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Pierre Gustave LEROY

LEROY Gustave (1864-1919) [1743] LEROY Gustave, Pierre, est né le 3 décembre 1864 dans la paroisse St Ambroise de Paris. Sa famille alla vite s'établir à Nîmes, où il devint élève de la Maîtrise de la Cathédrale. Il aimait le chant et la musique sacrée, mais surtout, il rêvait d'aller en Mission. Il entra aux Missions Étrangères le 8 septembre 1881, et fut ordonné prêtre le 27 mai 1887. Il partit pour la Mission de Pondichéry, où il arriva au mois d'août 1887.
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    LEROY Gustave

    (1864-1919)


    [1743] LEROY Gustave, Pierre, est né le 3 décembre 1864 dans la paroisse St Ambroise de Paris. Sa famille alla vite s'établir à Nîmes, où il devint élève de la Maîtrise de la Cathédrale. Il aimait le chant et la musique sacrée, mais surtout, il rêvait d'aller en Mission. Il entra aux Missions Étrangères le 8 septembre 1881, et fut ordonné prêtre le 27 mai 1887. Il partit pour la Mission de Pondichéry, où il arriva au mois d'août 1887.

    À cette époque, le diocèse de Pondichéry était très vaste, s'étendant sur 220 km du sud au nord, et de 240 km d'est en ouest. Les ouvriers évangéliques étaient au nombre de 119, dont 2 prêtres indiens. À Pondichéry, le Collège colonial était confié aux Missions Étrangères, et M. Leroy fut chargé de la classe de cinquième. En 1894, il alla remplacer M. Paillot à la paroisse lanche" de N-D. des Anges à Pondichéry, mais dut quitter ce poste en 1895, pour prendre la direction du Petit Séminaire. Ce Séminaire comptait à cette époque plus de 400 élèves, tous externes. Notons que le Père Leroy, qui s'était mis à l'étude de l'Inde, publia une nouvelle édition de l'ouvrage de l'abbé Dubois "Moeurs, institutions et cérémonies des peuples de l'Inde". Cette institution scolaire dut ouvrir ses portes aux élèves de toute caste, selon les ordres du Gouvernement. M. Leroy connut des jours de grève de la part des Choutres ou gens de haute caste, et finalement, son évêque l'envoya à Karikal, supérieur du Séminaire-Collège de cette ville. Il passa quatre ans dans ce poste, se dépensant sans compter pour ses élèves.

    Vers la fin de 1904, il obtint enfin le poste qu'il avait rêvé : un poste de paroisse. Il fut envoyé à Viriur, et en 1905 à Eyriur. C'était l'un des meilleurs districts de la mission, avec 4000 chrétiens, à peu près tous des Vanniers et des Otters, appartenant à des castes inférieures. Avec eux, il n'y avait qu'une trentaine de Reddis, de Vellages et de Moudeliars, de caste plus noble, et enfin plus d'un millier de hors-castes ou parias. Les Otters et les Parias étaient disséminés dans une cinquantaine de villages. Le Père Leroy résidait à Eyriur même. Il y avait là un grand presbytère et une belle église neuve. Il établit l'Adoration perpétuelle du Saint Sacrement et la confrèrie du Rosaire. Pendant 14 ans, il mena une vie obscure de dévouement et de service, au milieu de gens pauvres et souvent dédaignés. Grâce à son travail pastoral intense, la paroisse comptait presque 5000 âmes en 1918. Il envoya au Séminaire un enfant d'Eyriur, et l'année suivante, une jeune fille au Noviciat des Soeurs du Saint Coeur de Marie. La moitié de ses visites aux malades exigeait de pénibles tournées en charette à boeufs, le plus souvent à travers champs, sur des sables brûlants ou au milieu de fondrières. Il fut un prêtre de haute piété, d'une grande vie intérieure, qualité essentielle pour un missionnaire. Il consacrait aux études ecclésiastiques à peu près tout le temps que lui laissaient ses exercices de piété et les fonctions de son ministère.

    Non seulement il prenait grand soin des malades, mais ses connaissances médicales lui permettaient de devenir un docteur émérite. Il distribuait des remèdes à quantité de chrétiens et de païens. Un peu d'onguent, deux ou trois pilules, une pincée de poudre, valurent souvent au Père le bonheur de verser l'eau baptismale sur la tête des petits enfants païens en danger de mort, et parfois, des païens adultes s'en allèrent, eux aussi, du dispensaire au ciel, après avoir reçu le baptême à l'article de la mort.

    En 1918, il se dépensa sans compter auprès de gens atteints de la grippe. Contaminé lui-même, il reçut l'Extrême Onction, et se rétablit suffisament pour aller, en janvier 1919, à la fête patronale de Konankupam. Il en revint très affaibli. Il souffrait non seulement de la poitrine, mais aussi d'une affection cardiaque. Il fut contraint d'aller se faire soigner à l'hôpital Ste Marthe de Bangalore. Le samedi 14 juin 1919, il confia à la Soeur infirmière qu'il était prêt à partir pour le Ciel. Dès le lendemain, il mourut paisiblement dans la paix du Seigneur. Ce fut un grand deuil à Eyriur. Tout le village pleura. Et le jour des funérailles, l'assistance fut des plus édifiante : plus de 800 fidèles, réellement émus par la disparition de leur pasteur, s'approchèrent de la table sainte et prièrent pour le repos de l'âme de leur bon père.

    Bibliographie:
    LEROY Pierre (1864-1919)

    Grammaire tamoule-française / [P. Leroy]. - Pondichéry : Impr. de la Mission, 1888. - 146 p. ;.
    Manuel de style / [P. Leroy]. - Pondichéry : Impr. de la Mission, 1898. - 128 p. ; 12°

    Conjugaisons françaises / [P. Leroy]. - Pondichéry : Impr. de la Mission, 1902. - 28 p. ; 8°.




    Références bibliographiques

    AME 1904 p. 244. 1919-20 p. 192. CR 1887 p. 196. 1906 p. 230. 240. 1907 p. 276. 1909 p. 226. 227. 1911 p. 235. 240. 1912 p. 282. 1914 p. 125. 126. 1916 p. 162. 164. 1919 p. 107. 108. 111. 224. 1922 p. 144. 1926 p. 149. 1933 p. 312.

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    • Numéro : 1743
    • Année : None