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Jean Théodore MONBEIG

[2423] MONBEIG Jean Théodore est né le 22 octobre I875 à Salies-de-Béarn (Pyrénées-Atlantiques) dans le diocèse de Bayonne. Ordonne prêtre le 25 février 1899, il part pour le Tibet le 26 juillet suivant. Arrive à Tatsienlou au début de l'année 1900, il est bientôt envoyé à Tsekou, près de M. Dubernard, curé du district de Tsekou, la plus importante chrétienté du Tibet yunnanais. Ils travaillent de concert pendant cinq ans, le jeune missionnaire s'identifiant si bien à son ancien, que, même dans le maintien extérieur, on trouve entre eux une grande ressemblance.
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    [2423] MONBEIG Jean Théodore est né le 22 octobre I875 à Salies-de-Béarn (Pyrénées-Atlantiques) dans le diocèse de Bayonne. Ordonne prêtre le 25 février 1899, il part pour le Tibet le 26 juillet suivant. Arrive à Tatsienlou au début de l'année 1900, il est bientôt envoyé à Tsekou, près de M. Dubernard, curé du district de Tsekou, la plus importante chrétienté du Tibet yunnanais. Ils travaillent de concert pendant cinq ans, le jeune missionnaire s'identifiant si bien à son ancien, que, même dans le maintien extérieur, on trouve entre eux une grande ressemblance. Sur les conseils du supérieur de la mission et du consentement de M. Dubernard, le P. Monbeig entreprend la fondation d'une communauté de vierges tibétaines, les Filles de la Croix, qui vont rendre à la mission de précieux services pour l'instruction des femmes. En 1905, la révolution éclate dans les Marches tibétaines. De la principauté de Bathang, où deux missionnaires, les PP. Mussot et Soulié, ont été massacrés par les lamas, le mouvement s'étend jusque dans la partie nord du Yunnan. Les PP. Dubernard et Bourdonnec trouvent la mort à leur tour. M. Monbeig se trouve alors dans la région éloignée du Loutze-Kiang et échappe au massacre. Quand la persécution s'arrête, il revient à Tsekou, où il rassemble comme il le peut son troupeau dispersé. Il doit aussi rebâtir ce qui a été détruit. En novembre 1913, son évêque, Mgr Giraudeau, l'appelle à Batang, pour redonner vie à la communauté chrétienne. Il se met aussitôt à la tâche et est bien vite récompensé par quelques baptêmes d'adultes. Au début de l'année 1914, le P. Monbeig se propose d'aller visiter les stations secondaires de Yaregong et de Litang. Parti de Batang après la Pentecôte, il se rend d'abord à Yaregong, où il passe le dimanche de la Trinité. De là remontant vers le nord, il rejoint la route de Ta-tsien-lou à Batang et se dirige vers Litang. Le 11 juin, il passe la nuit à La-eul-tang, près d'un poste militaire chinois. Le lendemain, de bonne heure, il continue son voyage, espérant pouvoir gagner Litang dans la soirée, mais en cours de route, alors qu'il chevauche sur les pentes du mont Ngraba, il est attaqué et massacré avec toute son escorte, par une bande de rebelles tibétains. Son cadavre est transporté à Lithang, puis à Tatsienlou, où ses obsèques sont célébrées, le 8 juillet.
    Références bibliographiques

    AME 1899 p. 231. 1906 p. 7. 9 (art). 149. 153. 240. 1936 p. 204. 1938 p. 237. CR 1899 p. 294. 1901 p. 104. 1902 p. 119. 120. 1904 p. 117. 1906 p. 96. 1907 p. 123. 124. 404. 405. 1908 p. 98. 1909 p. 106. 107. 1911 p. 90. 1913 p. 127. 1914 p. VIII. 52. 53. 197. 1920 p. 154. 1947 p. 187. BME 1922 p. 307. 308. 1923 p. 39. 1930 p. 330. 334. 393. 711. 1932 p. 168. 1933 p. 264. 342. 1934 p. 391. 318. 320. MC 1901 p. 259. 269. 279. 292. 1914 p. 325. SR. St Brieuc 1906 p. 37. SR. Tulle 1907 p. 301. APF 1914 p. 292. 1915 p. 8. MDA 1948 p. 168.


    Bibliographie

    \Trente ans aux portes du Thibet interdit. Le Thibet révolté"
    p. 4. 15. 269. (Goré).


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    • Numéro : 2423
    • Année : None