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Jean Joseph LAZARD

[1401]. LAZARD, Jean-Joseph, né le 12 juillet 1847 à Châteauneuf-Calcernier, actuellement Châteauneuf-du-Pape (Vaucluse), entré tonsuré au Séminaire des M.-E. le 19 septembre 1868, retourné dans son diocèse le 5 mars 1870 pour cause de maladie, fut ordonné prêtre à Avignon le 21 décembre 1872. Nommé curé de la paroisse de Mérindol, il y resta cinq ans et ramena à Dieu presque tous les habitants, qui depuis longtemps avaient abandonné les pratiques chrétiennes.
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    [1401]. LAZARD, Jean-Joseph, né le 12 juillet 1847 à Châteauneuf-Calcernier, actuellement Châteauneuf-du-Pape (Vaucluse), entré tonsuré au Séminaire des M.-E. le 19 septembre 1868, retourné dans son diocèse le 5 mars 1870 pour cause de maladie, fut ordonné prêtre à Avignon le 21 décembre 1872. Nommé curé de la paroisse de Mérindol, il y resta cinq ans et ramena à Dieu presque tous les habitants, qui depuis longtemps avaient abandonné les pratiques chrétiennes.
    Il rentra au Séminaire des M.-E. le 29 août 1878, et partit le 16 avril 1879 pour la mission du Cambodge. Après avoir étudié la langue dans la paroisse de Rosey-keo à Phnom-penh, il reçut en 1880 la direction du district de Meat-krasa (Mot-kresar) ; il fonda les petites stations de Giong-thanh, de Kaméas qu'on appela improprement Veal-thom, de Baren, de Prek-pua, qui disparurent pendant la tourmente de 1885.
    Ayant à élever une chapelle, et devant se procurer les bois nécessaires pour cette construction, le missionnaire remonta le Mékong, et visita la région que plusieurs de ses prédécesseurs, Juguet, Faulet, Levavasseur, avaient évangélisée à la fin du XVIIIe siècle, mais où leur apostolat n'avait pas laissé de traces. Il trouva un certain nombre d'Annamites chrétiens dispersés sur les rives du Haut-Mékong et de ses affluents, demanda et obtint l'autorisation de s'occuper d'eux. Il se fixa à un endroit qu'il appela Thanh-mau, fit défricher des terrains, construisit un presbytère et un oratoire, délivra des Annamites maltraités par les Cambodgiens ; en 1890, il les fixa à Chlong ou Chhlong, et ils embrassèrent le christianisme. Il fonda les petites stations de Ba-vua, Prek-kahé, Thanh-gia. En 1893, un décret ayant rendu la liberté aux esclaves dans le Cambodge, il en installa 150 à Prek-kedol et les convertit. En 1897, il commença la chrétienté de Chruey-krabau, qui depuis lors s'est développée.
    Vers 1910, il quitta Thanh-mau et s'installa loin du fleuve, sur une montagne où il voulait établir une station cambodgienne. Il y usa ses dernières forces. Il mourut à Saïgon le 12 février 1913, et fut enterré dans le cimetière des missionnaires, au tombeau d'Adran.
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1881, p. 83 ; 1882, p. 77 ; 1883, p. 22 ; 1885, p. 101 ; 1886, p. 105 ; 1890, p. 145 ; 1891, p. 179 ; 1896, p. 237 ; 1897, p. 198 ; 1898, p. 184 ; 1903, p. 210. - A. P. F., liv, 1882, Voyage sur le Haut-Mékong, p. 165 ; Ib., Excursion dans le Cambodge, p. 292. - M. C., xvii, 1885, p. 293 ; xix, 1887, p. 304 ; xxvi, 1894, pp. 239, 250 ; xxx, 1898, p. 579 ; xxxix, 1907, p. 173 ; Ib., Etude sur les religions au Cambodge, pp. 400, 416, 428, 441, 454, 460, 473. - A. M.-E., 1913, pp. 254 et suiv.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1913, p. 373.


    • Numéro : 1401
    • Année : None