Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Jacques Maurice MILLIET

[2664] MILLIET Jacques, Maurice Missionnaire Kouang-tong Procureur Marseille, Londres, Lausanne, Genève ------------- Jacques, Maurice MILLIET naquit le 17 octobre 1875, à Larringes, diocèse d'Annecy, département de la Haute-Savoie. Il fit ses études au collège d'Evian, où il remporta des succès scolaires éclatants, malgré son état maladif.
Add this

    [2664] MILLIET Jacques, Maurice

    Missionnaire

    Kouang-tong

    Procureur

    Marseille, Londres, Lausanne, Genève

    -------------

    Jacques, Maurice MILLIET naquit le 17 octobre 1875, à Larringes, diocèse d'Annecy, département de la Haute-Savoie. Il fit ses études au collège d'Evian, où il remporta des succès scolaires éclatants, malgré son état maladif.

    Le 12 septembre 1895, il entra, laïque, au séminaire des Missions Etrangères. Son exactitude remarquable lui valut d'être réglementaire. Tonsuré le 5 mars 1898, minoré le 24 septembre 1898, sous-diacre le 23 septembre 1899, diacre le 10 mars 1900, ordonné prêtre le 24 juin 1900, il reçut sa destination pour la préfecture apostolique du Kouang-tong.

    Le lendemain de son ordination, son directeur lui annonça que, vu son état de santé, son départ serait différé et remis à plus tard. Pendant 18 mois environ, tout en se soignant, il fut vicaire à Châtillon-sur-Chalaronne, dans le diocèse de Belley, puis à Sathonay (ou à la paroisse St.Thomas, à Evian-les-Bains) pendant quelques mois seulement. Enfin le 12 novembre 1902, il partit rejoindre le Kouang-Tong.

    Pour lui permettre d'apprendre la langue chinoise , et de faire sa formation missionnaire, Mgr. Mérel l'envoya, pendant deux ans, chez M. Clauzet à Shiu-Hing, ancienne chrétienté dont la fondation remonte à la fin du XVIème siècle. En 1904, malgré une certaine opposition de son entrourage, Mgr. Mérel voulant atteindre les classes dirigeantes et commerçantes de Canton, décida de fonder un collège. Il demanda à M.Milliet de quitter Shiu-Hing pour l'aider dans cette nouvelle fondation, avec le concours d'autres missionnaires. Ainsi, le Collège du Sacré-Coeur vit le jour, devint prospère, et connut bien des succès.

    En 1905, fatigué, M.Milliet, obligé de quitter le professorat, fut nommé à Shameen, petit îlot et concession cédée par la Chine pour les Européens de Canton. Mgr.Guillemin y avait construit une résidence et une chapelle. Pour remplir sa charge avec plus d'éfficacité, M.Milliet se mit à l'étude du portugais. Mais, en 1907, sa santé fragile l'obligea à rentrer en France.

    Après quelques temps de repos au pays natal, M.Milliet accepta la charge de procureur à Marseille. En 1910, M.Raclot étant parti à Hong-Kong, il fut installé dans cette fonction. Malgré une certaine froideur dans ses rapports avec les missionnaires, il ne ménagea pas sa peine pour servir les intérêts des missions et des confrères de passage.

    En 1915, M. Milliet mobilisé, fut affecté comme infirmier dans un hôpîtal de la Croix-Rouge, à Lyon. En 1916, il devint interprète auprès des travailleurs chinois venus en France, et chef de groupement à Caen. La fin des hostilités le ramena à Maseille. En 1925, il fut nommé procureur à Londres, succédant à M.Biotteau, devenu procureur général, qui, le 1 janvier 1926, s'embarqua pour Hong-Kong

    Au début de l'année 1931, la procure de Londres ayant été vendue, M. Milliet , après quelques jours de repos à Paris, se rendit à Lausanne, en mars de la même année, avec mission d'y installer une nouvelle procure. Assez sérieusement fatigué, en mai 1931, M.Chorin à peine arrivé en congé en France, lui fut envoyé comme assistant pendant quelques semaines. Plus tard, M.Milliet ouvrit aussi une procure à Genève, et administra ces deux établissements.

    Travailleur assidu, doué d'un esprit clair, soucieux de l'exactitude, ne laissant rien à l'imprévu, il rédigeait ses livres de comptes et ses notes avec grand soin, et dans un ordre impeccable. Son état maladif le rendait un peu misanthrope, peu expansif, ami de la solitude, mais il a rendu de nombreux et inappréciables services à la Société des Missions Etrangères.

    En février 1942, à la suite d'un refroidissement contracté dans l'exercice de ses fonctions à la douane d'Annemasse, une congestion pulmonaire se déclara. Il en guérit, mais peu à peu ses forces déclinèrent. A Genève, le 15 septembre 1942, assisté par M.François Bozon-Bontemps, son compagnon, M. Milliet rendit son âme à Dieu.

    Références biographiques

    AME 1903 p. 58. 1915-16 p. 91. 1930 p. 179. CR 1902 p. 302. 1910 p. 297. 1911 p. 270. 1912 p. 312. 1915 p. 158. 1916 p. 255. 1925 p. 147. 1947 p. 203. 1949 p. 214. BME 1925 p. 784. 1927 p. 519. 1929 p. 105. 1930 p. 511. 1931 p. 318. 387. 1935 p. 215. 294. 535. 617. 1936 p. 770. 1940 p. 438. EC1 N° 89. 93. 94. 132. 137. 174. 198. 200. 201. 210. 216. 304. 305. 314. 315. 420. 421. 430. 431. 433. 434.



    • Numéro : 2664
    • Année : None