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Jean JORET

[88]. JORET ou JORRET, Jean, né le 11 avril 1656 dans la paroisse Saint-Pierre-des-Ménestraux à Moulins (Allier), fit sa philosophie et sa théologie à Paris. Il fut admis au Séminaire des M.-E., d'où il partit le 6 avril 1682 pour le Siam. D'abord professeur au Collège général à Mahapram, il y enseigna la théologie, et prépara plusieurs élèves pour la soutenance d'une thèse publique devant l'ambassadeur de France, de Chaumont, le personnel de l'ambassade, et tous les missionnaires de Juthia, français et portugais.
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    [88]. JORET ou JORRET, Jean, né le 11 avril 1656 dans la paroisse Saint-Pierre-des-Ménestraux à Moulins (Allier), fit sa philosophie et sa théologie à Paris. Il fut admis au Séminaire des M.-E., d’où il partit le 6 avril 1682 pour le Siam. D’abord professeur au Collège général à Mahapram, il y enseigna la théologie, et prépara plusieurs élèves pour la soutenance d’une thèse publique devant l’ambassadeur de France, de Chaumont, le personnel de l’ambassade, et tous les missionnaires de Juthia, français et portugais. Parmi les séminaristes qui prirent part à cette joûte intellectuelle était Antonio Pinto, qui vint en France en 1686, et soutint avec succès une thèse en Sorbonne.

    En 1689, Joret fut envoyé au Pégou avec un autre missionnaire, Genoud. Il était en 1690 à Syriam, d’où, le 31 janvier, il écrivait à Mgr Laneau une lettre intéressante et instructive sur l’état du catholicisme dans la région. Un bonze excita contre lui et contre son compagnon la défiance du roi de Birmanie, qui les fit prendre et conduire à Ava. La dernière lettre de Joret, datée du 12 février 1693, annonce cette arrestation. Cette lettre ne fut remise au Séminaire des M.-E. que sept ou huit ans plus tard par un inconnu. Les deux missionnaires furent, dit-on, pendant une nuit, exposés nus aux piqûres des moustiques, ensuite enfermés dans un sac et jetés au fleuve, non loin d’Ava, en février ou mars 1693. Quel que soit le genre de leur supplice, sur lequel on ne s’accorde pas, il est certain qu’ils moururent de mort violente en haine de la foi chrétienne­ ; ils sont les premiers sur la liste des martyrs dont s’honore la Société des M.-E.

    Notes bio-bibliographiques.

    — Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. — Hist. gén. miss. cath., ii, 2e part., p. 412. — Lett. à l’év. de Langres, p. 281. — Miss. et préd. du Bourbonnais, Notice, p. 9. — La Salle des Mart. [édit. 1865], Tab. alph.

     

    • Numéro : 88
    • Pays : Thailande
    • Année : 1682