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Diogène LIGEON

[517]. LIGEON, Diogène, originaire des Chapelles (Savoie), naquit le 12 avril 1819, et fit ses études au petit séminaire de Moutiers. Entré laïque au Séminaire des M.-E. le 3 septembre 1843, il fut ordonné prêtre le 6 juin 1846, et envoyé le 1er août suivant à Pondichéry. Après avoir passé quelques temps à Tirouvadi, il fut, en 1849 ou 1850, nommé professeur au petit séminaire, et directeur spécial des élèves ecclésiastiques.
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    [517]. LIGEON, Diogène, originaire des Chapelles (Savoie), naquit le 12 avril 1819, et fit ses études au petit séminaire de Moutiers. Entré laïque au Séminaire des M.-E. le 3 septembre 1843, il fut ordonné prêtre le 6 juin 1846, et envoyé le 1er août suivant à Pondichéry. Après avoir passé quelques temps à Tirouvadi, il fut, en 1849 ou 1850, nommé professeur au petit séminaire, et directeur spécial des élèves ecclésiastiques.
    Pendant ses vacances en 1861, il s'offrit à l'évêque pour aller prêcher dans la région de Counattour, où un chrétien de Pondichéry, nommé Perieunagayam, avait converti quelques païens. Il instruisit et baptisa 59 infidèles, puis il alla à Vaïlamour, se construisit une hutte en feuilles, et passa ses journées dans la prière et la mortification ; il y obtint également des conversions. En 1862 ou 1863, il fut nommé chef des districts d'Attipakam, Mogayour, Vellantanguel et Nangatour, de manière à pouvoir s'occuper de tous ses néophytes. En 1867, il devint curé de Karikal, une des paroisses les plus importantes de la mission, et, en 1871, curé de la cathédrale à Pondichéry.
    En 1874, il fut nommé provicaire, et eut à diriger deux congrégations de femmes : Notre-Dame de Bon-Secours dont il reconstruisit la maison-mère, et Saint-Louis de Gonzague ; il s'occupait également du grand hospice, et de deux refuges. Quand il fut déchargé de l'administration de la paroisse, il donna tout son temps à ces uvres. Jusqu'à la fin de sa vie, il fut l'exorciste à qui l'on s'adressait pour chasser les démons ; et chaque fois il remportait sur eux la victoire par ses mortifications et par ses prières. Il termina sa belle carrière à Pondichéry le 23 mars 1889.
    Sa mort attrista toute la ville où il était vénéré et regardé comme un saint ; des fidèles se partagèrent ses habits ; d'autres appliquèrent sur son cercueil des chapelets, des médailles et des images. Dès 1869, Mgr Laouënan avait porté sur lui ce jugement : \ C'est un de nos plus saints, zélés et laborieux missionnaires. " Vingt ans après, en annonçant sa mort, il disait avec un accent plus affirmatif : " Il a été un modèle parfait de toutes les vertus sacerdotales et apostoliques. Je ne m'arrêterai point à les décrire en détail. Qu'il me suffise de rappeler sa douceur, sa patience, son humilité, sa profonde piété, son application constante et infatigable à l'accomplissement de tous ses devoirs, et par-dessus tout, cette délicate vertu de pureté qui s'effarouchait quelquefois d'une ombre, d'un geste, d'une parole dite au hasard et sans intention. "
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1902, pp. 251, 253. - M. C., vi, 1874, Evangélisation des parias, p. 625 ; xiii, 1881, p. 268.
    Hist. miss. Inde, Tab. alph. - Vingt ans dans l'Inde, p. 167.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1889, p. 294.


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    • Numéro : 517
    • Année : None