Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Charles MASSOT

P. CHARLES MASSOT ( 1911 - l977 ) Missionnaire de Pondichéry Il naquit le l7 Septembre l911, à Caluire , diocèse de Lyon. Il fit ses études dans plusieurs écoles libres : St. Clair, St. Eucher, St. François de Sales. Il termina son cycle secondaire en Juillet l928 à l'école de la Roche. Il connut de graves ennuis de santé : appendicite en Septembre l92, suivie d'une typhoïde en Octobre. Ce n'est donc que le l4 Février l929, qu'il put entrer au Séminaire
Add this
    P. CHARLES MASSOT ( 1911 - l977 )
    Missionnaire de Pondichéry
    Il naquit le l7 Septembre l911, à Caluire , diocèse de Lyon. Il fit ses études dans plusieurs écoles libres : St. Clair, St. Eucher, St. François de Sales. Il termina son cycle secondaire en Juillet l928 à l'école de la Roche. Il connut de graves ennuis de santé : appendicite en Septembre l92, suivie d'une typhoïde en Octobre. Ce n'est donc que le l4 Février l929, qu'il put entrer au Séminaire

    vint au Collège St. Joseph de Cuddalore, puis à Pondichéry, pour y apprendre l'anglais et le tamoul.
    En Juin l937, il fut nommé vicaire à Viriyur, une des plus grosses paroisses du diocèse. En Mars l938, il fut nommé curé de Nangathur, où il resta jusqu'au 1er Octobre 1941. Il y fut un missionnaire très zélé, faisant de longues randonnées à bicyclette pour visiter ses paroissiens.
    Il serait resté volontiers dans cette belle paroisse, si Mgr. Colas n'avait pas eu besoin de lui comme planteur à la planta

    tion de café de Yerkaud. Il accepta sans enthousiasme. Etre venu en Mission pour convertir les païens, et se voir lancé dans le monde des affaires profanes n'a rien de très emballant. Le P. Massot se rendit auprès du P. Cappelle, qui lui apprit le métier en quelques mois. Alors le P. Massot quitta Balmadies et alla s'installer dans l'autre plantation, San José, où il dut habiter dans un vieux bungalow désaffecté, sans aucun confort.. Le P. Cappelle mourut presque subitement le 27 Mars l943, et le P. Massot se vit dans l'obligation de lui succéder. Il devint très vite un planteur expérimenté que ses voisins consultaient volontiers. En 1950, le P. Lafrenez lui fut adjoint, pour résider à Balmadies, tandis que le P. Massot continua à garder les comptes des deux plantations.
    Malheureusement , après l'Indépendance de l'Inde, les syndicats indiens devinrent vite \ anti-patrons", On comprit vite que le temps des missionnaires étrangers, dans de telles positions, était révolu. Le P. Massot quitta la plantation en 1960, à l'occasion de son congé en France.
    A son retour de France, le P. Becker vint lui proposer de venir avec lui à l'École Normale de catéchistes à Tindivanam. Pendant quelques années, il tint les comptes de cette école, mais en 1968, il dut se faire opérer d'une hernie. Malgré cette opération il continua à souffrir de l'estomac, avec de violents maux de tête. Il dut alors rentrer de nouveau en France pour se soigner. A son retour en 1970, il fut nommé économe du Sanatorium St. Théodore, à Wellington.Il fit un travail énorme mais dû donner sa démission à cause de sa santé. Il revint en France pour être opéré par le professeur Cormier. Il s'agissait d'un anévrisme, d'une sténose de l'artère rénale, d'autres différentes sténoses et d'un calcul biliaire. Il se remit bien de toutes ces opérations. Il pensait rester en France; on l'envoya alors dans notre maison de Lauris. Il se trouva là près de sa famille, où il pouvait se rendre de temps en temps.
    Au bout de quelques mois, ayant obtenu son visa pour l'Inde, il retourna à Pondichéry. Il s'envola pour Madras fin Janvier 1976. Il devint le " socius " du P. Lafrenez à Villupuram. Puis, se sentant un peu plus fort pour travailler, il vint à Pondichéry comme aumônier d'une école de St. Joseph de Cluny, à Lawspet, près de l'hôpital de la Faculté de Médecine de JIPMER. Au bout d'un certain temps, il se plaignit de troubles urinaires, et dut être hospitalisé le 22 Janvier à Jipmer. Mais pour lui insérer un rein artificiel, le P. Pennel le conduisit au grand hôpital de Vellore. Sa tension artérielle était si basse que les docteurs ne purent rien faire, et le P. Massot expira, sans reprendre connaissance. On ramena son corps à Pondichéry, où il fut exposé dans un salon de l'Archevêché. Mgr. Selvanathar présida la cérémonie des obsèques à la cathédrale, avec l3 concélébrants. La foule emplissait l'église : religieuses, anciens élèves de Tindivanam et anciens paroissiens. Il avait voulu mourir dans sa Mission. C'est ce qui arriva. Il passa sa vie missionnaire en faisant le bien, et tout ce qu'il fit, il le fit aussi parfaitement que possible. Il fut un bon serviteur, en toute simplicité et humilité, sans faire de bruit. C'est à de telles âmes que le Royaume des cieux est promis.
    MASSOT

    Charles

    (1911 - 1977)

    [3553]

    MASSOT Charles.

    Références biographiques
    AME 1936 p. 95. 240 (note). photo p. 140. 1938 p. 48. + père. CR 1936 p. 233. 1938 p. 210. 1961 p. 86. 1962 p. 98. 1963 p. 110. 1964 p. 68. 1965 p. 133. 1966 p. 175. 1967 p. 120. 122. 1969 p. 139. 141. 1974-76 p. 188. BME 1928 p. 448. 1936 p. 314. 463. 679. 1940 p. 634. 1941 p. 61. 1951 p. 152. 508. 1952 p. 769. 1953 p. 308. 1955 p. 798. 1956 p. 383. 1957 p. 656. 1959 p. 880. 1960 p. 733. EPI 1965 p. 562. EC1 N° 154. 330. 335. 469. 473. 678. 680. 691. NS 5P150. 14P446. 24/C2. 31/C2. 36P308. 59P16. 76/C2 p. 206. 77P238. 94/C2. 105/C2. MEM 1977 p. 12.



    "
    • Numéro : 3553
    • Année : None