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Pierre Marie LE TURDU

[500]. LE TURDU, Pierre-Marie, né le 6 août 1821 à Quintin (Côtes-du-Nord), fit une partie de ses études théologiques au grand séminaire de Versailles, entra diacre au Séminaire des M.-E. le 15 mai 1844, fut ordonné prêtre le 21 décembre de la même année, et partit le 10 mars 1845 pour la mission du Japon. Conduit en 1846 aux îles Riu-kiu (Lieou-kieou) par le navire français Sabine, commandant Guérin, il y rejoignit M. Forcade qui, nommé évêque, le laissa seul à Tomari jusqu'à l'arrivée de M. Adnet.
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    [500]. LE TURDU, Pierre-Marie, né le 6 août 1821 à Quintin (Côtes-du-Nord), fit une partie de ses études théologiques au grand séminaire de Versailles, entra diacre au Séminaire des M.-E. le 15 mai 1844, fut ordonné prêtre le 21 décembre de la même année, et partit le 10 mars 1845 pour la mission du Japon. Conduit en 1846 aux îles Riu-kiu (Lieou-kieou) par le navire français Sabine, commandant Guérin, il y rejoignit M. Forcade qui, nommé évêque, le laissa seul à Tomari jusqu'à l'arrivée de M. Adnet. Soumis à une séquestration sévère et continuelle, le missionnaire ne put faire aucune conversion, quoique, selon l'appréciation de Forcade, \ il fût gratifié à un degré peu commun du don de la conversion des âmes ". Quelques mois après la mort d'Adnet, arrivée le 1er juillet 1848, il regagna Hong-kong, et, en l'absence d'un nombre suffisant de missionnaires, travailla dans la ville et dans les villages des environs.
    En 1850, il s'agrégea définitivement à la mission du Kouang-tong et Kouang-si. Il fut envoyé dans le district de Kia-ing et s'installa à Tchou-hang. Il fit un long voyage d'administration dans cette région qu'aucun missionnaire n'avait évangélisée depuis longtemps. La liberté de la prédication chrétienne n'existant pas alors en Chine, il fut dénoncé pour avoir converti la fille et le petit-fils d'un mandarin. En octobre 1850, il fut arrêté à Kia-ing avec quelques chrétiens, et jeté en prison, pendant que les fidèles subissaient les supplices de la bastonnade et du chevalet. Emmené à Canton, et délivré sur la demande du ministre de France en Chine, Forth-Rouen, il repartit aussitôt pour son district.
    Il y rencontra alors des difficultés spéciales causées par la question du patronage du Portugal : l'évêque de Macao prétendait avoir la juridiction exclusive sur le Kouang-tong, et envoyait dans cette province des prêtres qui excitaient les catholiques à ne pas obéir aux missionnaires français. Encouragés par quelques mauvais chrétiens chinois, les mandarins se montrèrent de nouveau hostiles, et en 1856, Le Turdu fut arrêté une seconde fois, mais bientôt délivré.
    C'est dans ce district de Kia-ing, qu'il baptisa un païen nommé Tsi, qui porta la foi dans le district de Tchin-pin, en 1861. Il travailla également dans le district de Tchao-tcheou alors peuplé d'environ 2 000 catholiques.
    Il fut nommé pro-préfet en 1858. Il remplit à cette époque les fonctions d'aumônier sur un navire qui servait d'hôpital aux troupes anglaises, lors de l'expédition contre Canton. Il mourut à Canton, le 15 juillet 1861.
    Notes bio-bibliographiques. - A. P. F., xxi, 1849, Détails sur les Liou-kiou [Riu-kiu], p. 236 ; Ib., p. 250 ; xxiii, 1851, Son arrestation, p. 234 ; Ib., pp. 246, 253 ; xxvii, 1855, p. 245 ; xxviii, 1856, p. 484 ; xxx, 1858, pp. 249, 255, 461, 467 ; xxxiv, 1862, pp. 242, 244. - A. S.-E., v, 1853, p. 464 ; Ib., L'infanticide, p. 522. - Am. de la Rel., clxi, 1853, p. 416. - L'Exploration, ix, p. 520. - Bull. Géog. hist. et descrip., 1910, n° 3 [Tirage à part : Les Franç. aux îles Lieou-kieou, pp. 9 et suiv.].
    Souvenirs, iii, p. 164. - Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. - La Rel. de Jésus, i, pp. 124, 128 et suiv., 159 et suiv., 170 et suiv., 198 et suiv., 227, 257 ; ii, p. 367.


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    • Numéro : 500
    • Année : None