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Joseph Marie LAVEST

[1465]. LAVEST, Joseph-Marie, naquit le 24 mai 1852 au hameau de Lapeyrouses, commune de Courpière (Puy-de-Dôme). Il fit ses études au collège de Billom et au grand séminaire à Montferrand, où il reçut le sacerdoce le 30 novembre 1875 ; après quoi, désireux de se consacrer à l'apostolat lointain, mais voulant obéir à son évêque, L.-C. Féron, qui lui demandait de surseoir à l'exécution de son projet, il fut vicaire successivement à Arcousat et à Fournols. Entré au Séminaire des M.-E. le 23 octobre 1879, il fut envoyé au Kouang-si le 1er septembre 1880.
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    [1465]. LAVEST, Joseph-Marie, naquit le 24 mai 1852 au hameau de Lapeyrouses, commune de Courpière (Puy-de-Dôme). Il fit ses études au collège de Billom et au grand séminaire à Montferrand, où il reçut le sacerdoce le 30 novembre 1875 ; après quoi, désireux de se consacrer à l'apostolat lointain, mais voulant obéir à son évêque, L.-C. Féron, qui lui demandait de surseoir à l'exécution de son projet, il fut vicaire successivement à Arcousat et à Fournols.
    Entré au Séminaire des M.-E. le 23 octobre 1879, il fut envoyé au Kouang-si le 1er septembre 1880.
    En février 1881, il commença l'administration du poste de San-pan-kiao ; il y établit deux orphelinats, et installa, à trois lieues de Kouy hien, une école qu'il décora du nom de petit séminaire. En octobre 1883, son église et ses établissements furent pillés ; lui-même fut saisi à Cha-tong par des brigands qui le gardèrent pendant dix jours, et chaque jour le menacèrent de mort. Un soir, l'un des bandits vint se poster en face de son lit, armé d'un grand coutelas : \ Je fais ma prière, a écrit le missionnaire en racontant cet incident, je me recommande à mon ange gardien, je me couche et je m'endors profondément jusqu'au lendemain matin. " Enfin, il fut délivré.
    En 1885, les autorités chinoises, excitées contre les missionnaires français par la guerre du Tonkin, le forcèrent à quitter le Kouang-si. Il se réfugia à Hong-kong. Lorsque, la paix conclue, il revint dans sa mission, il se fixa à Yang-lin, et ne tarda guère à y être attaqué. Le 9 mai 1886, il fut brutalisé, blessé ; sa résidence fut pillée ; toutefois il s'y maintint résolument. En 1888, chargé du district de San-li, et en 1890 de celui de Ko-hao, il augmenta, malgré de nombreuses difficultés, le nombre des chrétiens. En outre, il créa deux petits internats et ouvrit d'autres écoles dans le district.
    En 1895, il eut à traiter avec les autorités chinoises la question des terrains que la mission avait possédés dans cette région, et qui avaient été confisqués en 1872 et en 1887, il le fit avec succès ; il réussit également à régler d'autres affaires, notamment celle du meurtre de F. Mazel. La lutte qu'il soutint, pour délivrer de corvées tyranniques (fou-ma) les opprimés de son district, le rendit populaire.
    Le 26 avril 1900, il fut nommé évêque de Sophène et préfet apostolique du Kouang-si. Après son sacre qui eut lieu à Hanoï le 24 août suivant, il s'établit à Nan-ning et commença la visite des districts, tandis que se construisait son séminaire. Revenu dans sa résidence, il fit élever l'église du Sacré-Cœur bénite le 24 juin 1906, et installa une léproserie. Il tint aussi à faire édifier par les prêtres plusieurs oratoires et presbytères, qu'il jugeait utiles pour le bon fonctionnement de la mission. La maladie le conduisit à Hong-kong, puis en France, où il employa ses dernières forces à obtenir, par de très fréquentes prédications, des ressources pour ses œuvres. Dès qu'il fut un peu rétabli, il regagna sa mission où il arriva à la fin de mai 1908. Bientôt il retomba malade, et se trouva contraint de retourner à Hong-kong ; il mourut au sanatorium de Béthanie le 23 août 1910. Il avait fait une fondation portant que, chaque année, les missionnaires et les prêtres indigènes du Kouang-si célébreraient une messe pour le repos de son âme.
