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Michel Charles LOLIVIER

[296]. LOLIVIER, Michel-Charles, né le 2 mars 1764 à Magny-le-Désert (Orne), aspirant au Séminaire des M.-E. en 1789, fut ordonné prêtre en 1790, et partit le 13 février 1791 pour Hing-hoa (Fo-kien). Il trouva les chrétiens bien déchus de la ferveur dont les anciens missionnaires les avaient loués ; il travailla de son mieux à les améliorer, tout en exposant au Séminaire des M.-E. le projet, qui était raisonnable, de céder cette mission au vicariat apostolique du Fo-kien. Cependant, il s'attacha profondément à son district ; aussi refusa-t-il à M.
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    [296]. LOLIVIER, Michel-Charles, né le 2 mars 1764 à Magny-le-Désert (Orne), aspirant au Séminaire des M.-E. en 1789, fut ordonné prêtre en 1790, et partit le 13 février 1791 pour Hing-hoa (Fo-kien). Il trouva les chrétiens bien déchus de la ferveur dont les anciens missionnaires les avaient loués ; il travailla de son mieux à les améliorer, tout en exposant au Séminaire des M.-E. le projet, qui était raisonnable, de céder cette mission au vicariat apostolique du Fo-kien. Cependant, il s'attacha profondément à son district ; aussi refusa-t-il à M. Letondal d'aller à Macao tenir la procure, lorsque ce dernier fit ses voyages à Manille et au Mexique ; il n'accepta qu'après bien des hésitations, et parce que la persécution de 1805 et de 1806 rendait son ministère à peu près impossible, la charge de supérieur du Collège général nouvellement établi à Pinang. C'était en 1807.
    Ses débuts dans le supériorat furent assez pénibles. Outre l'installation rudimentaire, la nouveauté de cette fonction à laquelle il n'était pas préparé, l'incendie des maisons de rapport en 1812, il dut subir l'opposition de Mgr Garnault, le vicaire apostolique du Siam, de qui relevait Pinang, et qui ne voulait pas du Collège général dans cette île. Quand on eut réussi à le lui faire accepter, l'évêque souleva une autre difficulté en se déclarant seul supérieur de la maison. Son successeur, E. Florens, soutint la même thèse, que Lolivier, appuyé par le Séminaire des M.-E., s'efforça de combattre. De son côté, en 1816, sur le rapport d'un prêtre italien, Conforti, ancien missionnaire à Pékin et professeur au Collège général de 1812 ou de 1814 jusqu'à sa mort en septembre 1837, la Propagande manifesta nettement le désir d'être maîtresse de l'établissement. Lolivier ne crut pas pouvoir déférer à ce désir. La question ne fut définitivement tranchée que vers 1819.
    Malgré ces heurts à peu près inévitables de tout début, l'uvre s'affermit. La première ordination paraît avoir été faite à Pinang en 1819 par l'évêque de Maxula, Pérocheau, en route pour le Se-tchoan. En 1820, Lolivier rédigea le règlement de la maison. Le nombre des élèves était alors d'une vingtaine ; en 1827 il dépassait trente, et quand le supérieur mourut, le 18 décembre 1833, il montait à plus de quarante, tous du vicariat du Se-tchoan. En cette même année, la mission de Cochinchine, où commençait la persécution qui allait durer près de 30 ans, envoyait au Collège général des jeunes gens que la Providence avait marqués pour le sacerdoce et pour le martyre ; parmi eux étaient Philippe Minh décapité en 1853 et béatifié en 1900, Pierre Luu et Jean Hoan décapités en 1861 et béatifiés en 1909.
    Le 18 avril 1833, Lolivier avait été nommé par Mgr E. Florens provicaire pour Pinang et pour Singapore. Il ne paraît avoir exercé que fort peu cette fonction, si même il l'exerça.
    Notes bio-bibliographiques. - N. L. E., i, p. 481 ; iv, pp. 347, 539 ; v, p. 589. - A. P. F., i, 1822-25, n° iv, p. 44 ; v, 1831-32, p. 678 ; viii, 1835-36, p. 135. - A. M.-E., 1908, p. 114.
    Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph.


    • Numéro : 296
    • Année : None