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Camille Delphin LEPAROUX

LEPAROUX Camille (1867 - 1933) [1900] LEPAROUX Camille, Delphin, Étienne, est né le 27 mars 1867 à Ligugé, diocèse de Poitiers (Vienne). Il fit ses études primaires dans sa paroisse natale et ses études secondaires à Poitiers. Il entra au Grand Séminaire diocésain et fut ordonné diacre le 15 juin 1889. Il entra aux Missions Étrangères le 10 septembre 1889 et fut ordonné prêtre le 31 mai 1890. Il partit pour la mission du Yunnan le 29 octobre de la même année.
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    LEPAROUX Camille

    (1867 - 1933)

    [1900] LEPAROUX Camille, Delphin, Étienne, est né le 27 mars 1867 à Ligugé, diocèse de Poitiers (Vienne). Il fit ses études primaires dans sa paroisse natale et ses études secondaires à Poitiers. Il entra au Grand Séminaire diocésain et fut ordonné diacre le 15 juin 1889. Il entra aux Missions Étrangères le 10 septembre 1889 et fut ordonné prêtre le 31 mai 1890. Il partit pour la mission du Yunnan le 29 octobre de la même année.

    Il fit le voyage jusqu'à Hanoi, et de là jusqu'à Laokai, où il rencontra Mgr Fenouil, vicaire apostolique du Yunnan, venu à sa rencontre. Après un court séjour dans la résidence épiscopale, il fut nommé au poste difficile de Machang-klieou-in pin, qui avait été victime de la persécution. Pendant 22 ans, tant que sa santé le lui permit, jusqu'en 1913, il exerça dans cette région un ministère des plus fructueux. En 1914, une fièvre paratyphoïde mit ses jours en danger. Il guérit assez vite. Par son tact, sa condescendance, il réussit à réconcilier les coeurs des païens honnêtes. il s'efforça toujours de calmer les rancunes des chrétiens contre leurs persécuteurs. Il alla s'établir ensuite à Kieou-in pin, où il travailla à apaiser les esprits.

    Son district était très étendu. Il ne fallait pas moins de 8 jours pour le parcourir d'une extrémité à l'autre. Il passait peu de temps dans sa résidence, car il tenait à aller visiter ses chrétiens. Une fois il fut attaqué par les brigands, qui le dépouillèrent de tout, même de ses vêtements. Il fut sauvé par le sous-préfet, qui fut averti et envoya aussitôt habits et palanquin à 4 porteurs pour le ramener à bon port.

    En 1900, il reçut la nouvelle que les deux évêques et les missionnaires de Yunnanfu s'étaient réfugiés au Tonkin. Les Boxers avaient envahi le nord de la Chine, M. Leparoux et ses confrères firent leurs préparatifs et se dirigèrent vers le Laos, en ayant bien soin d'éviter les grandes routes. Ils finirent par arriver à Hongkong. L'année suivante, ils purent revenir dans leur mission.

    En 1906, il eut la consolation d'ouvrir à l'évangélisation la ville de Yun-pe, à 4 jours de Kieou-in pin. Il y construisit une belle résidence et des écoles et eut de nombreuses conversions.

    En avril 1911, il revint à Yunnanfu, mais sa santé décline. Bien qu'imparfaitement rétabli, il revint à Machang, où en pleine période de révolution et de persécution il s'efforce de soutenir et de protéger ses ouailles.

    En août 1913, il alla à Hongkong pour y subir une petite opération. Il revint dans sa mission en novembre, et fut obligé de se faire hospitaliser à Yunnanfu pendant une dizaine de jours. Puis, en raison de son état de santé, il alla demeurer à l'évêché. Là, il se rend utile en disant la messe à la petite communauté de Saint Paul. Il s'intéressa à leurs oeuvres et promit de les aider dans leurs projets d'apostolat. Survint la grande guerre en 1914. Pendant plus de 5 ans, il aida son évêque en remplissant la fonction de procureur de la mission, tout en continuant à s'occuper des Religieuses.

    En mai 1920, il alla de nouveau à Hongkong pour faire un stage à notre maison de Nazareth. Puis, à son retour en juillet 1921, il s'adonna à un ministère tout nouveau qu'il exercera jusqu'à la fin de sa vie : la voie ferrée de Haiphong à Yunnanfu est depuis 10 ans en pleine exploitation. Les agents de la Compagnie se plaignent d'être privés de tout secours religieux. Après accord entre le vicaire apostolique et les directeurs de la Compagnie, le Père Leparoux accepte le poste et s'installe à Amitchéou. Plus tard, il s'installera à Mong-tse, ville où se trouvent quelques familles européennes et quelques ménages chinois chrétiens. Il garda ce ministère de 1921 à 1931, mais après 10 ans, les familles européennes et les familles chinoises auront toutes disparues.

    Alors M. Leparoux décida d'aider les Religieuses à réaliser leur plan de développement. Il restait beaucoup à faire : c'est-à-dire à bâtir un dispensaire, l'hôpital, la crèche, l'église... Quand, fin octobre 1932 les bâtisses furent terminées, grâce aux fonds que le Père récolta par ses quêtes au Tonkin, il ne se doutait pas que, cinq mois plus tard, il allait occuper, lui, européen, une chambre dans cet hôpital qu'il venait de construire.

    En effet, il tomba malade et fut hospitalisé le 14 mars 1933 à Amitchéou. On diagnostiqua un cancer. Les docteurs suggérèrent un transfert à la clinique Saint Paul de Hanoi. On le transporta là-bas le 20 avril. Le 26 juillet 1933, il eut une syncope et il accepta de recevoir les derniers sacrements. Il rendit son âme à Dieu le 28 juillet 1933 dans le plus grand calme. Le lendemain eurent lieu les funérailles et il fut enterré dans le cimetière de la mission. Il consacra les 43 ans de sa vie missionnaire au salut des âmes en Chine. Il est entré maintenant dans la joie de son Maître.


    Références bio-bibliographiques

    AME 1891 p. 292. 1906 p. 189. 1911 p. 102. 1913 p. 206. 1933 p. 236. CR 1890 p. 219. 1891 p. 108. 1893 p. 129. 1894 p. 147. 1895 p. 153. 1905 p. 92. 93. 1906 p. 105. 1907 p. 136. 1909 p. 140. 1910 p. 111. 1912 p. 141. 1913 p. 139. 142. 1923 p. 75. 1924 p. 55. 1926 p. 67. 1932 p. 110. 1933 p. 84. 256. 362. 378. BME 1922 p. 172. 238. 315. 1923 p. 315. 442. 1929 p. 748. 749. photo p. 496. 1930 p. 48. 306. 372. 494. 1930 p. 445. 574. 1931 p. 290. 597. 674. 902. 1932 p. 290. 1933 p. 534. 617. 694. 1934 p. 143. 1936 p. 166. 241. 1948 p. 348. MC 1948 p. 10. 12. EC1 N° 272.

    • Numéro : 1900
    • Année : None