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Jules François Alexandre LEROUX

[ 3426 ] LEROUX Jules, François, Alexandre Missionnaire Tatsienlou - Kangting -------
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    [ 3426 ] LEROUX Jules, François, Alexandre

    Missionnaire

    Tatsienlou - Kangting

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    Jules, François, Alexandre LEROUX (Etat civil : LEROU) naquit le 1 septembre 1905, à Siran, diocèse de Saint-Flour, département du Cantal. Il était l'ainé d'une famille de cinq enfants, quatre garçons et une fille. Son frère Victor partit pour la mission de Ningyuanfu (Sichang), le 14 septembre 1937. Après ses études primaires à Siran, Jules Leroux parcourut le cycle de l'enseignement secondaire à l'Institution St.Eugène à Aurillac. Puis, en octobre 1924, il se dirigea vers le grand séminaire de Saint-Flour.

    Le 18 septembre 1925, il entra laïque, au séminaire des Missions Etrangères. Ordonné prêtre le 20 décembre 1930, il reçut sa destination, le 15 février 1931, pour le Vicariat Apostolique de Tatsienlou (Kangting/Thibet) qu'il partit rejoindre le 20 avril 1931. Il s'embarqua à Marseille le 23 avril 1931, débarqua à Haiphong, gagna Hanoï, atteignit Yunnanfu le 3 juin 1931, passa par le Kientchang, resta une huitaine de jours à Ningyuanfu, et arriva enfin à Tatsienlou le 6 août 1931.

    Passant à Chapa, Jules Leroux y déposa ses bagages, fit un court séjour à l'évêché de Tatsienlou, puis retourna à Chapa auprès de M. Louis Baptiste Valour pour y apprendre la langue mandarine, la comptabilité agricole et faire sa formation missionnaire. En août 1932, succédant à M. Joseph Ménard, il fut nommé à Tatsienlou, supérieur du petit séminaire dont l'effectif était d'environ une quinzaine de latinistes. Tout en étudiant le chinois, il fut chargé des classes de 4ème et 3ème réunies en un seul cours. A cette charge s'ajouta celle d'aide-procureur de la mission.

    Le 26 mai 1935, le séminaire ayant été licencié en raison de l'approche des troupes communistes, M. Jules .Leroux se réfugia à Tchang-kia-chan. Le 16 août 1935, il passa à M. Le Corre, la direction du petit séminaire et le sceau de la Procure; accompagné de M. Louis Valour, il entra le 20 août 1935, dans son nouveau poste de Lentsi (Lengtsih) sur les bords du fleuve Tonghô, au sud de Chapa, où la mission possédait des rizières dont il avait à assurer l'administration. Le 19 mars 1938, il reçut la visite de son frère Victor, nouveau missionnaire au Kien-tchang, et qu'il raccompagna jusqu'à Ningyuanfu.

    Le 1er juillet 1938, M. Jules Leroux fut nommé au poste de Tsunghwa, village mi chinois mi thibétain, situé au nord-est de Tatsienlou et à six jours de l'évêché. Retenu par des affaires épineuses à Tsunghwa, il ne put participer du 23 au 30 juillet 1939, à la retraite annuelle des missionnaires à Tatsienlou. En 1941, il fut réduit à fermer son école pour raison de troubles et par manque d'élèves.

    En 1945, M. Leroux fut chargé du district de Taofu, poste à 3.000 mètres d'altitude, au nord-ouest de Tatsienlou, et à cinq étapes de l'évêché; sa population uniquement thibétaine comptait environ deux cents chrétiens, vers 1950. En novembre 1950, alors qu'à Kangting les étrangers avaient été invités à remplir des questionnaires, et à présenter passeports et permis de séjour, M. Leroux pouvait encore circuler librement. Mais le 3 octobre 1951, expulsé de Chine, il arriva à Hong-Kong. Le 21 novembre 1951, l'Athos II le débarqua à Marseille.

    En septembre 1952, M. Jules Leroux fut nommé assistant-procureur à Marseille, en remplacement de M.Bonhomme autorisé à prendre sa retraite. Parfait \socius", d'un grand dévouement au service des confrères de passage, il travailla dans cette maison, jusqu'à sa fermeture le 13 juillet 1967. Pendant 15 ans, il assura la messe quotiidienne chez les Religieuses du Bon-Secours de Troyes, et aida, dans leur ministère, les Pères du Saint Sacrement. Il occupa ses temps libres à se cultiver surtout en histoire et en littérature; il laissait transparaitre son caractère jovial et son humour à travers des réparties spirituelles et des jeux de mots.

    Le 13 juillet 1967, il gagna la maison de Lauris; vers le début d'octobre 1967, il prit le poste de chapelain des Religieuses Bénédictines qui venaient de faire une fondation à Pey-sur-Durance, près de Jouques, non loin de Lauris. Pour raison de santé, le 11 février 1977, accompagné par un confrère de Lauris, il quitta le Monastère pour se rendre directement à Montbeton.

    Le 31 mars 1978, il fut frappé d'hémiplégie. Soigné immédiatement, il récupéra assez bien les mouvements du bras et de la jambe paralysés. Le 13 juillet 1978, au retour d'une promenade dans le parc, à quelques pas de la maison, il mourut subitement terrassé par une nouvelle attaque. Ses obsèques eurent lieu à Montbeton le 15 juillet 1978.


    Août 2000

    Notes Bio-bibliographiques :
    Chanoine E.ROLAND "L'épopée missionnaire du diocèse de Saint-Flour"
    Aurillac - Editions GERBERT 1948, p.335-337

    (3426) LEROUX Jules, François, Alexandre

    Notices biogaphiques. - AME 1931 p. 91, 138-40 ph. 1935 p. 232. 1938 p. 57. - CR p. 1931 p. 275. 1933 p. 72, 297. 1934 p. 62. 1951 p. 225. 1952 p. 292. 1967 p. 153. - BME 1925 p. 582. 1931 p. 465 ph ,595-7, 673, 746-8. 1932 p. 853. 1933 p. 54, 535, 774. 1934 p. 268, 340 ph ,785. 1935 p. 426, 587, 685 ph , 733, 800-48-53,1936 p. 195-7. 1937 p. 122-96, 352, 428, 510, 720-95. 1938 p. 40, 179, 254, 396-98, 466-8-10. 1939 p. 196. 1940 p. 801-2. 1941 p. 67 ph , 1942 p. 260. 1948 p. 168-9, 298-9, 300. 1949 p. 174, 564. 1950 p. 333. 1951 p. 51, 120, 707. 1952 p. 51, 60, 647. EC1 n° 89, 216, 320, 506-8-23, 710. - EC2 n° 71 p. 46. 88 p. 242. 94C2. 122C3. - MEM n° 78 p. 32.

    Mémorial LEROUX Jules, François, Alexandre page 2
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    • Numéro : 3426
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