Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Jean Christophe MONNIER

[1476]. MONNIER, Jean-Christophe, vint au monde le 30 janvier 1856 à Saint-Ferréol d'Auroure (Haute-Loire). Après avoir fait ses études classiques au petit séminaire de Monistrol, il entra laïque au Séminaire des M.-E. le 16 septembre 1877, fut ordonné prêtre le 26 septembre 1880, et partit le 10 novembre suivant pour la Mandchourie. Il étudia la langue et travailla d'abord à Nieou-tchouang. Chargé en 1882 du district d'Ing-tse, il s'y occupa activement de l'orphelinat de Tong-kia-touen dirigé par les Sœurs de la Providence de Portieux.
Add this
    [1476]. MONNIER, Jean-Christophe, vint au monde le 30 janvier 1856 à Saint-Ferréol d'Auroure (Haute-Loire). Après avoir fait ses études classiques au petit séminaire de Monistrol, il entra laïque au Séminaire des M.-E. le 16 septembre 1877, fut ordonné prêtre le 26 septembre 1880, et partit le 10 novembre suivant pour la Mandchourie. Il étudia la langue et travailla d'abord à Nieou-tchouang. Chargé en 1882 du district d'Ing-tse, il s'y occupa activement de l'orphelinat de Tong-kia-touen dirigé par les Sœurs de la Providence de Portieux. En mai 1888, il fut placé dans le district de Paien-sou-sou ; il en développa les œuvres, y détermina des conversions, et se dévoua auprès des néophytes avec un zèle ardent et une bonté toujours compatissante. En 1891, il fut nommé provicaire. En 1896, il alla secourir R. Souvignet qui venait d'être attaqué à Hou-lan, et par des négociations bien conduites obtint une réparation.
    En 1898, lors de la division de la Mandchourie en deux vicariats, il appartint à la Mandchourie septentrionale, toujours en qualité de provicaire. Pendant la révolte des Boxeurs en 1900, il lui fallut quitter son district, et à son retour, en 1901, il dut se réfugier à Tchang-lin-tse. La paix conclue, son évêque, Mgr Lalouyer, l'envoya à Pékin réclamer une indemnité pour les pertes que la mission venait de subir par la ruine d'une partie de ses établissements ; son savoir-faire et sa modération y furent appréciés. Ensuite, il devint procureur de la mission, et chef du district de Kouan-tcheng-tse où il eut bien vite ranimé la ferveur des chrétiens. Il travaillait à Harbine, province de Ghirin, depuis dix-neuf mois environ, lorsqu'il mourut dans sa résidence le 24 mai 1910. Affable, doux et zélé, il suscita des mouvements de conversion dans toutes les paroisses qu'il dirigea.
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1885, p. 17 ; 1886, p. 8 ; 1887, pp. 10, 253 ; 1889, p. 5 ; 1890, p. 4 ; 1891, p. 7 ; 1892, p. 17 ; 1893, p. 10 ; 1894, p. 17 ; 1897, p. 21 ; 1898, p. 8 ; 1899, pp. 75, 82 ; 1900, pp. 72, 401 ; 1901, p. 80 ; 1904, p. 72 ; 1905, p. 53 ; 1906, p. 71 ; 1907, p. 86 ; 1908, p. 63 ; 1909, p. 78. - A. P. F., lxxii, 1900, p. 430 ; lxxvii, 1905, p. 18. - A. S.-E., lvi, 1905, p. 367. - M. C., xxi, 1889, pp. 207, 412 ; xxxii, 1900. p. 444 ; xxxiii, 1901, Persécution en Chine, p. 13 ; Ib., Persécution en Mandchourie, p. 505 ; xxxvi, 1904, Sur le théâtre de la guerre, p. 147 ; Ib., p. 565.
    B. O. P., 1896, p. 571 ; 1897, p. 693. - A. M.-E., 1900, Le district de Paien-sou-sou, pp. 229, 265, 275 ; 1905, p. 50 ; 1906, p. 201. - Sem. rel. Le Puy, 1880, p. 80 ; 1881, pp. 427, 456 ; 1882-83, p. 104 ; 1903-04, p. 483 ; 1904-05, p. 136 ; 1909-10, Sa mort, p. 553. - Le Lorrain, 1904, Assassinat de M. Trécul, n° du 29 nov.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1910, p. 377.


    • Numéro : 1476
    • Année : None