    Sa tâche avait été rude et sa vie dure ; il avait vaillamment marché de l'avant, quelquefois un peu vite, mais en homme véritablement apostolique ; ni sa bonté, ni sa douceur ne l'empêchèrent de se montrer ferme et persévérant dans ses entreprises. Sa simplicité de bon aloi lui attirait la confiance et l'affection. Le gouvernement chinois l'avait décoré du globule rouge du second degré.
    Armes. - Tranché : de gueules au phare de... sur une mer d'argent (azur sur un des sceaux) et d'azur à un Sacré-Cœur d'argent (gueules sur un des sceaux) enflammé de gueules ; à la bande d'or sur la partition.
    Devise. - Fac et spera.
    Bibliographie. - La mission du Kouang-si. - Imprimerie Lafolye, Vannes, 1907, in-8, pp. 12.
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1881, p. 56 ; 1882, p. 53 ; 1884, p. 80 ; 1886, p. 81 ; 1887, p. 123 ; 1888, p. 113 ; 1890, p. 99 ; 1891, p. 134 ; 1892, p. 151 ; 1893, p. 159 ; 1894, pp. 170, 175 ; 1895, p. 182 ; 1896, p. 156 ; 1897, p. 127 ; 1898, p. 137 ; 1899, p. 167 ; 1900, p. 131 ; 1901, p. 130 ; 1902, p. 144 ; 1903, p. 131 ; 1904, p. 145 ; 1905, p. 119 ; 1906, p. 129 ; 1907, p. 156 ; 1908, p. 126 ; 1909, p. 137 ; 1910, pp. 138, 292 ; 1911, pp. 117, 124.
    A. P. F., lxxvi, 1904, pp. 150, 238 ; lxxxii, 1910, p. 427. - M. C., xiii, 1881, p. 293 ; xv, 1883, p. 280 ; xvi, 1884, La persécution à San-pan-kiao, pp. 14, 61, 279 ; xviii, 1886, p. 399 ; xxxii, 1900, pp. 183, 195 ; xxxiii, 1901, pp. 313, 338 ; xxxiv, 1902, p. 52 ; Ib., Brigandage, p. 422 ; xxxv, 1903, p. 421 ; xxxvi, 1904, pp. 17, 49, 409 ; xxxvii, 1905, p. 352 ; xxxviii, 1906, p. 27 ; Ib., Une léproserie imposée par la Providence, p. 421 ; xxxix, 1907, Coup d'œil sur la mission du Kouang-si, p. 229 ; Ib., p. 581 ; xl, 1908, pp. 109, 217 ; xlii, 1910, pp. 27, 432. - A. M.-E., 1900, Son sacre, p. 296 ; 1901, Les indigènes, p. 57 ; Ib., p. 162 ; 1906, p. 193 ; 1907, La mission du Kouang-si, p. 326. - P. M. M., 1905, p. 143 ; 1906-07, p. 11 ; 1910-11, p. 181. - Miss. Quinhon. Mém., 1905, p. 98 ; 1912, p. 57.
    Sem. rel. Clermont, 1880, p. 250 ; 1881, pp. 127, 465, 945 ; 1900, pp. 324, 639 ; 1901, Choix de sa résidence à Nan-ning, p. 110 ; Ib., Appel en faveur de ses œuvres, p. 550 ; Ib., p. 711 ; Ib., p. 826 ; 1903, pp. 367, 1009 ; 1904, Réception du globule rouge de 2e degré, p. 71 ; Ib., Séjour à Chang-se, p. 593 ; Ib., p. 663 ; 1906, Fondation d'une léproserie, p. 411 ; 1907, p. 377 ; 1908, Conférences, pp. 54, 220 ; 1908, p. 256 ; 1910, Notice, p. 662. - Comp.-rend. anc. él. Billom-Courpière, 1900, p. 29 ; 1903, p. 35 ; 1911, p. 23. - Sem. rel. Angers, 1907, p. 1506. - Sem. rel. Séez, 1910, p. 746. - Voix de N.-D. Chartres, xlvii, 1903, pp. 59, 269 supplém. ; xlix, 1905, p. 275. - Bull. Soc. Géog. [Lyon], xxi, 1906, p. 185.
    Hist. des relat. de Chine, Tab. alph. - Hist. miss. Kouang-si, Tab. alph. - Les miss. cath. franç., iii, pp. 285 et suiv. - La miss. lyon., pp. 317 et suiv. - Arm. des Prél. franç., p. 262.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1910, p. 313.
    Portrait. - A. P. F., lxxxii, 1910, p. 217. - M. C., xxxvi, 1904, p. 410. - La miss. lyon., p. 317.


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    • Numéro : 1465
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