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Etienne Marie Alphonse MAMET

MAMET Étienne (1912 - 1976) [3611] MAMET Étienne est né le 30 juin 1912 aux Flins, diocèse de Besançon (Doubs). Il fit ses études primaires dans sa paroisse et ses études secondaires à N.D. de Consolation. En 1931, il se dirigea vers le Séminaire de Faverney pour y étudier la philosophie. Puis en 1933, il fit sa demande d'entrée aux Missions Étrangères. Il était encouragé dans sa vocation par l'exemple des Saints Cuenot, Gagelin et Marchand originaires du Doubs.
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    MAMET Étienne

    (1912 - 1976)

    [3611] MAMET Étienne est né le 30 juin 1912 aux Flins, diocèse de Besançon (Doubs). Il fit ses études primaires dans sa paroisse et ses études secondaires à N.D. de Consolation. En 1931, il se dirigea vers le Séminaire de Faverney pour y étudier la philosophie. Puis en 1933, il fit sa demande d'entrée aux Missions Étrangères. Il était encouragé dans sa vocation par l'exemple des Saints Cuenot, Gagelin et Marchand originaires du Doubs.

    Il arriva au Séminaire de Bièvres le 14 septembre 1933. Ensuite il vint à Paris, au Séminaire de la rue du Bac, pour ses études de théologie. Il fut ordonné prêtre le 29 juin 1938. Destiné à la Mission de Nanning, au Kwang-si, il s'embarqua à Marseille le 13 septembre 1938.

    Arrivé en Chine, il resta à l'évêché de Nanning pour y apprendre le dialecte cantonnais, dialecte qui est parlé par les Chinois de cette région. Au bout d'un an, il fut envoyé à Paksha, au Petit Séminaire qui comptait 156 séminaristes. À cette époque sévissait la guerre sino-japonaise, et il dut se rendre chez le Père Labully pour y soigner les blessés, victimes de la guerre. Il se donna de tout son coeur au soulagement de ces malheureux, aidé d'une vierge chinoise. Une trentaine de blessés demandèrent le baptême à l'article de la mort. En 1941, le Père Labully mourut et le Père Mamet devint curé du district. Malgré toutes les difficultés de la guerre, il poursuivit le travail missionnaire, aidé par les religieuses de la Sainte Famille. Mais il ne dispose pas des catéchistes qu'il voudrait et il se tue à la tâche, si bien que sa santé se détériore et il est obligé de rentrer en France en 1947 pour se soigner.

    Ce n'est qu'en 1949 qu'il retrouve assez de forces pour faire un peu de ministère, comme aumônier dans le diocèse de Blois. Mais la nostalgie de la Chine s'empare de lui et il désire retourner à Nanning. Hélas, en Chine, les communistes ont pris le pouvoir et les missionnaires sont expulsés.

    Comme il connaissait le cantonnais, il fut affecté à la Mission de Malaisie, où il se rendit, le 7 mars 1952 pour son nouveau champ d'apostolat. Après un bref séjour à Kuala Lumpur, il alla s'installer à Kajang, une localité au sud de Kuala Lumpur. Là, il trouva une église délabrée, en raison des bombardements japonais, et il se mit à la tâche pour la démolir et en construire une nouvelle, qu'il dédia à la Sainte Famille. La nouvelle église fut bénie par Mgr Vandergon en 1956.

    À cette époque, on eut besoin de lui pour aller sur la montagne de Cameron Highlands, à Tanah Rata, pour tenir la maison régionale. Arrivé en 1957 dans cette maison d'altitude, il fut également chargé des chrétiens travaillant dans les plantations de thé ou travaillant dans les nombreux jardins aménagés par les Chinois dans les environs.

    En 1958, il eut l'ordre de regagner Singapore. Il fut affecté au service des Procures, et devint l'adjoint du Père Duquet à la Procure de Singapore. Il resta là une dizaine d'années, heureux de pouvoir rendre service également à la paroisse Ste Bernadette dans le quartier. Il ne quitta Singapore que pour un petit séjour à Saïgon, pour remplacer le Père Savel durant son absence pour son congé en France. En 1964, le Père Savel fut rappelé à Paris, et le Père Mamet alla le remplacer à Saïgon comme Procureur.

    Toujours prêt à rendre service, le Père Mamet ne savait pas suffisamment mesurer ses forces, et il tomba malade. Toutefois, il ne put rentrer en France qu'en 1975, alors que les événements politiques et militaires en Indochine forcèrent les missionnaires à quitter le pays. Rapatrié en mars 1975, il se retira à Montbeton, et c'est là qu'il mourut le 20 janvier 1976.

    En Chine, en Malaisie, au Vietnam, le Père Mamet fut entouré de l'affection de tous. Il fut bon pour tous, tout en étant porteur de joie et de paix. Dans les heures tragiques du Vietnam, pendant les dernières années, combien de confrères arrivant à Saïgon, fatigués, inquiets, parfois angoissés, ont retrouvé le calme après plusieurs heures de conversation avec le Père Mamet, car il était l'homme de l'accueil, et cela dans tous les postes où il est passé.



    Références bio-bibliographiques

    AME 1938 p. 224. CR 1938 p. 235. 1940 p. 68. 131. 1947 p. 48. 177. 1952 p. 64. 1954 p. 66. 1957 p. 68. 1958 p. 93. 1963 p. 23. 1969 p. 80. 1974-76 p. 261. BME 1933 p. 883. 1937 photo p. 791. 1938 p. 635. 789. 693. 1939 p. 203. 1940 p. 278. 496. 535 (art.). 536. 557. 615. 696. 697. 751. 1941 p. 338. 1948 p. 50. 228. 229. 234. 342. 1949 p. 644. 1950 p. 689. 1952 p. 278. 1953 p. 50. 1954 p. 683. 689. 691. 809. 1955 p. 933. 1000. 1956 p. 909. 1084-1087. 1958 p. 464. 465. 518. 519. 520. 634. 1072. 1959 p. 267. 980. EPI 1962 p. 696. 1963 p. 873. ECM oct/42 p. 154. fév/45 p. 98. oct/45 p. 193. 224. EC1 N° 272. 383. 458. 515. 648. EC2 N° 6/C3 - 10P303 - 15P15 - 16P49. 51 - 17/C2 p. 83 - 26P22 - 38P48 - 50P81 - 57P305. 306 - 61P84 - 85/C2 p. 131 - 86P176 - 90P307 - 91P334 - 94/C2 - 95P112. MEM 1976 p. 9.

    • Numéro : 3611
    • Année : None