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Guy Jean MARCHAND

[ 3724 ] MARCHAND Guy,Jean Missionnaire Moukden - Yingkow - Chengtu - Hongkong - Saïgon -------------
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    [ 3724 ] MARCHAND Guy,Jean

    Missionnaire

    Moukden - Yingkow - Chengtu - Hongkong - Saïgon

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    Guy, Jean MARCHAND naquit le 14 septembre 1921, à Combrand, \commune où pendant la Révolution Française, la guerre de Vendée avait fait 600 morts sur 900 habitants", diocèse de Poitiers, département des Deux-Sèvres. Son père tenait un petit commerce, et était secrétaire de mairie. La famille comptait sept enfants, deux garçons et cinq filles. Après ses études primaires à Combrand, Guy entra, à l'âge de dix ans, à l'école cléricale de Châtillon-sur-Sèvre; en octobre 1934, il alla au petit séminaire diocésain à Montmorillon où il resta cinq ans, et y fit une année de philosophie.

    En juin 1939, ayant manifesté son désir de ne pas servir dans le diocèse de Poitiers, M.L'Abbé Backis, Vicaire Général, au nom de l'évêque, lui donna son "exeat", le 15 du même mois. Ainsi, M. Guy Marchand fut admis aux Missions Etrangères, le 8 août 1939. Survint la guerre; les jeunes directeurs étant mobilisés, le supérieur du séminaire de Paris lui demanda, en octobre 1939, de se diriger, au titre d'aspirant des Missions Etrangères, vers le grand Séminaire de Poitiers où son frère était séminariste.

    Le 1er octobre 1940, M.Marchand entra au séminaire des Missions Etrangères à Paris. La situation politique en ce temps de guerre, l'obligea à séjourner à Querrien, dans le Finistère, d'octobre 1943 à septembre 1944. Sous-diacre le 24 février 1945, ordonné prêtre le 22 avril 1945, il reçut en juillet 1945, sa destination pour le vicariat apostolique de Moukden. Agrégé temporaire à la Société des Missions Etrangères le 15 septembre 1945, il quitta Paris le 12 août 1946, pour rejoindre sa mission où la défaite du Japon, et l'effondrement du Mandchoukouo avaient laissé la place à l'invasion soviétique et à la guerre civile.

    Arrivé en Chine, M. Guy Marchand étudia le chinois durant huit mois à Pékin. En 1947, professeur au petit séminaire de Moukden, il étonnait ses élèves par sa connaissance étendue de la langue chinoise. Vers septembre 1948, en raison de l'occupation presque entière de la Mandchourie par les troupes communistes, et des menaces de famine, M. Vérineux, supérieur de la mission de Moukden, fit évacuer par avion, les élèves du séminaire vers le petit séminaire régional de Pékin. M. Marchand, ayant perdu son emploi de professeur, quitta Moukden et alla poursuivre ses études de chinois à Pékin. Vers décembre 1948, il se replia sur la procure de Shanghai, où, sous la direction de deux professeurs de Pékin, il peaufina ses connaissances linguistiques en compagnie de M.Pierre Decroocq et de cinq autres confrères destinés à la Mandchourie.

    La situation en Chine se dégradant, tous gagnèrent Hongkong où ils arrivèrent le 22 janvier 1949 ; trois jours plus tard, ils furent dirigés vers Macao où ils restèrent six mois; c'est là que ces sept jeunes missionnaires reçurent une nouvelle affectation provisoire vers d'autres missions de Chine. Tout le groupe revint alors à Hongkong, le 17 juin 1949.

    Destinés au vicariat de Chengtu, MM. Guy Marchand et Léon Trivière quittèrent Hongkong, le 30 juin 1949, et, par avion, depuis Chungking, arrivèrent dans leur nouvelle mission, le 24 juillet 1949. Envoyés chez M. Paul Audren, recteur de l'église de Itongkiao, en ville de Chengtu, ils continuèrent leurs études du chinois, en pratiquant le setchoannais. Avec l'aide de la Légion de Marie, ils visitèrent les familles, et travaillèrent dans les centres catéchistiques de la paroisse.

