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Joseph Ambroise MAISTRE

[454]. MAISTRE, Joseph-Ambroise, oncle du précédent, né le 19 septembre 1808 à Entremont (Haute-Savoie), commença ses études au collège de Thônes. Il reçut la prêtrise le 16 juin 1832, et fut alors nommé vicaire à Ugine où il resta jusqu'à son entrée au Séminaire des M.-E., le 8 juin 1839.
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    [454]. MAISTRE, Joseph-Ambroise, oncle du précédent, né le 19 septembre 1808 à Entremont (Haute-Savoie), commença ses études au collège de Thônes. Il reçut la prêtrise le 16 juin 1832, et fut alors nommé vicaire à Ugine où il resta jusqu'à son entrée au Séminaire des M.-E., le 8 juin 1839.
    Il partit le 15 janvier 1840 pour la procure de Macao, et remplit les fonctions de sous-procureur, tout en instruisant quelques séminaristes chinois et coréens. En février 1842, sur ses instances, Libois, le procureur général, le laissa partir pour la Corée. Pendant près de dix ans il multiplia les tentatives pour pénétrer dans ce pays, tantôt par mer, tantôt par terre.
    A la fin de 1845 ou au commencement de 1846, après 17 jours de marche en Mandchourie, il était arrivé à une lieue de la frontière coréenne, lorsqu'il fut reconnu comme Européen, arrêté par les mandarins chinois et renvoyé. Enfin, en 1852, avec l'aide d'un jésuite, Hélot, il aborda en Corée le 29 août et se rendit à Séoul.
    Ayant été, lors de son séjour en Chine, nommé provicaire par Mgr Ferréol, il devint, après la mort de celui-ci, le 3 février 1853, supérieur intérimaire de la mission jusqu'à la nomination d'un vicaire apostolique. Il s'appliqua particulièrement à développer l'uvre de la Sainte-Enfance, et comme il était impossible de fonder le moindre établissement, il plaça dans des familles chrétiennes les enfants recueillis. Après l'arrivée de Berneux nommé vicaire apostolique en 1854, Maistre resta provicaire. Il installa en 1855 le séminaire à Pai-rong, province de Tchyoung-tchyeng. Il mourut le 20 décembre 1857, dans cette province, au village de Hoang-mou-sil dont il venait de commencer l'administration. Son corps fut inhumé sur le sommet de la montagne voisine. Sa bonté et son dévouement l'avaient rendu très cher aux chrétiens. Il conservait son calme et sa sérénité au milieu des fatigues et des tribulations. Peu avant sa mort, il écrivait à Mgr Berneux : \ Je fais tout par devoir, rien par plaisir ; mais tout avec plaisir. " Ces quelques mots le caractérisent très bien.
    Notes bio-bibliographiques. - A. P. F., xiv, 1842, p. 147 ; xvi, 1844, pp. 164, 172, 357 ; xix, 1847, p. 242 ; xxv, 1853, pp. 233, 240, 245, 424, 427 ; xxxii, 1860, pp. 118, 124. - A. S.-E., ix, 1857, p. 441 ; x, 1858, p. 459. - Am. de la Rel., cxv, 1842, p. 74 ; nouv. sér., ii, 1859, p. 530. - uv. Prop. Foi, Annecy, comp-rend., 1843 [Lettre].
    Hist. Egl. de Corée, ii, pp. 258 et suiv., 280, 301, 306 et suiv., 336, 342 et suiv., 365 et suiv., 380 et suiv., 404, 413, 423, 437 et suiv., 553.
    Collect., 1855 : n° 1410 ; 12 sept. 1855 : n° 1464.


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    • Numéro : 454
    • Année : None