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Marie Paul léon MAILLARD

MAILLARD Paul (1876 - 1967) [2601] MAILLARD Paul, Marie, Léon, est né le 12 novembre 1876 à Vincey, diocèse de St Dié (Vosges). Il fit ses études primaires à Vincey, et ses études secondaires au Petit Séminaire de St Dié. Puis il passa une année au Grand Séminaire diocésain. Alors il entra aux Missions Étrangères le 5 octobre 1898. Il fut ordonné prêtre le 23 juin 1901. Il partit le 31 juillet 1901 pour la Mandchourie méridionale.
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    MAILLARD Paul

    (1876 - 1967)

    [2601] MAILLARD Paul, Marie, Léon, est né le 12 novembre 1876 à Vincey, diocèse de St Dié (Vosges). Il fit ses études primaires à Vincey, et ses études secondaires au Petit Séminaire de St Dié. Puis il passa une année au Grand Séminaire diocésain. Alors il entra aux Missions Étrangères le 5 octobre 1898. Il fut ordonné prêtre le 23 juin 1901. Il partit le 31 juillet 1901 pour la Mandchourie méridionale.

    Après être passé par Shanghai, il débarqua au port de Yinkow. À son arrivée à destination, au lendemain de la guerre des Boxers, il trouva une Mission entièrement dévastée. L'évêque, Mgr Guillon, avec deux de ses missionnaires et deux Religieuses de la Providence de Portieux, et une foule de chrétiens, avait disparu sous les décombres de sa cathédrale incendiée. Dans tous les districts, les églises avaient été rasées, les communautés chrétiennes dispersées et cinq missionnaires massacrés.

    Après ces tragédies, le Père Maillard allait contribuer à la restauration et à l'expansion de l'Église en Mandchourie. Il débuta dans le ministère comme chef du district de Niou Tchoang, une paroisse de vieux chrétiens. Il occupa ce poste de 1902 à 1906, et fut transféré dans le district voisin de Haitcong en 1907. Il fut alors rappelé à Moukden, pour seconder le Père Baulieu au Séminaire... Il fut un très bon professeur, mais en 1909, il fut envoyé dans le district de Lin Shan, charmante petite ville située sur la route Moukden-Pékin, au bord de la mer.

    En 1914, ce fut la grande guerre. Le Père Maillard fut rappelé en France et mobilisé comme brancardier et comme interprète des travailleurs chinois. À son retour en mission en 1919, il fut nommé à Tan Chen Kiao, petite chrétienté à laquelle fut adjointe en 1922 le vaste district de Hei Shan Shien qui comptait de nombreuses communautés chrétiennes. C'est là que jusqu'en 1933, pendant onze ans, il donna le meilleur de lui-même. Excellent connaisseur de la langue chinoise, il s'adonna à la prédication et savait intéresser son auditoire. Malgré son tempérament nerveux, il réussit à vivre en bonne entente avec son vicaire chinois.

    En 1933, après un voyage en France, il fut nommé de nouveau dans le Sud, à Cha Ling, où il vécut paisiblement au milieu d'une fervente chrétienté, jusqu'en 1945, début de la guerre civile entre les troupes chinoises nationalistes et l'armée communiste. Le Père Maillard dut revenir à l'évêché de Moukden. Le 6 octobre 1946, accompagné d'un groupe de Religieuses, il prit l'avion pour Pékin. Sur la demande du Père Vérineux, vicaire capitulaire, il fut nommé supérieur de la Maison Théophane Vénard, maison récemment acquise pour recevoir les jeunes missionnaires MEP destinés à la Mandchourie et fréquentant l'école de langue dirigée par les PP. Franciscains. Le 31 octobre les Communistes entraient à Moukden, et le mois suivant entraient à Pékin.

    Malade et démoralisé, le Père Maillard quitta la direction de la maison, et prit l'avion pour Shanghai, où il fut l'hôte du Père Amiotte du 15 novembre 1946 jusqu'au 6 mai 1949, date à laquelle il se rendit à Hongkong, pour éviter de tomber aux mains des Rouges. Arrivé à Hongkong, il se vit refuser l'entrée pour une question de passeport, et fut obligé de se rendre à Macao, où il résida jusqu'en juin. Puis il fut enfin heureux d'entrer à Hongkong et de trouver refuge dans notre maison de Béthanie. À cette époque, Hongkong comptait beaucoup de réfugiés chinois du continent. M. Maillard s'occupa activement des réfugiés dans la ville de Hongkong. À cet apostolat il se dépensa corps et âme, passant la journée au milieu d'eux pour les aider spirituellement et matériellement. Le 14 décembre 1950, il dut s'embarquer pour la France, et se retirer à Montbeton, puis à Voreppe et enfin dans notre nouvelle maison de Lauris, où il résida de 1964 à 1967. Il mourut à Lauris le 18 octobre 1967.


    Références bio-bibliographiques

    AME 1901 p. 268. 1909 p. 382. 1915-16 p. 77. 1919-20 p. 35 (art.). 283. CR 1901 p. 277. 1902 p. 83. 1904 p. 57. 1905 p. 317. 318. 1907 p. 80. 1909 p. 56. 57. 69. 366. 1912 p. 71. 72. 1923 p. 42. 1924 p. 32. 33. 1925 p. 35. 1930 p. 52. BME 1922 p. 370. 1930 p. 650. 1932 p. 563. 969. 1935 p. 874. 1936 p. 273. 1949 p. 789. 1950 p. 141. 1951 p. 74. 1958 p. 754. Enc. PdM 6P3 EC1 N° 244. 252. 260. 488. 644. EC2 N° 3P66. MEM 1961/69 p. 38.

    • Numéro : 2601
    • Année : None