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Jean Baptiste Marius MAUNIER

[2450] MAUNIER Jean-Baptiste, Marius Missionnaire Cochinchine Septentrionale - Hué --------------
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    [2450] MAUNIER Jean-Baptiste, Marius

    Missionnaire

    Cochinchine Septentrionale - Hué
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    Jean-Baptiste, Marius MAUNIER naquit le 23 Juin 1874, à Barjols, diocèse de Toulon-Fréjus, département du Var. Il était fils unique et son père avait un commerce de chaussures assez florissant. Il fit ses études primaires à l'école publique de Barjols, passa avec succès son brevet et obtint la place d'instituteur-adjoint. Il se présenta au concours de l'Ecole Normale et échoua. Il renonça alors, à une carrière d'enseignant ,et commença un apprentissage de pâtissier, à Barjols d'abord, puis à Aix-en-Provence.

    Son père mourut le 01 Mai 1892 et sa mère un mois et demi plus tard.Il décida d'entrer au Séminaire, en tant que vocation tardive.Il allait vers sa dix-neuvième année. Un chanoine de Fréjus le prit avec lui, et en deux ans lui fit faire des études secondaires suffisantes pour entrer au Grand Séminaire.

    Bien que malingre, de santé frêle et délicate,il se sentit attiré par les missions.Il consulta, pria, vendit tous ses biens et partit pour le Séminaire des Missions Etrangères, où il entra laïque le 16 Octobre 1894.Tonsuré le 22 Septembre 1895,Minoré le 27 Septembre 1896,Sous-diacre le 24 Septembre 1898, Diacre le 25 Février 1899, il fut ordonné prêtre le 25 Juin 1899, reçut sa destination pour le Vicariat Apostolique de la Cochinchine Septentrionale (Hué) qu'il partit rejoindre le 02 Août 1899.

    Arrivé dans sa mission, Mgr.Caspar plaça le nouvel arrivant à Culac,à l'extrémité nord de la mission, sous la direction de M.Cadière, qui fut son professeur de langue viêtnamienne.Malgré sa santé délicate et une certaine timidité, M.Maunier se donna tout entier à l'étude du viêtnamien qu'il arriva à parler parfaitement, et s'initia aux caractères chinois.

    En 1902, la paroisse fut divisée; M.Cadière partit à Bô-Khê. M.Maunier devint curé de Culac, et fut chargé d'administrer quelques rizières appartenant au Vicariat.Cette gestion était d'autant plus difficile que le village avait presque totalement apostasié.Il fut victime de roueries de gens sans scrupules. Craignant de compromettre les intérêts de la Mission,au bout de quelques mois, il demanda son changement.

    En Septembre 1902,Mgr. Caspar le nomma professeur au petit séminaire d'An-Ninh où il demanda à enseigner dans les basses classes. En aidant le professeur laïque chargé d'enseigner les caractères chinois aux élèves du séminaire, il se perfectionna dans la connaissance de cette langue. Mgr. Caspar, partant pour la France en 1906,lui donna, en signe de reconnaissance,tous ses livres de chinois.

    En 1915, il prit la direction de la paroisse de la paroisse de Nhut-Dong, dans la province de Thua-Thiên.Il composa des petites brochures et plaquettes pieuses à l'intention des soldats ou travailleurs viêtnamiens en France.

    En 1919, il fit un essai de vie contemplative en devenant postulant au monastère cistercien de Phuoc-Son.Mais à cause de la nourriture insuffisante, l'aspirant religieux ne tarda pas à tomber malade et dût être hospitalisé à Hué. Mgr. Allys ne lui permit pas de retourner au Monastère.

    En 1920, il fut nommé curé de la petite paroisse de Ba-Ngoat où il ne fit que passer. M.Girard, supérieur du petit séminaire, avait besoin d'un professeur. M.Maunier regagna le séminaire où il retrouva les classes de septième et de huitième, et assura l'économat de la maison.En 1924, M.Girard étant décédé, il fut supérieur intérimaire pendant six mois.

    En 1926,il demanda à aller travailler chez les \Kaleu", tribu montagnarde, habitant les montagnes de l'Ouest. Mgr.Allys accepta, et lui donna la petite chrétienté de Thuy-Ba, ce qui lui permit de visiter ces populations. Il consigna dans plusieurs cahiers, leurs us et coutumes, et rédigea un dictionnaire "Kaleu" qu'il remit aux PP. Rédemptoristes de Hué.

    En 1931, Mgr.Chabanon le nomma aumônier de la Ste Enfance à Kim-Long, avec résidence au Grand Séminaire. Il aimait visiter les pagodes autour de Hué,et parlait religion avec les bonzes qui devenaient ses amis. Au lendemain de sa sépulture, quatre bonzes, ayant appris son décès, vinrent se recueillir pieusement devant sa tombe fraichement fermée.

    En Juin 1932, un séjour de huit mois à Béthanie, (Hong-Kong) lui fut nécessaire pour refaire sa santé. Mais le 08 Février 1935, la hernie dont il souffrait depuis longtemps, s'étrangla. On l'opéra d'urgence, et tout se passa bien. On pouvait espérer un prompt et complet rétablissement. Mais le matin du 19 Février 1935,après avoir communié et déjeuné, alors qu'il conversait avec son garde-malade, sa tête s'affaissa, sans un cri, sans un soupir; une embolie au coeur venait de l'enlever.

    Ses obsèques eurent lieu au Grand Séminaire le 21 Février 1935. Il repose maintenant dans le cimetière réservé aux prêtres, dans l'enclos du Grand Séminaire de Hué.


    Références biographiques
    AME 1899 p. 232. 1903 p. 308 (art.). 1917-18 p. 297. 1921 p. 220. 1935 p. 137. CR 1899 p. 295. 1905 p. 187. 1916 p. 133. 1932 p. 215. 1935 p. 155. 242. 1936 p. 266. 1937 p. 159. BME 1924 p. 536. 544. 545. 1926 p. 59. 1931 p. 913. 1932 p. 553. 643. 950. 1933 p. 236. 293. 304. 550. 1934 p. 648. photo p. 153. 1935 p. 205. 283. MC 16P291. 17P135. 18P171. 20P233. 29P66. EC1 N° 63. 306.

    Bibliographie
    Contr. Scientifique des Missions 1932 p. 131. par P. Fournier.





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    • Numéro : 2450
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