Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Charles Albert MATHERN

[ 1349 ] MATHERN Charles, Albert Missionnaire Se-tchoan Méridional - Suifu -------------- Charles, Albert MATHERN naquit le 28 juin 1853, à Saint Pierre-Bois, ( St-Peterholz-Hohwarth), diocèse de Strasbourg, département du Bas-Rhin.
Add this

    [ 1349 ] MATHERN Charles, Albert

    Missionnaire

    Se-tchoan Méridional - Suifu

    --------------

    Charles, Albert MATHERN naquit le 28 juin 1853, à Saint Pierre-Bois, ( St-Peterholz-Hohwarth), diocèse de Strasbourg, département du Bas-Rhin.

    Le 21 septembre 1874, il entra, laïque, au séminaire des Missions Etrangères. Tonsuré le 10 octobre 1875, minoré le 11 mars 1876, sous-diacre le 23 septembre 1876, diacre le 24 février 1877, ordonné prêtre le 22 septembre 1877, il reçut sa destination pour le vicariat apostolique du Se-tchoan Méridional (Suifu), qu'il partit rejoindre le 29 novembre 1877.

    Arrivé dans sa mission en 1878, il commença par étudier la langue, se perfectionna, et acquit une grande facilité d'élocution. A la fin de 1878, Mgr. Lepley lui confia l'administration du district de Kuin-lin, au sud de Suifu, dans la partie du vicariat dite \Bas méridional". Ce vaste territoire montagneux comprenait de nombreuses chrétientés dispersées dans plusieurs sous-préfectures. M.Mathern les visitait à pied.

    En 1886, il fut nommé professeur au séminaire où il enseigna pendant un an. En 1887, envoyé dans le nord du vicariat, il fut chargé du district de Hong-ya qui comptait plusieurs vieilles chrétientés et de celui de Tan-lin où aucun établissement chrétien n'était encore implanté. En 1892, il ouvrit cette dernière sous-préfecture à la prédication de l'Evangile où plusieurs dizaines de personnes avaient demandé à devenir catéchumènes ; le jour de la Pentecôte 1892, les premiers néophytes furent baptisés.

    En 1893, M. Mathern laissa à M. Benjamin Brotte le soin du district de Hong-ya pour mieux se consacrer à l'évangélisation des non-chrétiens et à la formation spirituelle des 300 nouveaux chrétiens de la sous-préfecture de Tan-lin, où il avait réussi à acheter un terrain, et à bâtir une petite résidence. En 1894, il écrivait dans son compte-rendu :.."J'ai pu baptiser 35 adultes cette année, et enregistrer 60 nouveaux adorateurs ou ccatéchumènes. Je travaille actuellement à former deux nouvelles chrétientés : la première à l'ouest, la seconde à l'est..." Parmi les habitants de la ville de Tan-lin, quelques dizaines d'adultes étaient baptisés.

    En 1896, M. Mathern fut obligé d'aller se soigner au sanatorium de Béthanie à Hong-Kong car, comme certains autres missionnaires, il avait été éprouvé par la récente persécution de 1895.

    Rentré en France en 1897, il sut se rendre utile, en suppléant le curé de Molkirch, pendant une longue absence. Il remplit les fonctions de chapelain au pélerinage de Marienthal, et il fut enfin chargé à Birch-Wilers, de l'aumônerie d'un orphelinat important.

    En 1908, sa santé s'étant rétablie, M.Mothern reprit le chemin de la Chine, et rentra dans sa mission du Se-tchoan méridional. Dans les derniers jours du mois d'août 1911, la révolution, commencée à Chengtu, éclata à Suifu et dans toute la région. Le 10 septembre 1911, la foule pilla une partie de la préfecture. Le danger continuant, Mgr.Chatagnon, MM. Gourdin, Benezet, Raison et Mathern et les religieuses de Suifu s'embarquèrent pour Chungking, le 13 septembre 1908.

    En 1914, M. Mathern prit en charge le district de Houan-kiang ; pendant les quatre ans qu'il y travailla, malgré bien des tribulations, il tripla le nombre de chrétientés, et doubla le chiffre des fidèles. Dans son dernier compte-rendu de 1918, il écrivait :.."L'école de filles que j'avais établie à Chouang-long-tchang, chez les Lo, a été pillée. Après avoir enfoncé la porte, les brigands ont blessé à coups de couteau, le maitre et la maitresse, volé plusieurs centaines de ligatures et pris tous les effets de l'institutrice. C'était le 30 décembre 1917; depuis ils continuent leurs exploits et interceptent toutes les routes..." Lui même, parti en barque pour visiter ses confrères, fut attaqué à coup de fusil. Les deux passagers qui l'accompagnaient furent fusillés sur le bord du fleuve.

    En 1918, à la suite d'une visite à pied de ses stations, malgré la pluie et par des chemins affreux, il fut saisi d'une fièvre pernicieuse qui l'emporta en quatre jours. Il décéda le 4 octobre 1918 au soir, à Houan-kiang. Il fut inhumé dans le cimetière des missionnaires près du grand séminaire de Ho-ti-keou.


    Décembre 2000
    Mémorial MATHERN Charles, Albert page 2



    "
    • Numéro : 1349
    • Année : None