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Auguste-Henri-Constant MACÉ

[1262]. MACE, Auguste-Henri-Constant, qui par dévotion ajouta à ces prénoms ceux de Marie-Joseph, naquit le 19 juin 1844 à Bazoges-en-Paillers (Vendée), fit ses études au petit séminaire de Chavagnes-en-Paillers et au grand séminaire de Luçon. Après son ordination qui eut lieu le 19 décembre 1868, il fut professeur de mathématiques, puis préfet de discipline au petit séminaire des Sables-d'Olonne, où il semblait, dit un de ses biographes, avoir pris pour devise de son commandement cette parole qu'il répétait souvent : \ Il faut marcher et lestement."
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    [1262]. MACE, Auguste-Henri-Constant, qui par dévotion ajouta à ces prénoms ceux de Marie-Joseph, naquit le 19 juin 1844 à Bazoges-en-Paillers (Vendée), fit ses études au petit séminaire de Chavagnes-en-Paillers et au grand séminaire de Luçon. Après son ordination qui eut lieu le 19 décembre 1868, il fut professeur de mathématiques, puis préfet de discipline au petit séminaire des Sables-d'Olonne, où il semblait, dit un de ses biographes, avoir pris pour devise de son commandement cette parole qu'il répétait souvent : \ Il faut marcher et lestement. " Il étudia plusieurs langues : anglais, allemand, italien, russe, espagnol. Le 27 septembre 1874 il entra au Séminaire des M.-E., ce qu'il désirait depuis longtemps.
    Envoyé le 23 septembre 1875 en Cochinchine orientale, il accomplit ses premiers travaux dans la province du Phu-yen, et avec tant d'ardeur qu'il tomba malade. Quand ses forces revinrent, on le nomma professeur de rhétorique et économe au petit séminaire de Nuoc-nhi, province du Binh-dinh. Outre ses travaux ordinaires, il traduisit en annamite divers livres classiques, travail demeuré manuscrit, et s'occupa de deux paroisses voisines. En 1880, il contracta la variole au chevet d'un malade. En 1885, Mgr Van Camelbeke le nomma supérieur du séminaire de Nuoc-nhi.
    Au commencement de la persécution causée par l'expédition française au Tonkin, il fut attaqué dans son établissement ; il se défendit avec ses chrétiens depuis quatre heures du matin jusqu'à une heure après-midi ; les munitions épuisées, il se retira dans la chapelle où les assaillants mirent aussitôt le feu ; il réussit à s'enfuir, fut poursuivi, et blessé par un païen qui lui coupa la tête. C'était le 2 août 1885.
    Prévoyant sa mort, il avait écrit quelques jours avant à sa famille une lettre dont le post-scriptum était conçu en ces termes : " Mon Dieu, puisse ma mort assurer le salut de chacun de ceux que j'ai là-bas, et profiter aux chrétiens, aux païens de cette chère mission en particulier. Père, frères, sœurs, nièces, neveux, adieu ! Je vous envoie mon dernier baiser sur cette croix. "
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1884, p. 102. - A. P. F., lvii, 1885, p. 352. - M. C., xvii, 1885, p. 385 ; xxix, 1897, p. 276. - Sem. rel. Luçon, 1885-86, Sa mort, pp. 40, 170 ; Ib., p. 200 ; 1886, Sa mort, p. 282.
    Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. - Nos miss., Notice, p. 225.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1885, p. 230.
    Biographie. - Un apôtre vendéen en Annam. Le Père Henri Macé (avec portrait), de la Société des M.-E., par l'abbé Baraud, auteur de Chrétiens et hommes célèbres du XIXe siècle. - Librairie religieuse H. Oudin, 10, rue de Mézières, Paris, et 4, rue de l'Eperon, Poitiers, 1894, in-8, pp. viii-232.
    Portrait. - A. P. F., lvii, 1885, p. 327. - Voir Biographie.


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    • Numéro : 1262
    • Année : None