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Jean Baptiste MALO

[3507] MALO Jean-Baptiste est né le 2 juin 1899 à La Grigonnais (Loire-Atlantique) dans le diocèse de Nantes. Après ses études primaires à Paceul, et ses études secondaires à Saint-Lo, il entre laïc au Séminaire des Missions Etrangères le 15 septembre 1928. Ordonné prêtre le 1er juillet 1934, il part le 16 septembre suivant pour la mission de Lanlong, en Chine. Dès son arrivée, il s'en va à Uang-mou chez son compatriote le P. Pouvreau, pour y étudier la langue chinoise et s'initier en même temps aux us et coutumes du pays.
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    [3507] MALO Jean-Baptiste est né le 2 juin 1899 à La Grigonnais (Loire-Atlantique) dans le diocèse de Nantes. Après ses études primaires à Paceul, et ses études secondaires à Saint-Lo, il entre laïc au Séminaire des Missions Etrangères le 15 septembre 1928. Ordonné prêtre le 1er juillet 1934, il part le 16 septembre suivant pour la mission de Lanlong, en Chine. Dès son arrivée, il s'en va à Uang-mou chez son compatriote le P. Pouvreau, pour y étudier la langue chinoise et s'initier en même temps aux us et coutumes du pays. Au mois de septembre 1935, il est chargé du district de Paopaochou. Plein de zèle, il entreprend aussitôt la visite des stations du district, dont certaines n'ont pas reçu la visite d'un prêtre depuis 20 ans. Il règne, en effet, une grande insécurité dans cette région montagneuse, qui est située aux confins des trois provinces de Kweichow, Kangaï et Yunnan. Les montagnes sont un refuge idéal pour tous les hors-la-loi, qui de temps en temps font des incursions dans la plaine et se livrent au pillage. Le 1er juin 1938, alors que le Père Malo se trouve dans le poste de Wangmou, des brigands armés de haches et de fusils viennent piller son presbytère à Paopaochou. En dépit de ces difficultés, le P. Malo continue à rendre visite à ses chrétientés, et réussit même à fonder quatre nouvelles écoles. Des problèmes de santé l'obligent aussi à aller se faire soigner à Lanlong en 1941, mais après sa guérison, il revient fidèlement à son poste. En avril 1948 il réussit même à aller visiter les chrétientés qui se trouvent au confluent des deux fleuves Pô et Lanpan-kiang, alors que les brigands se trouvent sur la rive opposée. A sa résidence il est toujours sur le qui-vive, et prêt à prendre le large, quand les brigands viennent piller son village. Au printemps 1951, il se trouve avec son voisin et confrère, Jean Des Pommare, quand les brigands se présentent. Ils sont alors obligés tous les deux d'aller se réfugier dans une hutte à la campagne, pendant une quinzaine de jours. Avec l'arrivée des troupes communistes, le P. Malo sera, peu de temps plus tard, arrêté et emprisonné, puis expulsé, après un jugement sommaire, en même temps que les PP. Nénot et Des Pommare. Le 4 décembre 1951, il arrive à Hongkong où il doit subir une intervention chirurgicale et va ensuite se reposer pendant quelques mois en France. Le 27 novembre 1952, il rejoint le nouveau champ d'apostolat auquel il a été affecté: la mission de Thakhek, au Laos. Il se met courageusement à l'étude de la langue laotienne et prend en charge une petite chrétienté à 10 km au nord de Thakhek. En 1953, les troupes viêt-minh progressent dans cette région, et l'armée française oblige les missionnaires à partir vers Paksé, dans le sud du pays. Croyant le calme revenu, Mgr Arnaud et ses confrères décident de revenir à Thakhek le 15 février 1954, mais sur la route ils tombent dans une embuscade des Viêt-minh qui attendent le passage d'un convoi militaire. Les missionnaires (Mgr Arnaud, et les PP. Mainier, Malo, Cozien) ainsi qu'une religieuse française sont alors arrêtés et emmenés à pied dans un camp près de Vinh, à une distance de plus de 1.200 kilomètres. Le P. Malo n'arrivera pas au bout de cette marche forcée. Ne pouvant digérer le riz mélangé de sel, qui sert de nourriture quotidienne aux prisonniers, il meurt de faim et d'épuisement, à proximité de Cua-rao, le 28 mars 1954. Il sera enveloppé dans une natte et inhumé la nuit suivante sur le bord du fleuve Song-Ca.

    Références bibliographiques

    AME 1934 p. 187. photo p. 282. 1936 p. 96. 1938 p. 268. CR 1934 p. 233. 1936 p. 86. 1937 p. 86. 87. 1938 p. 90. 1939 p. 82. 1940 p. 54. 1947 p. 341. 1948 p. 47. 48. 1949 p. 60. 1951 p. 28. 1954 p. 56. 57. 88. 1955 p. 50. BME 1928 p. 511. 1934 p. 659. 660. 812. 813. 864. 892. 1935 p. 52. 53. 193. 271. 427. 432. 514. 593. 802. 1936 p. 52. 124. 199. 520. 587. 623. 1937 p. 47. 125. 225. 431. 797. 870. 1938 p. 256. 336. 400. 538. 758. photo p. 377. 1939 p. 46. 47. 50. 128. 273. 348. 418. 565. 863. 1940 p. 50. 490. 1941 p. 311. 546. 1949 p. 113. 520. 1950 p. 335. 1951 p. 253. 440. 1952 p. 54. 59. 198. 348. 425. 647. 1953 p. 123. 205. 788. 1954 p. 490. 702. 800. 799. 913. 1029. 1143. 1146. 1955 p. 51. 101. 103. 106. 783. 817. 1956 p. 326. R.MEP n° 128 p. 54. EC1 N° 293. 295. 509. 519. 524. 529. 553. 565. 567. NS. 49P51. 58P338.


    • Numéro : 3507
    • Année : None