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Eugène LUCE

[ 1692 ] LUCE Eugène, Jean-Baptiste, Ferdinand Missionnaire Birmanie Méridionale ----------- Eugène, Jean-Baptiste, Ferdinand LUCE naquit le 22 juin 1863, à Dieppe, paroisse N.D. du Pollet, diocèse de Rouen, département de la Seine Maritime. Il fit ses études classiques au Collège d'Yvetot, où, à la fin de sa rhétorique, il se présenta au baccalauréat.
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    [ 1692 ] LUCE Eugène, Jean-Baptiste, Ferdinand

    Missionnaire

    Birmanie Méridionale

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    Eugène, Jean-Baptiste, Ferdinand LUCE naquit le 22 juin 1863, à Dieppe, paroisse N.D. du Pollet, diocèse de Rouen, département de la Seine Maritime. Il fit ses études classiques au Collège d'Yvetot, où, à la fin de sa rhétorique, il se présenta au baccalauréat.

    Le 6 septembre 1881, il entra, laïque, au séminaire des Missions Etrangères. Tonsuré le 23 septembre 1882, minoré le 22 septembre 1883, sous-diacre le 20 septembre 1884, diacre le 27 septembre 1885, ordonné prêtre le 7 mars 1886, il reçut, le même jour, sa destination pour le vicariat apostolique de la Birmanie Méridionale (Rangoon). Il partit rejoindre sa mission le 5 mai 1886 et le 10 mai 1886, il s'embarqua à Marseille, en compagnie de M. de Chirac.

    Arrivé le 11 juin 1886, à Rangoon, M. Luce resta quelques mois auprès de Mgr.Bigandet qui lui fit apprendre l'anglais. Il commença à exercer son ministère à l'école des Frères de la Doctrine Chrétienne, où il établit la congrégation des enfants de Marie. En même temps, il se mit à l'étude de la langue chinoise; avec quelques chrétiens et une vingtaine de catéchumènes, il créa une petite chrétienté chinoise, à la paroisse de la cathédrale de Rangoon, où il remplissait les fonctions de vicaire.

    En 1889, M. Luce succéda à M. Joseph Gandon à la tête du district de Thonzeh, ville à 70 milles au nord de Rangoon, desservie par la ligne de chemin de fer reliant la capitale à l'importante cité de Prome. En mai 1890, il fut aidé par M.Félix Perroy auquel il remit, en novembre 1890, une partie de son district; quant à lui, il s'en alla plus au nord, pour fonder celui de Giobingauk, à mi-chemin sur la voie ferrée entre Thonzeh et Prome. Les centres très populeux de Mincha, d'Insein, de Prome y furent rattachés.

    A son arivée à Giobingauk, il se procura un cheval, pour parcourir les plaines et les montagnes de son district; il acheva la construction de sa résidence; il réorganisa les deux écoles pour les garçons; en 1894, il les plaça sous la surveillance d'un séminariste eurasien M. M.J. Malcom. Elles comptaient une soixantaine d'élèves et marchaient fort bien. Il bâtit une école pour les filles carianes qui fut bénite en avril 1895, par Mgr. Bigandet, et en confia la direction à des religieuses autochtones.

    En 1891, il enregistra 274 baptêmes d'adultes ; tout en instruisant un village catéchumène carian, à sept milles de sa résidence, il éleva à Giobingauk une nouvelle église en bois de teck, bénite le 6 janvier 1892. A cette occasion, plusieurs villages carians prirent contact avec le missionnaire. En 1895, déchargé du district de Prome remis à M.Pavageau, M. Luce projetait de regrouper en un seul village tous ses néophytes. En 1896, nommé provicaire et curé de la cathédrale de Rangoon, il laissa le district de Giobingauk à M. Pavageau.

    M.Luce s'employa à l'instruction et à la sanctification de ses ouailles. Il aimait la prédication; parlant l'anglais aussi bien que le français, son enseignement étant fort apprécié, il était souvent demandé pour assurer des retraites aux religieux et religieuses, et donner des conférences aux jeunes. En 1899, la Congrégation de la Ste Vierge regroupait une centaine de jeunes gens de tous les quartiers de Rangoon.

