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aristide gustave marie LETORT

[1100]. LETORT, Aristide-Gustave-Marie, né à Brie (Ille-et-Vilaine) le 15 février 1844, fit ses études au collège Saint-Martin de Rennes. Après un court séjour au grand séminaire de cette ville, il entra tonsuré au Séminaire des M.-E. le 9 avril 1867, puis revint au séminaire de Rennes, où il reçut la prêtrise le 18 juillet 1870. Il suivit alors, en qualité d'aumônier militaire, les francs-tireurs de Cathelineau, et, la guerre terminée, rentra au Séminaire des M.-E.
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    [1100]. LETORT, Aristide-Gustave-Marie, né à Brie (Ille-et-Vilaine) le 15 février 1844, fit ses études au collège Saint-Martin de Rennes. Après un court séjour au grand séminaire de cette ville, il entra tonsuré au Séminaire des M.-E. le 9 avril 1867, puis revint au séminaire de Rennes, où il reçut la prêtrise le 18 juillet 1870. Il suivit alors, en qualité d'aumônier militaire, les francs-tireurs de Cathelineau, et, la guerre terminée, rentra au Séminaire des M.-E.
    Il en partit le 31 janvier 1872 pour la mission de Mandchourie. Après avoir administré le district de Song-chou-tsouei-tse, il fut chargé de Lien-chan dont il reconstruisit l'orphelinat ; puis de Chou-kai-touo, d'où il tenta, mais inutilement, de s'établir à Ghirin ; et enfin de Se-kia-tse. Là, il eut les deux jambes brisées dans un accident de voiture à la fin de 1887, et rentra en France. Il ne put retourner en Mandchourie qu'au printemps de 1894, et devint aumônier des deux orphelinats de Kouen-se-pao tenus par les Sœurs de la Providence de Portieux.
    En 1898, lors de la division de la mission en deux vicariats apostoliques, il fit partie de la Mandchourie méridionale. La révolte des Boxeurs le força de se réfugier à Ing-tse. Le calme revenu, il se fixa à Hai-tcheng ; il y mourut le 13 août 1904. Esprit original, conteur animé, il a laissé, particulièrement sur les malheurs des missions de Mandchourie en 1900, des récits fort intéressants, qui portent beaucoup moins qu'on ne le pourrait croire la trace des exagérations faciles à sa parole.
    Bibliographie. - La Mandchourie méridionale et les Boxeurs (Extrait des Annales de la Société des M.-E.). - Téqui, libraire-éditeur, 29, rue de Tournon, Paris, 1902, in-8, pp. 82.
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1875, p. 3 ; 1876, p. 2 ; 1885, p. 16 ; 1886, p. 7 ; 1894, p. 14 ; 1895, pp. 14, 18 ; 1897, pp. 17, 371 ; 1898, p. 13 ; 1900, pp. 271, 358 ; 1902, p. 83 ; 1904, p. 61. - A. S.-E., xxviii, 1877, pp. 33 et suiv., 224 ; xxxiii, 1882, L'orphelinat de Lien-chan, p. 95. - M. C., xxvii, 1895, pp. 218, 219 ; Ib., Un terrible hiver, pp. 524, 536, 550, 561, 574, 585, 597, 610 ; xxviii, 1896, Une odyssée lamentable, pp. 235 et suiv. ; Ib., pp. 249, 261, 272 ; xxix, 1897, p. 124 ; xxxii, 1900, p. 422 ; xxxvi, 1904. Un drame en Mandchourie, pp. 454, 465 ; Ib., p. 480. - B. O. P., 1894, A travers la Mandchourie, pp. 162, 216 ; 1895, En Mandchourie et Mongolie, pp. 254, 356 ; Ib., p. 402. - A. M.-E., 1900, p. 218 ; 1902, La Mandchourie méridionale et les Boxeurs, p. 7. - Sem. rel. Séez, 1886, p. 483.
    Les miss. cath. franç., iii, pp. 372, 382.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1905, p. 313.
    Portrait. - M. C., xxxvi, 1904, p. 455.


    • Numéro : 1100
    • Année : None