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nicolas lucien( anatole) LIOUVILLE

[1371]. LIOUVILLE, Nicolas-Lucien (Anatole), originaire de Vignot (Meuse), vint au monde le 7 janvier 1855. Il sortait du collège ecclésiastique de Saint-Dizier (Haute-Marne), quand il se présenta au Séminaire des M.-E. le 8 octobre 1874 ; il reçut l'onction sacerdotale le 16 mars 1878, et partit pour la Corée le 16 avril suivant. A cause de la persécution, il passa d'abord deux ans à Notre-Dame-des-Neiges (Tcha-keou), en Mandchourie ; il y apprit le coréen, un peu le chinois, et y fut initié à la vie apostolique.
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    [1371]. LIOUVILLE, Nicolas-Lucien (Anatole), originaire de Vignot (Meuse), vint au monde le 7 janvier 1855. Il sortait du collège ecclésiastique de Saint-Dizier (Haute-Marne), quand il se présenta au Séminaire des M.-E. le 8 octobre 1874 ; il reçut l'onction sacerdotale le 16 mars 1878, et partit pour la Corée le 16 avril suivant. A cause de la persécution, il passa d'abord deux ans à Notre-Dame-des-Neiges (Tcha-keou), en Mandchourie ; il y apprit le coréen, un peu le chinois, et y fut initié à la vie apostolique.
    Après une tentative infructueuse, il parvint à pénétrer en Corée le 12 novembre 1880, et commença à Tjyang-yen l'exercice du ministère. Arrêté en mars 1881 par les satellites, puis rendu à la liberté, il erra quelque temps de village en village et retourna à Séoul, d'où il gagna la province de Tchyoung-tchyeng, et s'installa au village de Sougn-syen, dans le district civil de Tchyoung-tchjyou. A l'automne, il administra la région de Ko-san dans la province de Tjyen-la, au nord-ouest, et y resta jusqu'en 1887. Tout en s'occupant avec beaucoup de soin de nombreux chrétiens, il ne négligea pas les païens, et réussit à en baptiser près de 200.
    Au printemps de 1887, il fut nommé professeur, et, la même année, supérieur du séminaire de la mission, qui venait d'être installé à Ryong-san, près de Séoul, après avoir été établi pendant deux ans à Pou-heung-kol, dans la province de Kang-ouen. Il l'organisa, et se montra dès le début un maître exemplaire. Bon pour les autres, il était dur pour lui-même, et s'imposait souvent de rigoureuses mortifications. Il mourut à Ryong-san le 26 avril 1893.
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1881, p. 9 ; 1884, p. 39 ; 1885, p. 23 ; 1886, p. 12 ; 1887, pp. 19, 26 ; 1889, p. 23 ; 1890, p. 24 ; 1892, p. 271. - M. C., xiv 1882, Son arrestation, p. 290. - A.M.-E., 1911, pp. 212 et suiv. - P. M. M., 1882, p. 307 ; 1887-88, p. 101. - Sem. rel. Verdun, 1892-93, Sa mort, pp. 520, 568, 636. - Sem. rel. Nantes, 1886, Mort de M. Josse, p. 391.
    Le culte de N.-D. de Lourd., p. 106. - Les miss. franç. en Corée, pp. 205 et suiv.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1893, p. 337.


    • Numéro : 1371
    • Année : None