensuite au Tche-kiang dont il devint provicaire, soit à cette époque, soit plus probablement en 1705.
    Lors du voyage de Mgr de Tournon, de Canton à Pékin, le missionnaire l'accompagna de Nantchang, capitale du Kiang-si, à Nankin ; au retour du prélat, il lui servit de secrétaire et d'interprète, de Hoi-gan à Canton. Ayant refusé de prendre la patente impériale exigée par Kang-hi, il fut chassé de Chine et conduit à Macao. Il n'y resta pas longtemps, car en juillet 1708 il est à Pondichéry, et en 1709 ou 1710 en France. A cette époque il signe encore ses lettres : provicaire du Tche-kiang.
    Le 10 juillet 1711, il fut reçu directeur du Séminaire des M.-E. En 1714, il succéda à Charmot en qualité de procureur des M.-E. à Rome. Il fit nommer Tessier de Quéralay, coadjuteur au Siam ; Guisain, coadjuteur au Tonkin occidental ; Le Blanc, évêque de Troade. Ces diverses nominations ne furent pas obtenues sans difficultés, à cause de l'accusation de jansénisme que l'on avait lancée contre la Société des M.-E. De Montigny revint de Rome au Séminaire des M.-E. en 1720 ou 1721. Le 13 février 1736, il fut nommé secrétaire du Conseil ; le 7 avril suivant, procureur des missions ; cette dernière fonction lui fut de nouveau confiée le 7 avril 1739 et le 7 janvier 1742. En 1740, ou peut-être quelques années avant, il succéda à Tremblay dans les fonctions de procureur du diocèse de Québec. On le loua d'avoir toujours été très exact à répondre aux lettres des missionnaires.
    Il mourut au Séminaire des M.-E. à Paris. La date de sa mort peut prêter à discussions, d'abord sur l'année : si l'on s'en tenait au texte de la Lettre Commune de 1743, il faudrait la placer en 1743 ; mais cette mort était connue à Macao cette même année 1743, il faut donc la placer en 1742. Ensuite pour le jour : certains documents portent le 14 décembre, d'autres le 19 du même mois ; ces derniers nous ont paru plus exacts ; nous croyons que Montigny mourut le 19 décembre 1742. A ses derniers instants, il dit à ceux qui l'entouraient : \ Je meurs, comme j'ai toujours cru qu'il convenait à un prêtre de mourir, sans dettes et sans bien. "
    On a dit qu'il est probablement l'auteur de l'Histoire abrégée des progrès de la religion chrétienne dans les Indes orientales depuis l'établissement des évêques et prêtres français à Siam, au Tong-king, en Cochinchine. Nous ne savons sur quelles bases repose cette affirmation, dont nous ne nions pas l'exactitude.
    Quoi qu'il en soit, ce travail nous paraît, à n'en pas douter, avoir été fait par un prêtre de la Société des M.-E., et nous le croirions volontiers, par un des directeurs du Séminaire. Le manuscrit porte pour titre : Histoire de la prédication de la religion chrétienne aux Indes orientales. Il commence à la fondation de la Société des M.-E., s'occupe uniquement de ses travaux, et se termine vers 1740. La partie imprimée sous un titre légèrement modifié s'arrête à la mort de Lambert de La Motte en 1679.
    Bibliographie. - Histoire de l'établissement du Christianisme dans les Indes orientales, par les évêques français et autres missionnaires apostoliques. Imprimée sur le Manuscrit original inédit ; communiquée pendant le cours de l'impression, à M. Sicard, membre de l'Institut national, Instituteur des Sourds-Muets, et dédiée à S. E. Mgr le cardinal Caprara, légat a latere [L'épître dédicatoire est signée Locard]. - Chez Mme Devaux, libraire, n° 382, rue de Malte, à Paris, an XI. - 1803, 2 vol. in-12, pp. xxiv-299, 335.
    Notes bio-bibliographiques. - Hist. de l'Inst. de Saint-Maur, p. 41. - Mém. hist. sur les miss. des Ind. or., ii, p. 192. - Corresp. de Tronson, ii, p. 377 ; iii, p. 432. - Anecd. sur l'ét. de la Rel., iii, p. 308. - Mém. de la Cong., iv, pp. 179, 412, 555. - Mém. pour Rome, ii, 7e mém., pp. 17, 54. - Collect. de docum. inéd. Canada, p. 55. - Liste des anc. élèv. du sém. de Saint-Sulpice, i, p. 107, n° 1679.


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    • Numéro : 121
    • Année : None