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Joseph Pierre LAURENT

[ 1304 ] LAURENT Joseph-Pierre-Marie Missionnaire Cochinchine Orientale ---------------- [1304] Joseph, Pierre, Marie LAURENT naquit le 09 Mai 1852 à COUZON-au-MONT-D'OR, diocèse de Lyon, département du Rhône. Son frère Auguste devint prêtre du diocèse de Lyon et mourut en 1916. Joseph fit ses études secondaires au Petit Séminaire St.Jean, et se dirigea ensuite vers le Grand Séminaire de Lyon où il reçut le diaconat le 19 Décembre 1874.
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    [ 1304 ] LAURENT Joseph-Pierre-Marie

    Missionnaire

    Cochinchine Orientale
    ----------------
    [1304] Joseph, Pierre, Marie LAURENT naquit le 09 Mai 1852 à COUZON-au-MONT-D'OR, diocèse de Lyon, département du Rhône. Son frère Auguste devint prêtre du diocèse de Lyon et mourut en 1916. Joseph fit ses études secondaires au Petit Séminaire St.Jean, et se dirigea ensuite vers le Grand Séminaire de Lyon où il reçut le diaconat le 19 Décembre 1874.

    Le 30 Septembre 1875, il entra diacre au Séminaire des Missions Etrangères, fut ordonné prêtre le 23 Septembre 1876, reçut sa destination pour le Vicariat Apostolique de Cochinchine Orientale (Quinhon) qu'il partit rejoindre le 30 Novembre suivant.

    Arrivé à QUINHON, le 30 Janvier 1877, Mgr. CHARBONNIER le plaça dans les environs du Séminaire de LANG-SONG, pour étudier la langue viêtnamienne, puis l'envoya à XAN-NAM, à dix kms plus loin, pour se perfectionner en langue, et s'exercer au ministère, sous la direction de M.BOSSARD, curé de GOTHI.

    En 1879, Il fut nommé professeur au Petit Séminaire de LANG-SONG et y resta jusqu'aux massacres de 1885. Réfugié, ainsi que Mgr. VAN CAMELBEKE, quelques confrères et plusieurs milliers de chrétiens sur la pointe sablonneuse de QUINHON, il s'occupa principalement des européens de la garnison française.

    Vers Noël 1887, il arriva à TOURANE où Il succéda, à titre d'aumônier militaire, à M. BARTHELEMY, de la mission de HUE. Ses premières années , dans ce poste furent pénibles, car tout y était provisoire, et les ressources manquaient. Autour du modeste pied-à-terre de son prédécesseur, et de la paillote qui lui servait d'église, il acheta quelques hectares de sable ou de mares à combler et y fixa l'embryon de sa chrétienté viêtnamienne. A la périphérie de TOURANE, non loin de la gare principale actuelle, il bâtit aussi une petite chapelle dédiée \à St. François, le pauvre" !.Il éleva une petite chapelle mortuaire sur l'îlot de l'observation, à proximité du vieux cimetière franco-espagnol de 1859.

    Il eût le souci de grouper ses chrétiens -deux cents environ- à proximité de l'église centrale.pour développer la vie paroissiale. mais suite à une décision administrative interdisant les paillotes dans le centre urbain de TOURANE, certains d'entre eux s'installèrent sur des terrains plus éloignés.

    Son presbytère était ouvert à tous, et chacun y trouvait un accueil charitable et bienveillant. En 1893, en arrière de son église, il construisit un bâtiment servant de crèche, de dispensaire, d'orphelinat, confié aux soins de trois religieuses viêtnamiennes du couvent de TRA-KIEU.

    M. LAURENT avait chez lui une petite pharmacie, et le matin il recevait ses malades auxquels il donnait gratuitement des médicaments ; le soir,il visitait l'hôpital militaire, qui, en 1892, grâce à une souscription, et au concours de M. le Médecin-Chef, le Dr. HENRY.avait été doté d'une chapelle convenable ; Il y assurait la messe plusieurs fois en semaine, et binait le dimanche.

