Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Joseph LE PAVEC

[286]. LE PAVEC, Joseph, naquit le 21 août 1758 à Arzon (Morbihan). Les registres d'ordination du diocèse de Vannes donnent le nom d'un Le Pavec Joseph, prêtre le 22 septembre 1787, mais qui appartenait à la paroisse de Theix ; ils portent également le nom d'un Le Pavec Jacques, originaire d'Arzon, prêtre le 1er avril 1786. Il fut vicaire à Noyal-Pontivy. Il entra au Séminaire des M.-E. le 23 juillet 1788, et partit le 4 décembre suivant pour le Tonkin occidental.
Add this
    [286]. LE PAVEC, Joseph, naquit le 21 août 1758 à Arzon (Morbihan). Les registres d'ordination du diocèse de Vannes donnent le nom d'un Le Pavec Joseph, prêtre le 22 septembre 1787, mais qui appartenait à la paroisse de Theix ; ils portent également le nom d'un Le Pavec Jacques, originaire d'Arzon, prêtre le 1er avril 1786. Il fut vicaire à Noyal-Pontivy. Il entra au Séminaire des M.-E. le 23 juillet 1788, et partit le 4 décembre suivant pour le Tonkin occidental.
    Il fut chargé des districts de la province de Son-tay ; en 1793, il faillit être arrêté par les partisans des Tay-son ; de même en 1795. Cette année-là, il assista à la réunion générale des missionnaires du Tonkin occidental, présidée par Mgr Longer, et dans laquelle furent rédigées, en forme de règlement, les coutumes de la mission.
    En 1796 ou 1797, il fit un voyage sur les frontières de Chine, et parmi les populations Muongs du nord du Tonkin. La persécution de 1799 l'obligea de s'enfuir dans les forêts ; il y célébra la fête de Pâques en 1800. La même année il fonda un petit collège dans la province de Son-tay. Pris par les païens en 1801, il fut insulté, lié, maltraité, mais délivré par les chrétiens qui payèrent une assez grosse somme d'argent pour sa rançon. Vers cette même époque, il paraît avoir de nouveau fait des voyages sur les frontières de Chine et au nord du Tonkin, car, dans une lettre du 18 avril 1801, il donne des détails sur le cours du Ho-ti-kiang (Fleuve Rouge). L'étude qu'il fit de cette région lui permit de renseigner les missionnaires qui la traversèrent pour pénétrer en Chine, comme M. Florens ou le P. Illuminato. En 1808, il est supérieur d'un séminaire qui compte 60 élèves. Il mourut à Ke-vinh, appelé aussi Vinh-tri (province de Nam-dinh), le 22 juin 1814. Il avait une réputation méritée de zèle et de sainteté parmi les missionnaires et les chrétiens, qui allaient jusqu'à lui attribuer des miracles.
    Notes bio-bibliographiques. - N. L. E., vii, p. 98 ; Ib., Conversions, p. 103 ; Ib., pp. 198, 248, 256, 271, 372 et suiv. ; Ib., Voyage chez les sauvages, p. 375 ; viii, pp. 54 et suiv., 76 et suiv., 241, 253, 259, 269, 271, 286, 288, 298, 310, 324, 348. - Nouv. des miss. or. 1793-1796, pp. 76, 92, 103, 110. - Nouv. des miss. or. 1794-1807, pp. 69, 121, 164, 174. - Estrat. del. lett., i, p. 182 ; ii, pp. 37, 80, 106. - Brev. Not. sul. sta., pp. 30, 35.
    Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. - Lett. à l'év. de Langres, pp. 342 et suiv. - The pers. of Annam, p. 90.


    • Numéro : 286
    • Année : None