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François Régis LOUISON

[2939] LOUISON François Régis Missionnaire Cochinchine Orientale - Quinhon - Kontum ----------------
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    [2939] LOUISON François Régis

    Missionnaire

    Cochinchine Orientale - Quinhon - Kontum
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    [2939] François Régis LOUISON naquit le 08 Mars 1883, à la Ricamarie, diocèse de Lyon, département de la Loire, dans une famille profondément chrétienne.Il fit ses études primaires chez les Frères du Sacré-Coeur, à Paradis, près le Puy-dans la Haute-Loire. C'est au Petit Séminaire de Monistrol-sur-Loire (Hte Loire), qu'il parcourut le cycle des études secondaires entre 1897-1902. A cause de son caractère gai et primesautier, ses condisciples l'avaient surnommé \Papillon".

    Le 07 Septembre 1902, il entra laïque au Séminaire des Missions Etrangères. Tonsuré le 26 Septembre 1903, minoré le 24 Septembre 1904, il partit continuer ses études ecclésiastiques au Collège Général de Penang le 06 Décembre 1906, pour éviter d'être appelé à la caserne, par suite de la loi de séparation. Sous-diacre le 10 mars 1907, diacre le 25 mai suivant, il fut ordonné prêtre le 07 Juillet 1907 et reçut sa destination pour le Vicariat Apostolique de la Cochinchine Orientale (Quinhon).

    Le 10 Juillet 1907, en compagnie de MM.Etcheberry et Gallioz,eux aussi destinés à la même mission il quitta le Collège Général,pour se rendre à la Procure de Hong-Kong où il séjourna jusqu'en Octobre 1907. Il rejoignit alors Quinhon.En Novembre 1907,avec M.Lardon comme guide, il arriva à Kontum,et fut envoyé à Phuong-Hoa pour y étudier la langue viêtnamienne.

    Il était là depuis très peu de temps, quand lui arriva une convocation lui enjoignant de se rendre à Saigon pour parfaire son instruction militaire. En mai 1908,il regagna le pays bahnar, suivi de quelques jeunes viêtnamiens qui avaient demandé à le servir. Le voyage fut long et difficile, mais M. Louison se montra plein de sollicitude et d'attention pour ses compagnons de route.

    A son retour, M.Louison fut donné comme aide à M.Hutinet, qui avait en charge le groupe ethnique Jolong. Il y avait entre le disciple et le maitre une totale diversité de caractère.Il fut chargé du district de Kon-Somluh de 1908 à 1913. La fatigue,la fièvre, la maladie l'obligèrent alors à retourner en France. Il s'y trouvait lorsque éclata la guerre. Mobilisé, il fut affecté comme infirmier à l'hôpital de St.Etienne.

    A la fin des hostilités, il fit une retraite sous la direction d'un Père jésuite. Ce dernier lui conseilla de demander à son Vicaire Apostolique de lui réserver un poste où il travaillerait avec un confrère. Ayant reçu une réponse négative, il entreprit quelques démarches pour entrer dans le diocèse d'Alger. Mais conseillé par ses supérieurs et amis, il renonça à son projet, et il repartit pour Kontum.

    A son retour en 1919,M.Kemlin,provicaire et Supérieur de la mission bahnar le chargea d'assurer l'intérim du district de Kon-Monei, pendant l'absence de M.Asseray. Au retour de ce dernier,il alla fonder le poste de Dak-Kodem, chez les Sedang.Le 19 Avril 1922, le feu ayant pris à une paillote du village,et s'étant propagé rapidement, il perdit en quelques instants tout ce qu'il possédait. Il alla s'établir à la sacristie du village de Kon-Trang-Monei.

    A la fin du mois d'août 1923, M.Louison partit rendre visite à un confrère au village de Da-kona. M.Nôi, un catéchiste sedang l'accompagnait. Il voulut traverser la rivière Dak-Tokan, en forte crue.Il faillit se noyer, et ne dût son salut que grâce à l'aide de son catéchiste. Ce dernier reçut de l'Administration une médaille d'honneur de 2ème classe, en argent pour son acte de courage.

    Les émotions,les contrariétés, les privations, les épreuves avaient altéré la santé de M.Louison. En 1924, M.Kemlin lui demanda de venir à Kontum pour l'aider dans l'administration de la paroisse.En Septembre 1924, épuisé, M.Kemlin quitta Kontum confiant son district et sa paroisse à M. Louison. Celui-ci s'efforça de se faire tout à tous, dans ce poste formé de deux communautés culturelles et linguistiques différentes. Cela ne lui fut pas facile.

    Econome et parcimonieux pour lui-même, sa générosité manquait parfois de discernement et de mesure. Coeur sensible, une larme hypocritement versée suffisait à obtenir son pardon. Il s'empressait de soulager toute souffrance rencontrée, distribuant des médicaments, soignant les malades, pansant les plaies. Homme de paix, il s'employait à ramener la concorde dans les foyers.Mais lui-même avait aussi besoin de consolation et de réconfort qu'il allait souvent chercher auprès de son Evêque, ou au pied de la grotte de Lourdes qu'il avait faite construire non loin de son prsbytère.

    En mai 1950,après avoir célébré ses noces d'argent de curé de Kontum, M.Louison fut atteint du typhus, au retour d'un voyage à Banméthuôt. M.Bianchetti lui administra les derniers sacrements,le veilla, lui donna tous les soins avec un dévouement admirable, et le médecin constata que le malade était hors de danger. Il reprit son ministère, mais ses forces commencèrent à décliner. Des vertiges et des chutes l'avertirent qu'il était menacé d'une congestion cérébrale.

    En 1953, avec une méritoire résignation,et un vaillant sourire il consentit à céder sa charge à un prêtre viêtnamien, le P.Dien, vicaire délégué.Il s'embarqua alors pour la France où il arriva le 04 Avril 1953, avec l'espoir, sa santé améliorée,de revenir au pays bahnar. Mais, le 01 Octobre 1953, il mourut à l'hôpital de Marseille, où il avait été transporté

    Références biographiques
    AME 1907 p. 381. 1922 p. 26. 1924 p. 32. 33. 1926 p. 23. 24. 1929 p. 121. 1933 p. 21. 67. 68. 1938 p. 137. CR 1907 p. 325. 1916 p. 123. 1923 p. 115. 1925 p. 101. 103. 1926 p. 113. 1936 p. 168. 1937 p. 168. 1938 p. 166. 1951 p. 58. 1952 p. 45. 1953 p. 80. BME 1922 p. 312. 1923 p. 739. 1924 p. 256. 1926 p. 387. 1932 p. 790. 1933 p. 308. 552. 625. 629. 1934 p. 282. 430. 500. 585. 725. 1935 p. 626. 672. 1937 p. 366. 368. 531. 665. 1938 p. 129. 131. 408. 1939 p. 877. 1940 p. 289. 1941 p. 116. 355. 1949 p. 718. 1951 p. 699. 1953 p. 414. 491. 916. MC 1922 p. 399. 1927 p. 581. 1949 p. 76. EC1 N° 537. 546.



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    • Numéro : 2939
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