    En Juillet 1904, M.LAURENT fut nommé à NHATRANG. Il y trouva des chrétiens dix fois plus nombreux et presque tous de vieille souche, et des chrétientés organisées ayant toutes leur église solidement construite..Il s'installa à BINH-CANG, à proximité du couvent des Soeurs viêtnamiennes. Aidé d'un vicaire,il visita fréquemment ses diverses paroisses et annexes.

    En Octobre 1905, après avoir consulté le docteur de NHATRANG, il dût prendre cinq mois de repos au sanatorium de Béthanie à HONG-KONG.

    Deux ans après son retour de HONG-KONG, il fut déchargé d'une partie de son district ; Séjourant plus régulièrement au centre, le couvent des soeurs profita largement de sa présence tant au temporel qu'au spirituel. En 1912, un typhon détruisit l'église de BINH-CANG, et endommagea celles des autres chrétientés. Les habitations des chrétiens furent aussi touchées. Il sollicita la charité des chrétiens, de ceux de Saigon principalement, et dans trois ou quatre ans, tout était réparé.

    Doué d'une puissante énergie, d'un zèle débordant, avec des idées bien arrêtées en matière d'apostolat, M. LAURENT ne ménageait pas ses conseils. Il pratiquait la vertu de pauvreté, au grand désespoir de ses religieuses qui lui reprochaient de porter soutanes et habits par trop défraichis. Dans un petit compartiment des dépendances du presbytère, à BINH-CANG, il entretenait un nécessiteux malade abandonné de tous. Sous une apparence austère et sévère, toute douleur excitait sa compassion, et son dévouement. Il gardait une profonde affection pour sa famille, sans penser à un retour possible au pays natal.

    En 1917, ses forces déclinèrent rapidement. En Janvier 1918, après une semaine de repos à PHAN-RANG, il prit la décision de se rendre à SAIGON. Le Docteur eût l'espoir de prolonger son existence, mais en réalité le mal s'aggravait chaque jour. M. ARTIF, procureur à SAIGON, raconte :

    ".... Notre confrère ne convint jamais du danger qui le menaçait, il recevait la sainte communion à peu près chaque jour, et il consentit à recevoir l'exrême-onction, persuadé qu'on se trompait sur son état. L'illusion persista les derniers jours, alors qu'il n'avait plus aucune force. Jeudi 28 Février,le dénouement se produisit comme il était prévu, rapide et sans agonie. A cinq heures de l'après-midi, sans une plainte, sans une parole, le malade se tourna légèrement sur son lit....et ce fut le dernier soupir. Hier, vendredi, à quatre heures et demie du soir, les confrères voisins étaient réunis à la chapelle du séminaire que remplissaient les élèves. Après l'Office et l'Absoute donnée par M. SOULLARD, le corps du défunt fut transporté au cimetière d'ADRAN.."

    M.ARTIF conclut cette lettre en faisant remarquer que c'est un missionnaire de Cochinchine Orientale qui occupe jusqu'à cette date (1918), la première tombe de chacune des rangées du cimetière des missionnaires à SAIGON

    ." Semblable à tous nos morts,son humble monument commencera, dans le cimetière, la cinquième rangée de l'ouest à l'est. La fosse était creusée depuis longtemps ; selon la tradition, elle attendait son hôte venu de Cochinchine Orientale. L'hôte est venu comme étaient venus MM. HERRENGT, en 1863,CHAMBOST, en 1886,FOURMOND, en 1901, BRUYERE, en 1912."
    LAURENT

    Joseph

    (1852 - 1918)

    [1304]

    Références biographiques
    CR décembre 1876 p. 46. 1886 p. 199. 1890 p. 128. 1891 p. 158. 1892 p. 181. 1894 p. 211. 1895 p. 216. 1896 p. 202. 203. 1897 p. 165. 1898 p. 167. 1899 p. 189. 1900 p. 157. 405. 1901 p. 158. 1903 p. 177. 1905 p. 160. 1907 p. 410. 1910 p. 179. 1914 p. 89. 1918 p. 77. 78. 80. 198. 1919 p. 144. 168.

    Février 1994







    Mémorial LAURENT Joseph,Pierre,Marie, page

    Mémorial LAURENT Joseph,Pierre,Marie, page


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    • Numéro : 1304
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