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François Eugène LIONS

[557]. LIONS, François-Eugène, naquit au hameau de Bouzoulières, dans la commune de Faucon (Basses-Alpes), le 1er novembre 1820. Après avoir fait ses études classiques au collège de Barcelonnette, et commencé ses études théologiques au grand séminaire de Digne, il entra minoré au Séminaire des M.-E. le 11 juillet 1846. Prêtre le 18 décembre 1847, il partit le 29 mars 1848 pour le Kouy-tcheou, et y arriva en pleine période de persécution. Sous la direction de Mgr Albrand, il devint un missionnaire intrépide.
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    [557]. LIONS, François-Eugène, naquit au hameau de Bouzoulières, dans la commune de Faucon (Basses-Alpes), le 1er novembre 1820. Après avoir fait ses études classiques au collège de Barcelonnette, et commencé ses études théologiques au grand séminaire de Digne, il entra minoré au Séminaire des M.-E. le 11 juillet 1846. Prêtre le 18 décembre 1847, il partit le 29 mars 1848 pour le Kouy-tcheou, et y arriva en pleine période de persécution. Sous la direction de Mgr Albrand, il devint un missionnaire intrépide. Après avoir administré les chrétientés du sud de la mission, il passa dans les montagnes du nord en 1857. Les Miao-tse, les Musulmans et les sectateurs du Nénuphar blanc étaient en révolte ; et à un certain moment, le missionnaire dut chercher un asile dans les montagnes.
    En 1860, on lui confia un autre district au centre de la province, et il établit sa résidence à Ganchouen. Bientôt se dessina dans le pays un étonnant mouvement de conversions, qui malheureusement fut loin de réaliser les espérances que ses débuts avaient inspirées. Lions avait été le premier à s'en réjouir, il fut également le premier à comprendre son peu de valeur et de solidité. Placé en 1866 à la tête du séminaire de la mission, il devint provicaire en 1869.
    Le 22 décembre 1871, il succéda à Mgr Faurie comme vicaire apostolique du Kouy-tcheou ; et, le 29 juin 1872, il fut sacré évêque de Basilinopolis à Pee-ko-chou, dans le Se-tchoan oriental. La mission jouissait alors d'une paix relative ; il mit à profit cette période de tranquillité pour faire de nombreuses visites pastorales et doter son vicariat de quelques résidences et églises, particulièrement la cathédrale à Kouy-yang (Eglise, grav., Hist. miss. Kouy-tcheou, iii, pl. vii. - M. C., ix, 1877, pp. 393, 399), et la chapelle de Notre-Dame de Liesse (Chapelle, grav., Hist. miss. Kouy-tcheou, iii, pl. vii. - A. M.-E., 1907, p. 75). En 1880, il alla à Soui fou tenir un synode avec ses collègues, les vicaires apostoliques de la 4e région des missions de Chine.
    En 1884, lorsque l'expédition française au Tonkin réveilla les vieilles haines chinoises, les dévastations recommencèrent. En deux jours, les résidences de Tsen-y, Su-yang, Tong-tse et plusieurs autres furent saccagées ; lorsqu'en 1886 Bodinier eut réintégré la première de ces maisons, les païens revinrent à la charge et la détruisirent. Ailleurs, principalement dans le nord du Kouy-tcheou, les chrétiens furent impitoyablement molestés, et les hostilités de tous genres paralysèrent l'action des ouvriers apostoliques.
    En 1885, le prélat avait demandé et obtenu un coadjuteur, Guichard, auquel, en 1888, il laissa l'administration complète de la mission ; il aurait même démissionné si le Saint-Siège ne s'y était opposé. Il employa ses dernières années à se préparer à la mort, qui arriva pour lui à Kouy-yang, le 24 avril 1893. Il fut enterré à Lou-tsong-kouan, au séminaire de la mission, dans le caveau de Mgr Albrand. La bonté et l'humilité avaient toujours dominé en cet apôtre.
    Des statistiques officielles publiées pendant son épiscopat, il ressort que le nombre des chrétiens passe de 9 000 en 1871, à 16 723 en 1893 ; pendant la même période, celui des églises et chapelles monte de 15 à 77, celui des écoles de 38 avec 225 élèves, à 128 avec 2 301 élèves. Le chiffre le plus élevé des baptêmes d'adultes fut de 968 en 1881 ; le plus faible de 250 en 1890 ; celui des baptêmes d'enfants de païens in articulo mortis varia de 3 470 à 11 446.
    Bibliographie. - Decreta quinque Synodorum jussu S. Pontificis Leonis XIII in Sinis habitarum anno 1880 a S. Cong. de Propaganda Fide approbata. - In-8, pp. 87.
    Contient :
    Acta et decreta Synodi quartæ regionis Sinarum imperii habitæ diebus 20 et 29 septembris, 3 octobris, anni 1880, in civitate Souy fou, provinciæ Se-tchouan, pp. 66-76.
    Lettre à M. le Comte Cardez, Kouy-yang, 14 novembre 1884. - 41, cours Portal, Bordeaux, in-8, pp. 12.
    Aux Bienfaiteurs de la Mission de Kouy-tcheou. - Imprimerie Victor Crespy, 18 et 20, rue Gouvion, Bordeaux, 1885, in-8, pp. 12.
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1872, p. 31 ; 1874 (janv.), pp. 29, 30 ; 1875, pp. 21, 24 ; 1876, p. 16 ; 1877, p. 19 ; 1878, p. 24 ; 1879, pp. 32, 84 ; 1881, p. 51 ; 1882, pp. 41, 74 ; 1884, p. 67. - A. P. F., xxxvii, 1865, pp. 45, 48, 50, 51 ; xliv, 1872, p. 149 ; xlv, 1873, Tableau du vicariat du Kouy-tcheou, pp. 240, 249 ; xlvii, 1875, Reconstruction de l'église de Tsen-y fou, p. 34 ; l, 1878, Etat de la mission du Kouy-tcheou, p. 125 ; lv, 1883, Historique de la mission du Kouy-tcheou, p. 170 ; lxv, 1893, p. 399. - M. C., iii, 1870, pp. 100, 140 ; iv, 1871-72, Sa nomination d'évêque, p. 120 ; v, 1873, p. 193 ; vii, 1875, p. 522 ; ix, 1877, Notes sur les Y-jen, pp. 149, 162, 173, 186 ; xi, 1879, p. 471 ; xii, 1880, Pélerinage de Notre-Dame de Liesse, p. 36 ; xiv, 1882, p. 313 ; xvi, 1884, Nomination de Mgr Guichard, comme coadjuteur, pp. 473, 566 ; xxv, 1893, p. 252. - A.M.-E., 1907, p. 77.
    Hist. miss. Kouang-si, Tab. alph. - Hist. miss. Kouy-tcheou, Tab. alph. - Vie de Mgr Albrand, pp. 289, 309, 318, 326, 351, 362. - Vie de Mgr Faurie, passim. - Arm. des Prél. franç., p. 263.
    Collect., 3 déc. 1876 : n° 728 ; 27 mars 1878 : n° 1924.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1893, p. 278.
    Portrait. - A. P. F., lvii, 1885, p. 63. - M. C., xvii, 1885, p. 6. - Les miss. cath. au XIXe sièc., p. 227.


    • Numéro : 557
    • Année : None