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Claude Marie MIGNERY

M. CLAUDE-MARIE MIGNERY ( 1853-1929 ) Missionnaire de Pondichéry
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    M. CLAUDE-MARIE MIGNERY ( 1853-1929 )
    Missionnaire de Pondichéry

    Il naquit le 25 Octobre l853 à Mollieux, diocèse de Lyon ( Loire). Il fit ses études primaires à l'école des Frères au chef-lieu de canton, puis entra au Petit Séminaire de Saint Jodard. Un peu plus tard, il fut reçu au Grand Séminaire de Saint Irénée, où il fut un brillant étudiant. Le 8 Juin l879, il fut ordonné prêtre par le Cardinal Caverot. Nommé vicaire dans une paroisse très chrétienne, il ne supportait pas cette vie paisible, lui qui avait un tempérament de lutteur. Il demanda son admission aux Missions Étrangères et y entra le 1er Septembre l881. Il partit pour la Mission de Pondichéry le 2 Août l882.
    Après un court séjour au Petit Séminaire de la ville, on l'envoya au Collège de Karikal. Le P. Mignery n'était pas fait pour l'enseignement, et il revint vite à Pondichéry. Mais Mgr. Laouénan décida ,pour le punir, de le garder près de lui. Alors, la Providence amena à Pondichéry M. Prieur, confrère expérimenté en l'art d'initier les jeunes au ministère apostolique. L'idée vint au Vicaire Apostolique de lui confier M. Mignery. \ J'ai là, dit-il, le P. Mignery dont je ne sais que faire. Si vous pensez pouvoir en tirer quelques chose, je vous le donne gratis. "Et le soir même, M. Prieur emmena son nouveau vicaire dans sa charrette à boeufs à Attipâkam. Les rapports de son curé lui étaient si favorables qu'au bout de six mois, le vicaire fut nommé curé à son tour, dans le district de chrétiens télougous de Poudour et de Thatchour.
    L' église de Poudour étant en ruines, il la rebattit avec l'aide des chrétiens de caste.

    à Compléter

    Mgr Gandy rappela le P. Mignery, pour l'envoyer à Nelliankuppam. Il y arriva le 11 Février l894, en la fête de N.D. de Lourdes, et y vécut six ans, heureux comme un prince, disait-il. Nelliankuppam était une vieille chrétienté, en liaison vers le sud et l'est, avec d'autres chrétientés, mais au nord et à l'ouest, dans un rayon de 30 à 40 milles, s'étendait le " no man's land", immense étendue entièrement non-chrétienne.
    Le P. Mignery avait le regard tourné de ce cité, épiant les circonstances favorables. Ses premières visées se portèrent à l'Ouest sur Vandiwash, grosse agglomération à la lisière de laquelle s'étaient installées quelques familles chrétiennes. Il y acquit un terrain, près du champ de bataille qui vit l'écrasement des troupes françaises en 176O. Il groupa les chrétiens, construisit église et presbytère, et finit par obtenir quelques néophytes et catéchumènes.
    En l899, il franchit le Cheyar, à l2 milles de Vandiwash. Là vivaient, autour de la ville de Tirouvatour, quelques chrétiens parias, cordonniers et blanchisseurs. Il réussit à faire des conversions, bâtit bientôt une petite église et une maisonnette. Dès lors, son champ d'apostolat s'étendit au nord dans la direction d'Arcot, où il fonda les belles chrétientés de Sérangatour et de Moranam, près du diocèse de Madras. C'est de l899 à 1901 que le mouvement de conversions fut le plus intense :plus de 6OO baptêmes pour ces trois années.
    En l909, il se retire à Tiruvatour pour s'occuper de ses néophytes les plus récents. Mais le mouvement de conversion s'étant ralenti, il va maintenant poursuivre le travail d'organisation et de formation chrétienne. Par esprit d'économie, il vend son cheval et d'intrépide cavalier, il devient intrépide marcheur. Il va de village en village, mange le riz du pauvre, assaisonné de légumes et de piment. Les heures libres du milieu du jour sont consacrées à l'étude. Il semble connaître la Vulgate par coeur, tant il la cite par coeur.
    En l927, il baptisa ses derniers catéchumènes. Cette année-là, il éprouva une douleur à la bouche. Le médecin diagnostiqua un cancer. Il partit en France pour se soigner. On considéra le mal comme incurable. On fit un grattage de la gencive et ce fut tout. En Octobre, il se rendit à notre maison de Montbeton . Le mal suit lentement son cours; la bouche se ferme au point qu'il doit cesser de monter à l'autel pour la sainte Messe. Bientôt il ne peut même plus communier. Un jour il reçut la visite du P. Gavan Duffy, qui lui fit un plaisir immense
    En Février 1929, les souffrances redoublèrent .Il accepta ces souffrances en esprit de pénitence et les offrit pour ses chers néophytes. Le 30 Juin, en la fête de l'Apôtre des Gentils, Dieu le rappela à Lui. On peut lui appliquer les paroles de St. Paul :" Cursum consummavit, fidem servavit, in reliquo reposita est ei corona justitiae."

    MIGNERY

    Claude

    (1853 - 1929)

    [1528]

    MIGNERY Claude, Marie.

    Références biographiques
    AME 1894 p. 132. 1899 p. 229 (art.). 1901 p. 216 (art.). 1929 p. 180. CR 1882 p. 103. 1891 p. 210. 1895 p. 306. 307. 1896 p. 410. 411. 1897 p. 246. 1898 p. 239. 1899 p. 259. 1900 p. 221. 1901 p. 231. 232. 234. 236. 1903 p. 268. 1905 p. 312. 1906 p. 233. 1907 p. 275. 1908 p. 240. 242. 1909 p. 229. 1912 p. 287. 1914 p. 104. 1922 p. 147. 1928 p. 150. 1929 p. 199. 335. 1930 p. 263. 1936 p. 202. 1938 p. 269. 281. 1952 p. 92. BME 1927 p. 768. 773. 1928 p. 186. 1929 p. 570. EC1 N° 139. 140. 179.



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    • Numéro : 1528
    • Année : None