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Antoine LÉARD

LEARD (Père Antoine) 1853-1920 Missionnaire du Thibet Antoine Léard, né le 24 juillet 1853 à Jarrier (Savoie), diocèse de Saint Jean de Maurienne , entra au Petit séminaire de son diocèse, à l'issue de ses études primaires. Après avoir hésité, il entra au Grand séminaire pour y faire sa philosophie. Il passa avec succès l'examen d'entrée à ce cours présidé par l'évêque du diocèse. Il entra aux Missions Etrangères le 24 février 1877, fut ordonné prêtre le 20 septembre 1879 et partit le 29 octobre de la même année pour le Thibet.
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    LEARD (Père Antoine) 1853-1920
    Missionnaire du Thibet


    Antoine Léard, né le 24 juillet 1853 à Jarrier (Savoie), diocèse de Saint Jean de Maurienne , entra au Petit séminaire de son diocèse, à l'issue de ses études primaires. Après avoir hésité, il entra au Grand séminaire pour y faire sa philosophie. Il passa avec succès l'examen d'entrée à ce cours présidé par l'évêque du diocèse. Il entra aux Missions Etrangères le 24 février 1877, fut ordonné prêtre le 20 septembre 1879 et partit le 29 octobre de la même année pour le Thibet.

    Après quelques jours à Tatsienlu, il partit pour le poste de Liaoweisi, à l'extrémité de la Mission. Il fallait avoir la foi pour visiter les quelques chrétiens du villa de Into, situé sur la rive droite du Mékong, très large, où la seule communication possible entre les deux rives, est un simple câble horizontal de bambou et sous lequel, à l'aide d'une poulie, il faut se glisser à la force des bras.

    Il travailla quelques années à développer ce nouveau poste ; survint la persécution de 1887 où toutes les stations limitrophes du territoire de Lhassa furent détruites. Dans ce contexte difficile, Mgr Biet nomma le Père Léard co-adjuteur de M. Goutelle.

    En 1895, ils reviennent ensemble à Weisi. Les montagnes de Lytipin sont couvertes de neige, les porteurs éprouvent d'énormes difficultés avec le palanquin de M. Goutelle qui arriva très fatigué à Weisi et mourut peu après.

    Le Père Léard est alors appelé à Yerkalo où pendant quatre ans, il subit les tracasseries et les menaces des Thibétains. En 1899, échappant aux brigands, trouvant asile dans une famille chrétienne, il s'échappe vers Tatsienlu. Le calme revenu, il reprit son poste auquel s'ajouta l'administration du poste de Mosymien. Pendant plusieurs mois, à cheval, il visitera tous ses chrétiens.

    En 1906, chargé du Séminaire et de la Procure à Tatsienlu, ce ne fut qu'une étape, car il prit en main le district de Mosymien. De nouveau traqué par les brigands, il trouva un refuge temporaire à Tongolo et continua à administrer Mosymien jusqu'en 1917.

    Son asthme s'aggrava et sa surdité lui interdisit tout ministère. Il prit sa retraite à Lentsé ; au début de février 1920, voulant tailler une treille, cela le fatigua, il fut pris d'un refroidissement qui déclencha une crise d'asthme qui l'emporta. Il s'éteignit le 8 février 1920 après avoir oeuvré quarante ans pour l'Eglise, les Chinois, les Thibétains.

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    An.ME.01P119.182/02P162.169.170/19-20P432+/39P201

    C.R.79P75/12.84P60.61/85P53.54/87P87/89P85/90P179/91P101/92P107/93P123.124/94P134/95P381.386.387
    96P121/98P101/99P126/01P102.103/02P117/04P113/07P130/08P100.101/09P105/11P89/12P113.120/15P66/20P25.142.154

    B.ME.30P325.332.711/33P259.411/34P616.620



    • Numéro : 1426
    • Année : None