    En 1950, M.Guy Marchand fut nommé vicaire de M.Paul Audren. En 1951, les troupes communistes occupèrent la ville de Chengtu. Le comité directeur de la réforme religieuse se montra violent contre les missionnaires. Vers août 1951, ceux d'Itongkiao durent quitter leur résidence pour rejoindre l'évêché. Mais avant leur départ, ils eurent à subir un jugement populaire en tant que suppôts de la Légion de Marie, et opposants à l'Eglise nationale chinoise. A compter du 9 novembre 1951, avec les autres missionnaires, M.Guy Marchand devint un prisonnier.

    Expulsé de Chine, il arriva à Hongkong le 12 janvier 1952, et le 1er février 1952, fut affecté à la maison de Nazareth, puis à celle de Béthanie, où, avec l'aide de trois collaborateurs chinois, il travailla à la traduction du missel romain, qui fut édité en 1956, sous le titre "Missel Quotidien des Fidèles, en chinois" et dont un exemplaire fut offert au Pape Pie XII, le 12 mars 1956.

    Ce travail achevé, M.Guy Marchand partit en congé en France où il arriva le 19 avril 1956. Le 15 septembre 1956, à titre temporaire, il fut nommé professeur à Beaupréau; mais avant de prendre ses nouvelles fonctions, il participa au Congrès International de Pastorale Liturgique qui se tint à Assise du 18 au 22 septembre 1956.

    Le 15 juillet 1957, M.Guy Marchand fut affecté au vicariat apostolique de Saïgon qu'il rejoignit le 12 août 1958. Vicaire à N.D. de la Paix jusqu'en 1959, il travailla ensuite au Centre catholique chinois de Cholon, dirigé par M. Paul Richard; chargé, à l'Institution Sainte Thérèse, d'un cours de religion par correspondance, il toucha très vite près d'un millier de personnes. Le 27 février 1960, dans un mandarin parfait, il présenta au Cardinal Tien en route pour Taïwan, et en escale à Saïgon, le Centre Catholique Chinois et l'Institution Sainte Thérèse, une des meilleures écoles secondaires de la ville.

    Le 22 mai 1962, M.Guy Marchand, sérieusement fatigué, fut contraint de rentrer en France. Revenu dans son diocèse d'origine, en novembre 1964, il fut curé à Saint Julien l'Ars, dans le département de la Vienne. A sa demande, le 10 octobre 1970, il fut nommé "prêtre ouvrier en paroisse", et travailla aux PTT faisant le remplacement des facteurs. A partir du 11 octobre 1971 jusqu'au 30 avril 1972, il se mit au service d'une entreprise d'exploitation des plastiques. Prêtre au travail, à Châtellerault, en 1972, et ensuite, muté dans une paroisse de cette ville en 1974, il fut déchargé de toute responsabilité paroissiale en 1978.

    Installé dans un deux-pièces, dans la cité des Renardières, sur la rive gauche de la Vienne, "je vis comme un moine dans mon H.L.M, écrit il à son supérieur, mais je suis heureux comme ça...Prêtre au milieu des non-pratiquants, c'est la vie que je veux. " Consacrant son temps libre à l'étude de la Parole de Dieu, il assura le ministère que lui confiait le prêtre responsable du quartier.

    Le 16 septembre 1992, il entra à l'hôpital de Châtellerault pour une opération bénigne. Des problèmes aux reins prolongèrent son hospitalisation. Le 6 octobre 1992, il subit une nouvelle intervention. Aidé dans ses derniers moments par le P. Pierre Martseau, aumônier de l'hôpital, c'est là qu'il rendit son âme à Dieu, le 21 décembre 1992.


    Novembre 2000

    Bibliographie :

    Missel Quotidien des Fidèles en Chinois,
    édité par la Catholic Truth Society de Hong-Kong, 1956,
    un volume 12 x 18, 1364 pages sur papier indien ;
    relié carton sous papier toile noir, signets,
    tranche rouge, impression rouge et noir.
    Préface de son Excellence Monseigneur Laurent Bianchi,
    Évêque de Hongkong.
    Mémorial MARCHAND Guy, Jean page 3
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    • Numéro : 3724
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