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Jean Marie MARTIN

[1609] MARTIN Jean-Marie Missionnaire Tonkin Occidental (Hanoï) - Tonkin Martime (Phat-Diêm) - Thanh-Hoa -----------------------
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    [1609] MARTIN Jean-Marie

    Missionnaire

    Tonkin Occidental (Hanoï) - Tonkin Martime (Phat-Diêm) - Thanh-Hoa

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    Jean-Marie MARTIN naquit le 6 août 1861, à Jacob-Elle-Combette,petit village situé sur l'une des collines qui dominent la ville de Chambéry, diocèse de Chambéry, département de la Savoie. Depuis plusieurs siècles sa famille était établie dans cette commune; son grand père qui en fut le maire pendant plus de 50 ans,était aussi le plus ancien maire de France. A ce titre, Napoléon III lui donna la Croix de la Légion d'Honneur.

    Jean-Marie était le dernier né d'une famille de huit enfants dont trois devinrent prêtres. Doué d'une belle intelligence, il fit ses études secondaires au Collège de St.Pierre d'Albigny. Sa rhétorique terminée, ayant appris que son ami Jacques Sibuet entrait au séminaire des Missions Etrangères, il rédigea sa demande d'admission. Sa lettre fit assez mauvaise impression. Certains directeurs du séminaire ne virent dans son auteur qu'un original; le supérieur, M.Rouseille, et quelques autres pensèrent que cette originalité pouvait cacher de véritables qualités de coeur.

    Admis, M.Jean-Marie Martin encore laïque,se présenta au Séminaire des Missions Etrangères, le 30 septembre 1880. Malgré son tempérament turbulent, il se plia au règlement de la communauté. Ordonné prêtre le 20 septembre 1884, il reçut sa destination pour le Vicariat Apostolique du Tonkin occidental (Hanoï) qu'il partit rejoindre le 5 Novembre 1884.

    Arrivé au Tonkin, à la fin de 1884, Mgr. Puginier l'envoya à Keso pour commencer l'étude de la langue viêtnamienne. Il y trouva M.Mollard, son compatriote, supérieur du grand séminaire. Peu de temps après,pour se perfectionner en langue, il fut nommé vicaire à Bai-Vàng, chrétienté située à deux kms du petit séminaire de Hanoi. Il profita beaucoup des conseils de M. Cosserat, supérieur de cette maison, malgré une première rencontre peu cordiale. M.Martin avait imaginé de faire son entrée dans cet établissement au son du cor de chasse. Il alla ensuite à Nam-Xang, où pendant quinze mois, il travailla sous la direction de M. Ramond.

    En 1887, Mgr. Puginier confia à M. J.M Martin le district de Ke-Dàm. En raison des fortes pressions exercées contre eux, il alla résider chez des nouveaux chrétiens perdus au milieu de milliers de non chrétiens. En juillet 1890, le village de Le-Xa, dans la province de Phu-Ly demanda à devenir chrétien; en septembre 1892, M.J.M. Martin baptisa les mieux instruits. Cela irrita certains notables qui firent arrêter deux catéchistes et quatre chrétiens; le 10 octobre 1892, la chapelle et le catéchuménat furent incendiés. Il rencontra aussi de graves difficultés dans le district de Ngô-Khê où un nombre important de chrétiens firent défection, en raison des mêmes pressions.

    En 1898, M. JM.Martin se présenta à Mgr. Gendreau, pour reprendre l'évangélisation du Châu-Laos. Le 3 décembre 1898, M. J.M. Martin et ses compagnons s'installèrent à Phong-Y, village situé à l'entrée des montagnes et centre d'un gros marché, où affluaient montagnards.et laotiens. A cause de cela, Phong-Y fut choisi comme chef lieu provisoire du district du Châu-Laos; M.JM. Martin en reçut la charge. En mars 1899, il alla visiter les tribus de Na-ham, de Muong-Pun et de Na-mun où il trouva de nombreux chrétiens restés fidèles, malgré les évènements tragiques de 1884. Il célébra à Na-mun, les fêtes de Pâques 1899 \dans une chapelle de feuillage sur les bords du torrent", en présence de tous les chrétiens. En 1900, il recueillit les glorieux restes de M.Tamet, de ses catéchistes Van-Dinh,Tuê,et de son servant Xuyên, massacrés le mercredi saint, 9 avril 1884, à Ban-Hua-Tau, au Chau-Laos.Il les déposa dans l'église de Phong-Y. Chaque année,pour visiter et aider ses confrères, il fit de longs voyages dans ces montagnes insalubres; aussi dût il quitter Phong-Y pour la seconde fois, en 1902,et se rendre à Béthanie, à Hong-Kong afin de rétablir sa santé.

    En 1902, Mgr. Marcou jugea bon de confier ce district, difficile à visiter, à un supérieur, choisi par les missionnaires se trouvant sur place. Dès lors, M.Martin se consacra à la région de Phong-Y ,où,il fonda plusieurs chrétientés, et construisit l'église consacrée par Mgr. Marcou le 20 mars 1907. En 1902, il éleva une grande maison en bambous pour servir de dispensaire. En 1910, l'établissement comprenait une Sainte Enfance, une maison de 40 lits pour les malades,un pavillon pour les contagieux,un logement pour les infirmières, et une chapelle. Pour réaliser ce programme, il reçut de l'aide pécuniaire de M.Pasquier, résident de France à Thanh-Hoa, et de M.Robin. Gouverneur Général de l'Indochine. L' année 1910 fut aussi marquée par une grave épidémie de choléra dans la province. Le Gouvernement reconnut le dévouement de M.JP Martin et de son personnel, en lui décernant une décoration.

    En 1912, à la suite d'une grave maladie, il dût rentrer en France. Au début de la grande guerre, il revint prendre son poste à Phong-Y, puis en 1915, fut nommé à Thanh-Hoa où il resta jusqu'à la fin de la guerre. En 1919, le Conseil du Séminaire de Paris le rappela en France, pour faire connaitre les missions dans les collèges et séminaires de France.

    De retour dans sa mission, en novembre 1923, Mgr.Marcou lui confia le centre d'évangélisation de Sam-son, station balnéaire près de l'embouchure du Song-Ma, à 16 kms de Thanh-Hoa. Il fonda une infirmerie et bâtit une église, les villages voisins s'ouvrirent à la foi. En 1932, année de l'érection du nouveau vicariat apostolique de Thanh-Hoa, détaché de Phat-Diêm,il se retira au petit séminaire à Ba-Lang.

    Quoique fatigué,en Janvier 1935,il voulut assister à la retraite annuelle des missionnaires, mais il ne pût en suivre les exercices. Le 6 février 1935, sur sa demande, on le conduisit à la clinique St. Paul à Hanoï. Il y mourut dans la nuit du 12 au 13 février 1935. Ses obsèques se déroulèrent au matin du 14 Février 1935.

    Références bibliographiques

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    Janvier 1995
    Mémorial MARTIN Jean-Maie page


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    • Numéro : 1609
    • Année : None