    Il développa les oeuvres paroissiales, donna un nouvel essor à la Congrégation des Enfants de Marie, érigea près de la cathédrale une imitation de la grotte de Lourdes. Membre actif de la \Charitable Society", les pauvres connaissaient bien le chemin de sa chambre. Pendant plus de sept ans, il fut membre du Corps Consultatif du département de l'Instruction Publique.

    En 1905, M. Luce fut contraint de rentrer en France pour y subir une opération grave et pressante, et pendant son absence, M.Saint-Guily le remplaça à la cathédrale. Dès les premiers jours de l'année 1908, M.Luce eût à diriger le vicariat pendant les 10 mois d'absence de Mgr. Cardot rentré en France pour y refaire sa santé. N'ayant en vue que le bien de la mission, il s'acquitta parfaitement de sa charge, même si parfois certains purent le trouver un peu intransigeant comme administrateur.

    En janvier 1911, à Maryland, M. Tardivel célébra ses noces d'or assisté de MM. Luce et de Chirac qui fêtaient leur jubilé d'argent. En 1912, deux bulletins firent leur apparition dans le vicariat, l'un mensuel en anglais, "Voix", l'autre bi-mensuel en birman, "Le Semeur," dus à l'initiative de MM. Luce et Perroy, provicaires. "Voix" à l'origine bulletin paroissial, devint Bulletin religieux de toute la Birmanie. Mais cette publication fut vite appréciée en Birmanie, en Inde etc.

    M.Luce rassembla les notes bibliographiques parues en supplément dans la "Voix", pour en faire une publication spéciale sous le titre de "Bibliotheca Birmana" parue en 1915. A la date du 25 septembre 1914, il écrivait dans son journal intime : "Je travaille d'arrache-pied au catalogue de ma "Bibliotheca Birmana". Ce n'est pas une petite affaire. Mes yeux n'y tiennent plus; et ma tête donc, la nuit ! Enfin, il faut en venir à bout.."

    Après son décès, l'Editeur du "Catholic Herald" écrivit : .." Sous son habile direction, la "Voix" est devenue non seulement un bulletin de la mission, mais une revue mensuelle qui s'occupe de toutes les questions concernant la religion en général, et elles sont traitées par M. Luce de main de maitre ..."

    M.Luce fonda à Syriam une annexe de la paroisse de la cathédrale, avec un presbytère et une église qui fut bénite le 24 mai 1914.

    L'excès de travail et la vie sédentaire finirent par affecter sa forte constitution. Le 5 mai 1915, M.Luce rentra à l'hôpital où il fut opéré d'un hydrocèle. Soulagé, il accepta de prêcher une retraite aux Frères de la Doctrine Chrétienne. Bientôt son diabète s'affirma, mais se sentant faiblir, il revint à l'hôpital. C'est là qu'il décéda, emporté par une crise d'urémie aigüe, le 28 mai 1915, vers 3 h.du matin, assisté de M. Perroy.

    Sa dépouille mortelle fut exposée à l'évêché jusqu'aux funérailles qui eurent lieu à 17 heures à la cathédrale de Rangoon, le 29 mai 1915. Ses restes mortels reposent dans la chapelle du cimetière.

    (1692) LUCE Eugène, Jean-Baptiste, Ferdinand

    Notices biographiques. - AME 1896 p. 597. 1897 p. 642. 1906 p. 27A.32-3. 1903 p. 125. 1912 p. 143A, 148-9, 205A, 269A, 319A, 330. - CR 1886 p. 153. 1890 p. 155-6. 1891 p. 194-5. 1892 p. 211. 1893 p. 224. 1894 p. 250-1. 1895 p. 266-75. 1896 p. 267-70, 385. 1897 p. 225. 1898 p. 212-20. 1899 p. 245, 366. 1900 p. 354. 1901 p. 388. 1903 p. 299. 1904 p. 388. 1905 p. 213-16. 1907 p. 255. 1908 p. 216. 1909 p. 220. 1910 p. 231. 1911 p. 207, 374-5. 1912 p. 252. 1913 p. 414-5. 1914 p. 107-73. 1915 p. 3, 124-30, 245. 1917 p. 169. 1929 p. 281-96. 1931 p. 288. 1938 p. 283. - BME 1937 p. 811.

    Mémorial LUCE Eugène, Jean-Baptiste, Ferdinand page 2
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    • Numéro : 1692
    • Année : None