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Marie Antime Désiré LEFEVRE

[2413] LEFEVRE Marie, Anthime, Désiré Missionnaire Cochinchine Septentrionale - Hué - Administration Générale -------------------
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    [2413] LEFEVRE Marie, Anthime, Désiré

    Missionnaire

    Cochinchine Septentrionale - Hué - Administration Générale
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    [2413] Marie, Anthime, Désiré LEFEVRE naquit le 19 Septembre 1874, à St.Germain- la- Poterie, diocèse de Beauvais, département de l'Oise. Deuxième enfant d'une famille de quatre, il fit ses études primaires à l'école communale de son village.Celles-ci terminées, il se dirigea vers le Petit Séminaire Saint-Lucien à Beauvais, où il fut un élève très apprécié de ses maitres. A la fin de sa rhétorique, il demanda à aller aux missions. Sa mère étant morte depuis trois mois, son père s'opposa d'abord fortement à son départ, puis, grâce à d'amicales interventions accepta ce départ.

    Le 12 Septembre 1894, encore laïque, Marie-Anthime Lefèvre entra au Séminaire des Missions Etrangères, en compagnie de trois condisciples de la même région. L'autorité diocésaine de Beauvais leur fit quelques difficultés pour leur délivrer les lettres dimissoriales et testimoniales requises pour les ordinations, sous prétexte que \Beauvais manquait de prêtres". Finalement, l'Evêque de Beauvais donna toutes les autorisations nécessaires, vers le milieu de l'année 1897.

    Ainsi, le même jour, 26 Septembre 1897, Marie-Anthime reçut la tonsure et les quatre ordres mineurs. Sous-diacre le 05 Mars 1898, diacre le 28 Juin 1898, il fut ordonné prêtre le 24 Septembre 1898, et reçut sa destination pour le Vicariat Apostolique de la Cochinchine Septentrionale (Hué) qu'il rejoignit le 23 Novembre 1898, en compagnie de M.Léculier Jean-Pierre.

    Il arriva à Hué le 11 Janvier 1899. Durant les premières semaines, il visita les postes missionnaires aux environs de cette ville, et commença l'étude de la langue viêtnamienne; puis, Mgr. Caspar l'envoya "en brousse", à My-Dinh chez M.Rault Yves-Marie. A la fin de 1902, il devint curé de Nam-Phô non loin de Hué. En Septembre 1905, il fut nommé professeur au Petit Séminaire d'An-Ninh et en 1911, curé de Thanh-Huong.

    En Juillet 1914, profondément anémié, il partit se soigner au sanatorium de Béthanie à Hong-Kong. N'ayant pas obtenu les résultats espérés, le médecin demanda un retour en France. Après un voyage des plus mouvementés, et un long arrêt à Malte, M.Lefèvre arriva à Marseille, le 28 Septembre 1915, complètement épuisé. Au bout d'un certain temps, il se rétablit suffisamment pour pouvoir remplir les fonctions de vicaire dans la paroisse St.Etienne à Beauvais, en attendant la fin de la guerre.

    Se sentant guéri, il repartit pour Hué, le 22 Juin 1918. Mais à peine arrivé, il retomba malade, et dût revenir en France où il arriva, en piteux état, le 04 Octobre 1920. En 1921, suite aux décisions prises l'année précédente par l'Assemblée Générale tenue à Hong-Kong, le Séminaire proprement dit devint distinct de l'Administration de la Société, avec un corps professoral spécialisé, chargé de l'enseignement et de la formation des aspirants.

    M.Lefèvre dont la santé s'était améliorée, fut appelé par Mgr.de Guébriant à être l'un des cinq premiers directeurs que compta la section du séminaire à Paris.Il fut chargé d'enseigner le Droit Canon, et de gérer l'économat du Séminaire, fonction dont il s'acquitta avec dévouement. D'une grande ponctualité dans l'observation du règlement du séminaire Il excella dans sa charité envers les malades, aspirants ou missionnaires.Il eût à assurer la direction spirituelle de certains aspirants; il fut toujours très proche d'eux, aux temps des récréations et des promenades à Meudon,comme aux heures consacrées aux offices et à la prière.En 1936,il devint assistant du Supérieur de la section du séminaire à Paris.

    Toujours à la disposition des fidèles fréquentant la chapelle du Séminaire, il fut le directeur de conscience d'une jeune viêtnamienne étudiante à Paris appelée à devenir impératrice du Viêtnam, par son mariage avec S.M. Bao-Dai.

    En 1939, il fut envoyé à la résidence de Lille, où il remplaça M.Michotte, mais il y resta peu de temps.Il professa alors un cours de liturgie au petit séminaire de Beaupreau. En 1940, il fut rappelé à Paris pour travailler à l'Administration Générale de la Société. Il put reprendre son ministère à la chapelle. Mais, sa surdité s'accentuant, il fut dans l'impossibilité d'entendre les confessions; il continua cependant, malgré ses infirmités, d'assurer la messe des fidèles.

    De 1941 à 1943, il fit trois séjours à l'hôpital. Il reprit suffisamment de forces pour aller chez un cousin à St. Germain-la-Poterie, au temps des vacances. En Octobre 1943, il se rendit au sanatorium de Montbeton. où il arriva fatigué. Le O9 Novembre 1943, au réveil, M.Roucoules le trouva étendu sur son lit, sans connaissance, frappé par une congestion cérébrale. On lui donna les derniers sacrements.Il passa toute la journée dans le coma, et le 10 novembre 1943, un peu après minuit, il rendit son âme à Dieu.



    Références biographiques
    AME 1899 p. 40. 1922 p. 112. 1931 p. 92. CR 1898 p. 273. 1905 p. 187. 1912 p. 218. 1921 p. 137. 1925 p. 192. 195. 1929 p. 232. 1932 p. 369. 381. 1936 p. 230. 1940 p. 115. 1947 p. 39. 215. 216. 222. 237. BME 1922 p. 15. 239. 1922 photo p. 386. 1923 p. 310. 1924 p. 809. 1926 p. 250. 251. 1927 photo p. 521. 1932 p. 480. 1936 p. 687. 1939 p. 596. 881. 1953 p. 588. ECM 1943 p. 321. 380. EC1 N° 1. 11. 32. 33. 67. 71. 77. 78. 83. 96. 114. 339. 342. 404. 407. 409. 435.





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    • Numéro : 2413
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