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Jacques LIROT

[103]. LIROT, Jacques, né vers 1664 en Normandie, partit pour l'Extrême-Orient en 1689. Il n'était pas prêtre, et nous ne savons s'il fut accepté comme auxiliaire laïque ou comme séminariste devant être bientôt appelé aux ordres. En tous cas, le Séminaire des M.-E. le réclama, pendant quelque temps, comme dépendant de lui seul et non d'un vicaire apostolique. En 1691 il était à Pondichéry et s'embarquait avec Charmot pour la Chine.
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    [103]. LIROT, Jacques, né vers 1664 en Normandie, partit pour l'Extrême-Orient en 1689. Il n'était pas prêtre, et nous ne savons s'il fut accepté comme auxiliaire laïque ou comme séminariste devant être bientôt appelé aux ordres. En tous cas, le Séminaire des M.-E. le réclama, pendant quelque temps, comme dépendant de lui seul et non d'un vicaire apostolique. En 1691 il était à Pondichéry et s'embarquait avec Charmot pour la Chine.
    Après quelques mois de séjour à Canton, il se rendit à Chao-tcheou où il défendit de son mieux le mandement de Mgr Maigrot contre certains missionnaires d'autres Congrégations, entre autres contre le P. Salpetri. Il fut ordonné prêtre à Nankin en juin 1695, en même temps que Guéty, par l'évêque d'Argolis, Bernardin de l'Eglise, et il resta quelque temps dans la province avec de Lionne. Il alla ensuite à Fou-tcheou, dans le Fo-kien, puis dans la province du Kouang-tong, et en 1701, il acheta une maison à Lo-tchang, poste que Basset avait essayé de fonder.
    Chassé de Chine en 1706 ou 1707, il demeura à Macao, et ses lettres racontent quelques-unes des souffrances du cardinal de Tournon. Il rentra en Chine en 1710, et se cacha tantôt dans le Kouang-tong ou le Fo-kien, tantôt dans le Tche-kiang avec Le Blanc. Il y reçut une lettre du cardinal de Tournon, datée du 19 décembre 1708, qui le louait de son courage.
    En 1711, nous le trouvons dans le Fo-kien où il fait des conversions. En 1720, il est à Canton, et y reçoit une audience du légat Mezzabarba. Il mourut à Chao-tcheou (Kouang-tong) le 6 septembre 1723. Les archives du Séminaire des M.-E. possèdent la copie de l'inscription gravée sur son tombeau.
    Notes bio-bibliographiques. - Mém. de la Cong., vi, p. 516. - Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. - Les pr. voy. fr. à la Chine, p. 220.


    • Numéro : 103
    • Année : None