Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Louis MATHON

[179]. MATHON, Louis, originaire d'une commune du Forez, dans l'ancien diocèse de Vienne, fut en 1743 envoyé par le Séminaire des M.-E. à la procure de Pondichéry. Il commença par réparer la maison qui était fort délabrée. On note qu'il vécut en bonnes relations avec les Capucins et avec les Jésuites. En 1746, il demanda à être relevé de ses fonctions pour se consacrer à l'apostolat actif.
Add this
    [179]. MATHON, Louis, originaire d'une commune du Forez, dans l'ancien diocèse de Vienne, fut en 1743 envoyé par le Séminaire des M.-E. à la procure de Pondichéry. Il commença par réparer la maison qui était fort délabrée. On note qu'il vécut en bonnes relations avec les Capucins et avec les Jésuites. En 1746, il demanda à être relevé de ses fonctions pour se consacrer à l'apostolat actif. Comme on l'engagea à ne pas donner suite à cette demande, il s'y résigna, et continua de faire ses comptes, de donner l'hospitalité aux nouveaux missionnaires qui passaient à Pondichéry pour se rendre à leur destination, et aux anciens qui venaient se reposer à la procure. Ses lettres donnent des détails sur les luttes des Français et des Anglais dans l'Inde ; le récit des différents sièges de Madras ou de Pondichéry, celui des victoires de La Bourdonnais, de Dupleix, et des difficultés de Lally-Tollendal et de Moracin, y alternent avec les comptes des dépenses et des recettes, et parfois aussi avec la question des Rites malabares ou celle du Règlement général de la Société des M.-E.
    En 1756, il fut choisi comme provicaire par Mgr Brigot, vicaire apostolique du Siam ; mais il n'exerça pas cette fonction, et resta à Pondichéry. En 1761, il reçut des Anglais, maîtres de la ville, l'ordre de se retirer dans une paroisse voisine, à Ariancoupam ; et bientôt après, il fut obligé de partir pour Tranquebar où il resta plus de deux ans. Quand il rentra à la procure en 1765, il trouva la maison complètement dévastée, les murs seuls restaient ; il la restaura. En 1771, le Séminaire des M.-E. crut que les missionnaires du Siam le choisiraient pour être leur député, et, dans la Lettre Commune du 4 janvier 1772, il déclara que, si le missionnaire était nommé, il prendrait rang parmi les directeurs. Cette éventualité ne se présenta pas.
    En 1774, Mathon succéda à Pigneau de Béhaine dans les fonctions de supérieur du Collège général établi à Virampatnam ; en cette qualité, il adressa plusieurs lettres au secrétaire de la Propagande, Etienne Borgia, auquel il envoya des monnaies indiennes. C'est sous son supériorat, que, le 10 mai 1775, par les lettres In ipso (Collect., p. 144, n° 296), le Pape Pie VI approuva le Collège général, et le mit sous la protection du Saint-Siège. Mathon mourut à Pondichéry le 8 novembre 1778.
    Notes bio-bibliographiques. - N. L. E., ii, p. 178 ; v, pp. 391, 407, 424, 430, 465.
    Hist. miss. Inde, Tab. alph. - Les miss. cath. dans l'Inde, Tab. alph.


    • Numéro : 179
    • Année : None