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Marc Paul Jean LEFEBVRE

[3492] LEFEBVRE Marc naquit le 25 Juillet 1906 à Clary, village du Cambrésis (Nord), dans le diocèse de Cambrai. L'exode créé par la guerre de 1914-1918 le conduisit avec sa famille, successivement en Belgique puis à Saint-Maximin dans le Var, enfin à Montbrison dans la Loire où il fit ses études primaires. En 1918, il entrait au petit séminaire Victor de Laprade à Montbrison où il fit deux ans d'études.
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    [3492] LEFEBVRE Marc naquit le 25 Juillet 1906 à Clary, village du Cambrésis (Nord), dans le diocèse de Cambrai. L'exode créé par la guerre de 1914-1918 le conduisit avec sa famille, successivement en Belgique puis à Saint-Maximin dans le Var, enfin à Montbrison dans la Loire où il fit ses études primaires. En 1918, il entrait au petit séminaire Victor de Laprade à Montbrison où il fit deux ans d'études. Rentré en 1920 dans son pays natal ravagé par la guerre, il dut se rendre à Saint-Saulve près de Valenciennes pour y poursuivre ses études secondaires, puis à Solesmes dès l'ouverture de ce nouveau petit séminaire. Désireux d'entrer aux Missions Etrangères, il dut d'abord assurer un an de professorat au collège Notre-Dame de Valenciennes. Il entra au séminaire MEP de Bièvres le 12 septembre 1929.
    Ordonné prêtre le 2 juillet 1933, il reçut le soir même sa destination pour la Mission de Qui-Nhon (Centre Annam) où il arriva fin octobre 1933, peu de jours avant un typhon d'une extrême violence qui ravagea, le 1er novembre, toute la province de Binh-Dinh. Après un an d'étude de langue à Phuoc-Kiêu, petite chrétienté du Quang-Nam, il fut nommé vicaire dans l'important district de Go-Thi, avec résidence à Lac-Diên. C'était la première fois que dans la Mission de Qui-Nhon un jeune missionnaire étranger devenait vicaire d'un curé viêtnamien. Son évêque Mgr Tardieu savait qu'il pouvait compter sur les qualités du P. Lefebvre pour tenter avec succès une telle expérience. A Lac-Diêu, il construisit une nouvelle église, la précédente ayant été détruite par le terrible typhon de la Toussaint 1933. L'église à peine terminée, il fut nommé, en septembre 1936, professeur au petit séminaire de Lang-Song où, à part une brève absence de six semaines due à sa mobilisation en septembre-octobre 1939, il enseigna le français aux élèves de Septième, jusqu'en 1942. Il prit alors la succession du P. Sion, fondateur de la Congrégation des Petits Frères de Saint-Joseph, spécialisée dans la catéchèse et dans l'éducation des pauvres. Le P. Sion venait d'être nommé vicaire apostolique de Kontum. Le P. Lefebvre se mit courageusement à l'oeuvre à Kim-Châu, secondé par Frère Dominique, maître des novices, auquel il donna des responsabilités de plus en plus étendues dans le gouvernement de la jeune Congrégation.
    Brusquement arrêté le 28 avril 1945 par la gendarmerie japonaise, le P. Lefebvre fut mis en résidence surveillée à l'évêché de Qui-Nhon du 28 avril au 21 novembre 1945, en compagnie de Mgr Piquet et d'une dizaine de confrères MEP puis ils furent tous conduits à Huê dans un centre d'internement.
    Libéré par l'arrivée du Corps expéditionnaire français, le P. Lefebvre fut nommé à Tourane dont il devint le curé le 19 novembre 1948. En avril 1951, Mgr Piquet fit encore appel à lui pour le district de Phan-Rang tout au sud de la Mission de Qui-Nhon. Six ans plus tard, cette partie de la Mission allait être érigée en diocèse pour donner naissance à la Mission de Nhatrang. C'est dans cette province de Ninh-Thuân que le P. Lefebvre terminera ses quarante années de vie missionnaire. Conscient que les responsabilités dans l'Eglise au Viêtnam devaient désormais incomber au clergé de ce pays, il demanda au nouvel évêque de Nhatrang Mgr Nguyên van Thuân de le décharger de cette grosse paroisse de Phan-Rang au profit d'un de ses prêtres viêtnamiens. Il obtint enfin satisfaction et fut nommé à Tân-Hôi, petite chrétienté située à quelque cinq kilomètres au nord de Phan-Rang, en bordure de la route nationale N°1 le long de laquelle en mars et avril 1975 il verra défiler le pitoyable exode qui avait été jeté sur les routes du Viêt-Nam une population innombrable fuyant vers le Sud. C'est là que terré dans un trou individuel creusé près de son modeste presbytère, il assistera le 15 avril 1975 à la ruée des troupes communistes du Nord Viêt-Nam en direction de Saigon.
    Après quelques mois passés sous le nouveau régime, il reçut à son tour un ordre d'expulsion. Il fut un des derniers missionnaires à quitter définitivement le Viêt-Nam, le 1er janvier 1976. Il fut reçu dans son diocèse d'origine et fut incorporé à une équipe de prêtres dans une des paroisses de Cambrai pour continuer à rendre service jusqu'à la fin, en s'occupant de préférence des malades et des personnes âgées. C'est là que le Seigneur le rappela à Lui pendant son sommeil dans la nuit du 6 au 7 mars 1979.

    Notes bio-bibliographiques

    A.M.E.: 1933 p.200 , 237 photo.

    C.R. : 1933 p.255 ; 1939 p.133 ; 1940 p.85 ; 1948 p.89 ; 1949 p.95 ; 1953 p. 50 ; 1962 p. 63 ; 1965 p. 75 ; 1966 p. 87,88 ; 1967 p. 70,71 ; 1969 p. 68,69,70.

    B.M.E.: 1928 p.383 ; 1933 p.704,724,939,959 ; 1934 p. 279,803 ; 1935 p.748 ; 1936 p. 671 1939 p. 211, 576, 734, 802 ; 1941 p. 564 ; 1948 p. 103, 248 ; 1949 p. 117 ; 1950 p.571, 637 ; 1952 p. 631, 632, 691 ; 1953 p.42, 107, 296, 394, 487, 511 ; 1954 p. 85, 269 ; 1956 p. 269, 652, 780 ; 1957 p. 165 ; 1958 p. 280, 255 ; 1959 p. 75 ; 1960 p. 87, 88, 939

    Ep. : 1962 p. 597 ; 1966 p. 137

    R.M.E. : N° 127 p. 45 ; 118 p. 31

    Ec (1) : N° 151,270,275, 452, 462 , 538, 548, 633 , 715, 722.
    Ec (2) : 5 p. 141,142 ; 30 p. 115 ; 31 C2 ; 37C2 ; 39 p. 82 ; 85 p. 133 ; 86 p. 180 ; 87 p. 219 ; 89 p. 276 ; 90 p. 310 ; 94 C2, p. 82, 84 ; 129 C2 ,p. 149

    Notice nécrologique : Mémorial 1979 p. 20











    • Numéro : 3492
    • Année : None